COMMENT J’EN AI PARLÉ À MES PROCHES

“Donc tu arrêtes d’acheter ?”, “Tu vas installer des poules sur ton balcon ?”, “Mais tu fais comment pour aller aux toilettes maintenant ?”, “Et tu vas encore te laver ou pas ?”, “Ca veut dire que tu vas arrêter de prendre l’avion ?”, “Tu sais, la vache est déjà tuée donc autant la manger”… Voici un bref échantillon de certaines remarques que j’ai pu entendre de la part de mes proches depuis que je me suis lancée dans ma démarche 0 déchet !

Bien que je sois très motivée et alignée avec ma paroles et mes actes, ces commentaires me font toujours quelque chose et me “grattent” un peu. Se lancer dans une démarche 0 déchet, vous le savez peut-être, n’est pas une chose évidente au départ. Cela demande de prendre de recul, d’analyser de près la façon dont on consomme et cela peut nous mettre en face de certains de nos paradoxes, de choses pas belles à voir !

Pour ma part, cette remise en question m’a fait comprendre qu’il m’arrivait de faire des achats impulsifs/compulsifs quand je n’étais pas bien et que j’avais envie de combler une sorte de vide. Cela m’a également permis de repenser certains achats qui n’étaient vraiment pas nécessaire et surtout, qui me faisaient dépenser de l’argent inutilement : les thés et café “on the go” que je prenais à emporter quand je sortais de chez moi (5€ à chaque fois, un déchet en plus à gérer), la bouteille d’eau achetée à la gare/à l’aéroport/à midi, ma belle et grande collection de rouges à lèvres/vernis à ongles/ombres à paupières,…

En décidant de réduire mes déchets, refuser certains achats, réutiliser des produits que j’avais déjà, composter sur mon balcon,… j’ai donc modifié des habitudes ancrées dans mon quotidien. Et je peux vous dire que mon entourage a remarqué le changement ! Je ne vais pas vous mentir, cela me demande de la pédagogie et de la répétition, encore aujourd’hui, d’expliquer ma démarche à mes proches qui me posent souvent des questions. Cela peut s’avérer encore un poil plus compliqué si vous vivez chez vos parents, avec des colloc, avec un partenaire qui ne vous comprennent pas/ne vous soutiennent pas. Mais pas de panique ! Tout est sous contrôle ! Je vous partage les quelques conseils qui m’aident vraiment à avancer dans cette démarche tout en le partageant aux personnes qui m’entourent.

 

MA LIBERTÉ DE PENSER

Je revendique sans cesse ma liberté ; ma liberté de penser, de faire les choix que j’ai envie de faire. Et bien je respecte le fait que ce soit la même chose pour les autres.

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Même si, je l’avoue, j’ai parfois du mal à comprendre que certaines personnes ne fassent pas leur part pour réduire leur impact sur l’environnement, pour améliorer leur santé, je ne peux pas les obliger à changer de mode de vie. En revanche, je peux leur expliquer mon point de vue (comme eux le leur) et le faire avec pédagogie. J’ai surtout remarqué que prendre mon temps, être patiente (ce qui n’est vraiment pas ma qualité principale), répéter les choses avaient un réel impact sur l’intégration des messages.

Un exemple très concret : lorsque j’ai commencé à manger local et bio, arrêter la viande et à la substituer par des graines, noix et légumineuses, je vivais encore chez mes parents. Mes changements alimentaires ont éveillé leur curiosité et ils exprimaient très régulièrement leur crainte que je développe des carences, que mon régime alimentaire soit totalement déséquilibré… Avec le temps, en leur expliquant les propriétés des “nouveaux” aliments que je privilégiais, en leur montrant par l’exemple que cette nouvelle approche pouvait marcher, je leur ai montré que cette façon de vivre était plutôt saine et qu’elle me convenait, à moi. D’ailleurs, ils portent désormais beaucoup plus d’attention à la provenance des produits qu’ils achètent, à leur contenance (ma mère utilise même l’application Yuka pour scanner ces aliments et Inci Beauty pour analyser la composition des cosmétiques).

La pédagogie utilisée pour des programmes de formation, pour des changements de comportements, c’est comme l’arrosage automatique de votre pelouse : votre gazon sera plus beau, plus vert, mieux “nourri” si vous l’arrosez à 3 reprises pendant 20 minutes plutôt qu’1 heure d’affilée. Il aura eu le temps d’absorber l’eau qu vous lui avez donnée. Pour expliquer à vos proches votre nouveau mode de vie, c’est un peu la même chose !

ce8629d1e531b054739e46d312ea5b14Par ailleurs, j’ai également compris que mon entourage ne mettrait peut-être pas autant d’enthousiasme, d’énergie, de passion à faire les mêmes choses que moi. Et c’est tout à fait OK! C’est OK que l’une de mes amies décide de débuter sa démarche par davantage recycler pour ensuite porter attention sur le fait de réduire ses déchets. C’est OK aussi pour mon cousin d’être très attentif sur l’origine et la composition de sa crème de jour (oui, les #HommesModernes portent de la crème) plutôt que sur l’origine de sa nourriture.

Je vous l’avais déjà partagé dans un article précédent : les portes d’entrée pour le 0 déchet et le mieux consommer sont multiples et propres à chacun. Pour certains, cela débutera par la santé de leurs enfants en bannissant les produits chimiques, pour d’autres ce sera leur santé avant tout en adoptant une alimentation plus saine et sans pesticides, et pour d’autres encore cela sera plutôt un enjeu financier que d’acheter des produits de seconde main, moins chers.

 

SI VOUS N’HABITEZ PAS TOUT SEUL

J’y faisais référence en début d’article : il peut parfois être plus compliqué d’entreprendre une démarche 0 déchet lorsqu’on habite avec des personnes qui ne partagent pas notre intérêt sur la question ! Dans votre volonté de mieux faire accepter votre nouveau “lifestyle” à votre entourage, les 3 étapes suivantes peuvent vous être utiles !

1ère étape

Concentrez-vous sur votre espace, “montrez l’exemple” ! Faire de l’ordre dans votre chambre, dans vos affaires qui se trouvent dans les pièces communes est une étape de lancement. En faisant ce “ménage”, vous vous rendrez compte qu’il y a des choses dont vous n’avez plus besoin (à donner à Emmaüs par exemple) et d’autres choses que vous ne souhaitez plus acheter (des cotons, des serviettes en papier,…). C’est de cette manière que vous modifierez également vos habitudes d’achat et que vous ne ferez rentrer chez vous que des objets qui vous sont utiles et que vous utilisez. Je peux vous dire que c’est déjà à partir de cette étape que vos colocataires de logement commenceront à vous poser des questions ! 🙂

2ème étape

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Nous arrivons donc naturellement à la deuxième étape : expliquez pourquoi vous entreprenez cette démarche, quelles bénéfices vous y voyez (en termes de temps, d’économies ou de réduction d’impact sur la planète). Vous pouvez également montrer vos inspirations, conseiller des lectures, des vidéos, des reportages qui vous ont inspirés. Peut-être que vos parents, votre amoureux/se, vos colloc’ ne seront pas très chauds de vous suivre dans votre élan 0 déchet. Ce n’est pas grave. L’objectif étant avant tout de faire passer votre message, votre enthousiasme et énergie ! Par exemple, je me rappelle avoir expliquer l’intérêt économique et environnemental de choisir des emballages en verre à mes précédents colloc’, d’avoir conseiller encore récemment à mes parents de visionner l’épisode de Cash Investigation sur le plastique* (que je vous conseille si vous ne l’avez pas encore regardé). Et bien entendu, une explication que beaucoup de personnes me demandent, je me rappelle expliquer régulièrement les raisons qui m’ont inspirée à devenir végétarienne et les bienfaits que cela apporte sur ma santé !

3ème étape

Après avoir montré l’exemple, expliqué l’intérêt de votre démarche, peut-être que vous aurez motivé votre entourage à vous rejoindre, à leur échelle, dans votre démarche 0 déchet. Et c’est trop bien ! Je suggère ici d’organiser avec eux des défis ! Il existe plein de possibilités ! Vous motiver avec vos colloc’ pour ne plus jeter à la poubelle des emballages recyclables, aller faire des courses dans une épicerie en vrac avec vos parents, laisser un carton près de votre porte d’entrée et motiver votre amoureux/se à y déposer les objets/vêtements dont il/elle ne se sert pas pour donner la boîte à Emmaüs par exemple…

 

LA POSTURE IDÉALE À ADOPTER !

Dernier conseil que je souhaite partager avec vous : les 3 commandements de la posture à adopter lorsqu’on parle à quelqu’un de sa démarche 0 waste !

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  • Déja en premier lieu, ne pas se brusquer et amener les choses avec douceur et bienveillance. Je me mets à la place de la personne que j’ai en face de moi : il n’y a rien qui m’énerve plus que d’avoir quelqu’un qui utilise un discours moralisateur. D’ailleurs, ce type de discours me fait généralement l’effet inverse qui me pousse à être en totale opposition avec la personne en face ! Donc je fais la même chose de l’autre côté : pas de culpabilisation, pas de moral. J’explique simplement mon point de vue!
  • … Ce qui veut également dire que je n’essaye pas de convaincre à tout prix. Ce “commandement” est particulièrement difficile pour moi. Je porte tellement de passion pour le sujet du 0 waste, j’y vois un tel intérêt et enjeu, que j’aimerais convaincre les gens de modifier certains de leurs comportements. Ce n’est juste pas réalisable. Du coup, je prends une grande inspiration…. et j’essaye de m’arrêter avant de “m’emporter”. Je me répète dans ma tête : “les gens ont le droit de ne pas être d’accord avec moi” (même si c’est vrai, je préfère quand ils le sont ! 😉 )
  • Enfin, il est important à mon sens de garder à l’esprit que le mode de vie 0 déchet/0 waste est un mode de vie alternatif. Que des personnes peuvent se sentir sur le défensive, jugées. Que cela peut les pousser à voir leurs propres “dysfonctionnements”, “incohérences” quant à leur mode de vie et consommation. Ce n’est donc pas forcément un sujet qui les met à l’aise. Gardons donc en tête de conserver une ouverture et de la bienveillance quand nous abordons cette thématique et tout se passera bien, promis !

 

UNE OCCASION À NE PAS LOUPER !

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Une occasion que j’aime beaucoup pour faire “passer le message” de mon engagement pour le 0 waste est… l’occasion spéciale ! Un anniversaire, une invitation à dîner, Noël. Lorsque je fais un cadeau, je veux faire plaisir à l’autre. Mais je veux aussi me faire plaisir à moi en même temps. Et je ne suis pas la seule dans ce cas-là. C’est pour ça que l’on offre souvent à l’autre des choses qui nous plaisent et que l’on aurait bien aimé recevoir aussi, au fond. Du coup, dans ma démarche 0 déchet, je n’ai pas voulu didre “je ne veux pas de cadeaux”, “je ne veux rien recevoir”, “je n’ai besoin de rien” et d’empêcher la personne qui m’aime de me faire plaisir. Donc la technique que j’utilise plutôt est celle de dire : 

Tu connais ma démarche 0 déchet. Elle me tient vraiment à coeur et elle est très importante pour moi. J’essaye vraiment de réduire les déchets que je produis et de n’avoir chez moi que des objets que j’utilise au quotidien, pas de superflu. J’ai déjà trèèèès largement ce dont j’ai besoin ! Si tu veux me faire plaisir, offre-moi plutôt (je choisis la fin de mon explication en fonction de la personne avec qui je parle) :

  • Un cadeau que tu m’auras fait de tes petits mimines (de la confiture, un accessoire DIY,…)
  • Un cadeau immatériel (un soin, une conférence, un atelier,…)
  • Un moment privilégié à passer ensemble ! (un spectacle, un super repas, une activité sportive,…)
  • Une participation de X€ pour mon projet/voyage en cours de préparation (si j’en ai un)

Cela prend encore une fois de la pédagogie et de la répétition, parfois plusieurs années pour que les personnes comprennent vraiment votre intention et votre démarche. Et le jeu en vaut la chandelle. Cela amène également de très belles discussions avec votre entourage sur la valeur que l’on apporte à un cadeau, le partage, le fait de faire plaisir aux gens qu’on aime,… Pour ce qui est de Noël, thématique ô combien spéciale et importante, nous aborderons cette thématique à part dans un article début décembre ! 

Si vous souhaitez aller plus loin dans la façon d’amener la discussion de votre démarche 0 déchet auprès de votre entourage, je ne peux que vous conseiller la vidéo de Josée-Anne Sc “Minimalisme et 0 déchet : comment en parler à son entourage”, qui m’a beaucoup aidé cette dernière année et m’a d’ailleurs beaucoup inspirée pour rédiger cet article.

J’espère que ces quelques lignes ont pu vous inspirés. Nous nous retrouvons la semaine prochaine pour une autre thématique de ce challenge 0 déchet : on s’attaquera à la salle de bain !

En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

 


*Pour (re)voir l’épisode de Cash Investigation sur le plastique, c’est ICI

LE MAXI BEST-OF D’UNE CUISINE ZÉRO DÉCHET

Petit récapitulatif de ce #0WasteChallenge : nous avons déjà parlé des quelques astuces pour m’aider à débuter une démarche 0 waste ; à savoir quelles questions me poser pour me lancer dans une telle démarche. Je vous ai également partagé la semaine dernière mes 12 astuces pour faire des courses presque 0 déchet !

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Cette semaine, je continue la logique de cette démarche en allant à l’étape post-courses : la cuisine !

Si j’ai déjà porté une attention particulière aux déchets produits lors de mes courses, je réduis de façon considérable la quantité de déchets à mettre à la poubelle, arrivée chez moi.

Moins de déchets, moins d’emballages non-recyclables. Cette étape pour moi est vraiment non négligeable : quand on sait qu’un Français jette toutes les 7 semaines son équivalent en poids à la poubelle… ça me fait réfléchir. Et je suis la première concernée ! J’achète en très grande majorité des produits frais que je transforme. J’ai donc pas mal de déchets organiques. Et n’ayant pas encore réceptionné mes petits lombrics à déposer dans mon composteur, je vois toutes ces épluchures finir à la poubelle 😦 Par ailleurs, bien que je fasse vraiment attention aux « futurs déchets » qui rentrent dans ma maison, je ne suis jamais à l’abri de quelques emballages non-recyclables, de films plastiques auxquels je n’avais pas prêté attention,… A raison de deux personnes chez nous, notre poubelle de 30 litres se remplit malgré tout assez rapidement. Et j’ai envie que ça se réduise (aussi parce que je déteste aller au sous-sol pour mettre ma poubelle dans le conteneur, ça me fait flipper !) !

 

UNE ATTITUDE AU QUOTIDIEN

J’essaye au quotidien de « dérouler » ma démarche 0 déchet en appliquant les 5R dans l’ordre : Refuser – Réutiliser – Réduire – Recycler – Composter (« Rot » en anglais). Lors de mes courses, dans ma cuisine, dans ma salle de bain, je garde en tête cette pyramide pour tendre vers une consommation plus citoyenne et minimaliste.

Par exemple, je réutilise certains des pots en verre des sauces tomates et autres tartinades que j’achète. Je réutilise ensuite ces contenants pour conserver des restes au frigo, conserver mes poudres/noix/graines ou encore conserver mes cosmétiques maison. Je trouve cela hyper esthétique et en plus pas cher du tout (oui je paye l’emballage à l’achat mais je le garde ensuite pour un petit moment !). Vu que la quasi majorité de mes courses est faite en vrac, j’ai grandement besoin de ces pots pour conserver mes courses !

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Ou encore, je réutilise les supers serviettes blanches en tissu (j’en ai 12), que ma grand-mère m’a gentillement données. En plus de m’avoir fait économiser de l’argent, j’accueille mes invités avec des serviettes qui ont une vraie histoire (et ont en plus les initiales de ma grand-mère. #Sochic).

MA POUBELLE DE CUISINE AU RÉGIME

L’une des premières actions, simples, que j’ai effectuées en emménageant dans l’appartement fut d’acheter une plus petite poubelle. Cela n’engage que moi et c’est peut-être simplement psychologique : j’ai l’impression qu’avoir une plus petite poubelle signifie moins de place pour les déchets à jeter et donc, faire en sorte qu’il y en ait moins (je réduis donc)!

En parallèle, j’ai également un sac cabas dans la cuisine pour recycler les emballages qui peuvent l’être (papier, carton, acier, alu et verre).

Enfin, mon lombricomposteur n’attend que ses habitants pour composter officiellement de chez nous. L’ouverture arrive très bientôt, je vous tiendrai informés de l’évolution !

LIVIN’ PLASTIC FREE !

73xmDe manière générale, j’ai fait de drastiquement réduire voire supprimer tous les produits et emballages en plastique de chez moi. En plus d’être dangereux pour la santé, je trouve que c’est un matériau qui vieillit très mal. Du coup je préfère investir un peu plus au départ lors de mes achats pour avoir des matériaux plus nobles et durables (verre, acier/alu, bois). Lorsque que l’on sait qu’un tiers des produits en plastique sont fabriqués pour un usage jetable… Benh perso, je n’aime pas jeter mon argent littéralement à la poubelle!

Comment?

De façon progressive ! Par exemple, je remplace ma spatule en plastique dès qu’elles sont trop abîmées par une spatule en bois (plus écologique, esthétique). J’ai également troqué mes pailles en plastique pour des pailles en inox (les miennes font cuillère en même temps ! Je peux vous dire que je fais FUREUR dès que je les sors !). Vous pouvez en acheter désormais dans pas mal d’endroits (ICI par exemple ou encore ICI). Elles sont vendues avec un petit goupillon pour pouvoir les laver 🙂

J’ai changé mes contenants alimentaires en plastique pour ceux en verre. Au fur et à mesure.

Et autre exemple : je n’achète plus de film alimentaire, que j’ai remplacé par mes Bee’s Wrap (dont je vous ai déjà parlé dans mon article précédent). Plus esthétique et plus sain. Je vous partagerai bientôt un tuto pour que vous puissiez les faire vous-mêmes!

C’est vrai que lorsque j’ai fait l’inventaire de mes objets, de mes courses, je me suis rendue compte à quel point le plastique était partout. Et pourtant, j’estimais que j’étais une personne sensibilisée qui essayait de faire attention au maximum ! Je sais que changer ses habitudes peut être compliqué. Et je pense qu’en ce qui concerne le plastique, c’est un changement nécessaire tant pour notre santé que pour l’état de la planète de façon générale. Vous avez déjà entendu parler du 07ème continent de plastique et du fait qu’il y aurait plus de plastique dans les océans que de poissons dans les océans d’ici à 2050 ? Si vous souhaitez aller plus loin sur la thématique du plastique, je vous conseille CETTE vidéo d’Edeni qui vous donne 21 façons de ne plus avoir du plastique chez soi #Malin !

MOINS DE CHOSES À ACHETER, PLUS D’ÉCONOMIES !

Je l’avais déjà mentionné dans mon article précédent : en adoptant un mode de vie plus 0 déchet, il y a désormais des articles que je n’achète pas ou plus :

  • Plus de bouteilles en plastique ! Quand je sors de chez moi, j’ai ma belle gourde 0421b7340a077f7bca35140f15bd72dfen alu (il en existe plein désormais ! J’avais acheté la mienne chez SIGG). Lorsque que je suis chez moi, j’ai une bouteille en verre que je remplis d’eau du robinet. J’y dépose un bout de charbon actif, qui me coûte 8€ pour une durée de vie de 6 mois (soit environ 3 centimes par jour !). Le charbon purifie l’eau, il est 0 déchet puisque à l’issue des 6 mois d’utilisation, je peux le composter, l’utiliser dans le barbecue, mes plantes ou encore comme désodoriseur de chaussures #Smart. Là encore, le charbon se trouve dans de plus en plus d’endroits et sur Internet (ICI par exemple)
  • Plus de sopalin non plus ! Il existe désormais plein d’alternd119a015e3fe8e2230c501aeb1810b94atives pour remplacer le sopalin si vous en utilisez. Chez moi, j’utilise un chiffon en micro-fibre. J’ai acheté à mes parents de supers essuie-tout réutilisables, trop mignons !
  • Plus d’éponge ! J’achète désormais une brosse en bois et je change régulièrement la tête… que je peux ensuite composter (ICI et ICI). Pour le reste, j’ai un « gratte-gratte » recyclé pour frotter. J’ai récemment entendu parler des éponges « Tawashi ». D’origine japonaise (si je ne me trompe pas !) elles peuvent être achetées « toutes faites » et également faites maison avec des morceaux de vieux T-shirt ou collants. Si certains d’entre vous en ont déjà utilisées et/ou en ont déjà fabriquées, je suis preneuse de vos retours en commentaires !
  • Plus de cure-dents ! Alors oui, certains me diront que les cure-dents, ça ne pèse rien et que de fait, ce n’est vraiment pas une priorité de s’en occuper. Peut-être ! En attendant, j’en ai acheté une 10aine en acier il y a 2 ans. Je les utilise TOUT LE TEMPS pour mes apéros et je ne me casse plus la tête à ramasser la 100aine de cure-dents qui est tombée sur mon carrelage ! (de mémoire, j’avais acheté les miens chez Alice Délice)

In fine, c’est plus d’espace dans ma cuisine, moins de choses à (r)acheter donc plus d’économies… que je dépense notamment en acheter des produits de meilleure qualité.

 

MES 2 HABITUDES MALINES

Quand j’étais petite, j’adorais faire les courses avec mon père. Je sais, c’est un peu bizarre ! J’adorais m’asseoir dans le caddie, parcourir la liste de courses avec lui et rayer au fur et à mesure ce que nous avions trouvé. Il apportait toujours beaucoup d’importance au fait de comparer des produits en fonction de leur prix au kg. C’est un réflexe que je garde encore aujourd’hui et c’est notamment comme cela que je remarque qu’un paquet d’amandes conditionnées dans un emballage en plastique est souvent plus cher que d’acheter les mêmes amandes, en vrac.

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C’est la même approche que j’utilise pour le thé. Trèèèèèèsss grande consommatrice de thé/tisane, je préfère les acheter en vrac pour plusieurs raisons :

358b99d446d0e6e1f66e1b392ff1f6e5Mon raisonnement va dans le même sens pour le café. J’aime aussi beaucoup le café (la réciproque n’est en revanche pas vrai puisque le café et mon système digestif ne font pas bon ménage !). Je préfère le café en grain, que je fais moudre. Acheter mon café est une expérience que j’adore faire : je rentre dans le magasin qui sent le café à pleine balle ! Je choisis en fonction de mon humeur le café qu’il va moudre. Je rentre chez moi pour le préparer. Je le déguste. Je garde le marc de café pour me faire un exfoliant maison, pour assainir mes canalisations ou encore pour donner un peu de vitalité dans le compost de mes plantes.

Nous avons également une Nespresso mais que nous utilisons très peu. Pour être honnête, je ne suis pas très fan du système que je trouve très impactant ; en termes de coût (pour les capsules) et de gestion des déchets. Voilà pourquoi je préfère mon « French Press » aux machines Nespresso et Cie.

Voici en quelques lignes les réflexes que j’incorpore au quotidien dans mon attitude derrière les fourneaux. Pour moi, faire attention aux matériaux que j’utilise, aux ingrédients que je choisis va plus loin que de simplement réduire mes déchets. C’est également un cas de « santé publique » je dirais, qui est de porter attention à ce qui rentre en contact avec nous, notre nourriture. Faire attention à sa santé. Le 0 waste n’est pas qu’une démarche écologique : pour moi, c’est une démarche citoyenne, un moment de respecter notre environnement et de me respecter.

Je suis curieuse de savoir ce que vous, vous faites chez vous pour produire moins de déchets dans votre cuisine : quelles astuces ? quels conseils avez-vous à me donner pour aller plus loin ? quels produits utilisez-vous ? N’hésitez pas à me partager vos retours et vos idées en commentaires !

En attendant la semaine prochaine et mon article sur comment parler à votre entourage de votre démarche 0 waste, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

 

[PODCAST] TROUVER MA VOIX (VOIE)… LA SUITE !

Il y a quelques mois, je commençais la rédaction (qui fut longue !) d’un article que je souhaitais partager à la terre entière ! Un témoignage d’une quête, celle du sens, et des difficultés que je rencontrais pour trouver ma direction, ma voie.

Une chose que vous ne savez peut-être pas, ou plutôt deux choses :

1.Je travaille depuis plusieurs mois maintenant sur ce qu’on pourrait appeler le self estime, ma confiance en moi. Et ma capacité à savoir dire non quand il le faut, à arrêter d’accepter des choses dont je n’ai plus envie. Bref, à me faire entendre

2.J’adore la musique et la chanson !  Je fais d’ailleurs partie d’un petit groupe de musique. En toute modestie, on est vraiment au top ! Nous nous réunissons tous les 4 régulièrement pour faire des reprises des chansons que l’on aime. Et #SPOILER, nous venons de commencer à composer nous-mêmes nos morceaux. Oui Monsieur ! La musique, les paroles, tout est fait maison ! On tâtonne, on cherche notre style. Bref, on cherche “notre son”

Et c’est 6 mois après avoir débuté la rédaction de cette article, 6 mois de doutes et de procrastination, que je me suis rendue compte que tout concordait : cette quête de sens, la recherche de la voie professionnelle dont je vous ai parlée, elle est étroitement liée à ma voix à moi. Le fait de me faire entendre au travail, dans ma vie personnelle ; et d’utiliser ma voix, en chantant, pour faire entendre les belles compositions de mon groupe de musique. En clair, ma voix et ma voie… beinh c’est la même chose, le même défi !

 

“JE ME SUIS RETROUVÉ(E) DANS TON TÉMOIGNAGE”

A la suite de la publication de l’article en question (qui s’est donc naturellement intitulé “Trouver ma voix (voie)”), j’ai reçu beaucoup de retours qui m’ont profondément touchée. Des messages très encourageants de mes proches, bien sûr, mais aussi d’anciens camarades d’école à qui je n’avais pas parlé depuis DES ANNÉES, des amis d’amis, d’anciens collègues, des amis anglophones qui me disaient “je ne comprends pas ce que tu fais et ça a l’air vraiment cool !”,… et aussi, des personnes que je ne connaissais absolument pas ! Des personnes qui ont gentiment pris le temps de m’écrire un commentaire, un mail pour me partager leur ressenti :

  • “Je me suis retrouvé(e) dans tes lignes, tes questionnements”
  • “Moi aussi je cherche ma valeur ajoutée”
  • “Moi aussi je veux du temps libre rien que pour moi parce que le travail, ce n’est pas tout bordel !”
  • “Moi aussi je partage tes inquiétudes de mal faire, de l’échec”
  • “Je me mets au 0 déchet ! Je suis au début, je commence petit à petit !”

En fait, je me suis rendue compte que mon article a parlé à certaines personnes. Qu’on était tous un peu paumés et que l’on avait besoin de se rassurer en se disant : on n’est pas tout seul.

 

SUR LA ROUTE TOUTE LA SAINTE JOURNÉE

Et j’ai eu le déclic il y a 2 jours. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. Oui, mon site parle de 0 déchet. Il parle d’astuces, d’inspirations. Il parle des difficultés que je peux rencontrer parfois (mon lave-vaisselle qui est de nouveau cassé, je le répare ou j’en rachète un autre ?) et surtout, de mon amooouuurrr pour cette philosophie de vie qui est entrée dans la mienne. En réalité, j’ai compris (oui, je suis parfois un peu longue à la détente !) que ma quête de sens, ce qui a réussi à m’apporter l’énergie d’aller de l’avant, la confiance et la foi, c’était justement le 0 waste ! Et ce sont mes découvertes, astuces, inspirations rencontrées sur ma route que j’avais envie de partager avec vous, sur ce site.

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Parce que je pense que je ne suis pas la seule dans cette situation. Et que j’aurais adoré il y a 9 ans trouver sur Internet des témoignages de personnes qui m’auraient rassurée sur le fait que je n’étais pas si à la marge que cela ! Et que c’était OK de saoûler littéralement mes potes en soirée parce qu’ils jettaient les bouteilles en verre dans la poubelle d’ordures ménagères (#HistoireVraie). Parce que j’étais à fond ! J’étais passionnée ! J’avais trouvé une cause qui faisait sens pour moi et que j’avais envie de la défendre !

 

PAPOTONS ENSEMBLE

J’ai envie de partager des expériences, se dire que l’on peut se poser des questions ensemble et savoir comment font les uns les autres pour surmonter tel ou tel questionnement. Cela peut parfois relever de questions un peu “philosophiques” : être imparfait, se lancer dans quelque chose sans avoir de succès garanti, s’affranchir de son entourage pour vivre pleinement ce que l’on a envie de vivre,…

Savoir qui l’on est, les valeurs qui nous animent, où l’on souhaite aller, c’est la base de toute remise en question pour moi !

Alors oui, clairement, je ne vais pas vous mentir : pour moi (comme je vous l’ai rapidement déjà raconté), cette remise en question s’est accompagnée de gros changements personnels, professionnels et n’a pas été du tout, du tout confortable. Et je regarde où je suis maintenant. Bien que j’ai encore mes défis, mes doutes, je suis tellement mieux aujourd’hui ! Je tends de plus en plus vers un alignement entre mes valeurs, mes propres, mes actes. Pour moi, c’est ça le clef du bonheur !

Il est évident que ne suis pas coach et je ne veux pas m’en faire passer pour un. En revanche, je peux carrément vous partager mes propres pistes de réflexions, les thématiques qui m’ont traversé et me traversent toujours l’esprit.

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Parce oui : c’est (souvent) un peu le bordel dans ma tête ! Quand je dis “bordel”, c’est simplement que j’ai des idées et des pensées qui fusent tout le temps. Et que cela peut être fatiguant quand j’essaye de faire une sieste de 5 minutes et que mon cerveau est en état de marche non stop ! Je me fatigue parfois moi-même, c’est dire ! Je vous rassure, si certaines personnes se reconnaissent, cela s’améliore avec le temps ! Avec de la volonté et quelques outils !

Je n’ai pas inventé d’outil(s) spécifique(s) à l’accompagnement et l’orientation de vie. Je n’ai pas suivi de coaching spécifique non plus. Par contre, je suis une grande consommatrice de sites, livres, podcasts, outils qui existent dans le but d’aider les gens à “switcher” comme on dit ! Nous vivons dans une époque incroyable où il est facile de trouver des plateformes d’accompagnement hyper efficaces ; en face-à-face, via une communauté de gens qui galèrent comme nous ou encore directement sur Internet ! Il existe des endroits spécialisés, des stages/retraites qui vous permettent de mettre du sens et de faire du tri là-haut !

 

LANCEMENT DU PODCAST

J’ai donc décidé de lancer un podcast simplement intitulé “Trouver ma voix (voie)” pour vous partager mon parcours, mes questionnements, mes petites idées qui semblent fonctionner pour moi !

Tous les 10 jours, je souhaite prendre un moment avec vous ; sous la douche (en tout bien tout honneur !), dans votre voiture, lors du repassage/ménage, dans les transports,… et parler avec vous de cette quête de sens. Des questions que je me suis posée et que je me pose encore. Peut-être aussi (j’espère !!) avoir les vôtres : vos questions et vos conseils !

Des peurs/blocages, j’en ai à la pelle ! Et je n’ai pas envie qu’ils me définissent ou qu’ils m’empêchent d’avancer, au contraire ! Cela veut simplement dire que je ne suis pas dans ma zone de confort. Et c’est tout à fait OK !

Le 1er podcast d’introduction est désormais disponible ! Pour l’instant sur Soundcloud, demain ailleurs (en tout cas, peut-être au prochain podcast sur d’autres plateformes. #MoreToCome).

J’ai hâte hâte d’avoir vos retours : ce que vous en avez pensé, est-ce que cela vous a parlé, quelles thématiques souhaiteriez-vous y voir abordées ? Bref, c’est un podcast d’introduction ! Faites-le moi savoir sur Instagram, en commentaire de cet article, par mail… !

 

MA PETITE BOULE DE CRISTAL

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En plus je crois beaucoup aux petits signes que la vie nous lance : en ayant l’envie d’écrire ces quelques lignes et de lancer ce podcast, je reçois ma newsletter de “Welcome to the Jungle” : un article faisait référence à “comment faire de sa voix son métier ?”. Il ne me fallait pas un signe de plus pour me lancer.

C’est ça aussi toute l’attitude du test and learn : je crois en quelque chose, je mets toute mon énergie et ma positivité dans ce que je fais, j’analyse ce que ça donne, je réajuste. Coïncidence ?? …

Prenez soin de vous et de la Pachamama pendant que vous écoutez mon podcast 🙂  Lots of love

La Pachamama〈♥〉

12 ASTUCES POUR MES COURSES ZÉRO DÉCHET

2ème semaine, 2nd défi de mon challenge 0 waste

Comme vous, je me suis posée des questions durant la semaine qui vient de s’écouler (pour en savoir plus sur les questions à se poser en se lançant dans une démarche 0 waste, rendez-vous sur l’article précédant celui-ci).

Petit rappel sur mon intention : je veux certes avoir moins d’impact sur mon empreinte carbone en générant moins de déchets, plus d’impact sur mon empreinte économique locale en favorisant des achats de producteurs locaux pour, in fine, gagner de l’espace dans mes finances, mon logement et dans ma tête !

Des changements de cette taille ne se font pas du jour au lendemain. Les modifications de mes petites habitudes vont prendre un peu de temps. Surtout, je ne veux pas me presser dans cette démarche : prendre le temps, m’informer, comprendre, faire mes choix en conscience sont toutes des étapes importantes car je veux que mes nouvelles habitudes soient pérennes dans le temps. Pour moi, le 0 waste n’est vraiment pas un effet de mode. C’est une prise de conscience écologique, citoyenne, politique et d’ordre de santé public !

Saviez-vous qu’environ 99% de ce que nous achetons ; produits qui ont nécessité de puiser des ressources dans la terre, de l’énergie pour être fabriqués puis transportés puis vendus, finit en déchet dans les 42 jours après son achat. Voilà voilà, il me semblait important de partager ce chiffre avec vous.

ON FAIT LES COURSES !

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Cette semaine, je souhaite aborder avec vous un sujet qui me tient à coeur. Celui par lequel tout commence : les courses ! Quand je parle de courses, je pense aux achats qui génèrent des déchets que je dois ensuite gérer.

Aussi, je divise cette thématique en plusieurs parties. Il y a :

  • Les courses que je fais de façon hebdomadaire, de nécessité pour vivre : la nourriture !
  • Les courses de “réapprovisionnement” de produits utilisés de façon quasi quotidienne : les produits bruts pour les produits ménagers, les produits d’hygiène et cosmétique (plus de shampoing, mon mascara est vide,…)
  • Les achats que je qualifierais “plaisir” : les fringues, la déco, les produits loisirs (livres, CDs, DVDs, jeux en tout genre,…)
  • Les achats de remplacement : mon lave-vaisselle est mort, mon aspirateur est dead, j’ai besoin d’un nouveau canap’ pour mon nouvel appart,…

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Mon objectif : moins consommer pour mieux consommer. Pour cela, je m’appuie sur plusieures astuces :

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1.Mon petit cerveau

1ère astuce : mon « cerveau »… qui me permet de prendre du recul et de me poser les bonnes questions durant mes achats. Cette réflexion s’applique pour toutes les sortes de courses, mais un peu celles de nourriture je dirais.

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« La couleur des émotions » (Super livre pour petits et grands !)

En fait, je me suis rendue compte il y a de cela plusieurs mois que j’étais humaine… et pleine d’émotions. Un petit coup de mou et hop ! Je m’achète une “petite robe à 120€” pour me remonter le moral. Je regarde mes emails et trop cool ! Je reçois un bon dans l’une de mes boutiques préférées : “-40% sur toute la boutique”, “2 culottes achetées la 3ème offerte,…”. « Cette offre est valable 15 jours dans votre magasin ». Je me balade dans un magasin et trop cute ! Un mug en plastique avec Madame Bavarde pour 5€. C’est pas cher, j’achète !

Mes émotions peuvent me jouer des tours, me faire réaliser des achats impulsifs (parfois même compulsifs). Bref, je dépense de l’argent et du temps pour des choses dont je n’ai pas forcément besoin au départ ! Du coup, j’ai mis au point une petite technique mentale, composée de 5 questions. Qui me permettent désormais, avant de faire un achat, de prendre une grande inspiration, expiration et de prendre du recul par rapport à l’achat que je vais faire.

2.Une pyramide en 5 paliers

Exemple très concret : pas plus tard que samedi dernier, j’ai utilisé à deux reprises ce petit exercice mental lorsque j’étais prête à passer à la caisse. Les objets de mon désir : un magnifique vase à fleurs et une SUBLIME robe (à fleurs aussi. J’ai un truc avec les fleurs). Voici donc mon astuce N°2, un cheminement en 5 étapes :

“Dans quel état émotionnel je suis aujourd’hui ? » Est-ce que je me sens triste/stressée/déprimée et que j’essaye de combler un vide ? Ou au contraire, est-ce que je me sens présente, en pleine conscience ?”

… En l’occurrence, tout allait bien ! J’étais en “pleine possession de mes moyens”. Donc pas besoin de sortir immédiatement de la boutique parce que c’était le bordel dans ma tête !

“Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?” Là, c’est déjà une question plus délicate… je dirais oui ! “Est-ce que tu en as vraiment VRAIMENT besoin ?”

… Difficile de faire la part des choses. Je me pose alors plutôt la question “est-ce que j’en ai déjà un à la maison qui fait le même usage?”. Est-ce que j’ai déjà un vase de la même contenance ? Une robe du même style ? Bon autant vous dire que la réponse était oui pour les deux items. J’ai reposé les deux objets et suis repartie, plutôt fière de moi et de mon #SelfPower !

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A ces deux questions peuvent s’en ajouter 3 autres, complémentaires, selon l’achat que vous souhaitez effectuer :

“Est-ce que je peux emprunter le même type d’objet sur une plateforme collaborative/à quelqu’un que je connais ?”

… Une perceuse, un appareil à raclette (je prête d’ailleurs les miens si vous êtes intéressés !)

“Est-ce que je peux l’acheter en seconde main ailleurs?”

… Que cela concerne un habit, 1 appareil électronique reconditionné ou sur le Bon Coin,…

“Bon je n’arrive vraiment pas à me décider ! J’ai trop de “pour” et de “contre” en même temps !”

… Je vous propose une technique INFAILLIBLE, que j’ai déjà utilisée à plusieurs reprises et qui marche du feu de Dieu. Vous prenez tout simplement en photo l’objet que vous souhaitez acheter avec son prix. Et vous attendez. Si vous y pensez encore une ou deux semaines après, c’est peut-être que vous le voulez vraiment ! Et là s’applique le “est-ce que je peux le trouver 2nde main ailleurs ?”.

Avec cette réflexion en “cascade”, je suis moins sujette à des achats que je regrette, qui encombre mon intérieur et mon espace mental. Du coup, moins d’achats inutiles, moins de déchets, plus d’économies ! Au final pour votre information, je n’ai pas acheté le vase ! J’ai en revanche pris une photo de la robe et verrai si je pense encore dans les 10 jours à venir 😀 

L’ÉQUIPEMENT POUR LES COURSES

Astuce N°3 : l’organisation ! Faire ses courses 0 déchet, ça s’organise un petit peu, c’est vrai. Du moins surtout la 1ère fois. Ensuite cela devient de plus en plus facile, comme une 2nde nature. 

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1ère étape : pour me permettre d’acheter juste ce qu’il me faut et de ne pas gâcher de nourriture, je me fais une idée grosso modo des plats que je souhaite faire pendant la semaine.

2ème étape : je regarde ce que j’ai déjà chez moi, pour ne pas acheter des choses que j’ai déjà.

3ème étape : je me fais toujours une liste sur mon Iphone. Comme ça quand je fais mes courses, je coche au fur et à mesure les éléments que j’ai mis dans mon caddie à roulettes #TropLeSwag. C’est pratique et je gagne du temps !

Je me suis mis à “investir” dans un essentiel “courses 0 déchet/vrac” il y a 1 an et demi. J’ai donc désormais à ma disposition :

  • 1 super caddie à roulettes. JAMAIS je ne pensais dire ça tellement j’ai toujours trouvé ce genre de caddie ringard et moche. Mais franchement, j’en ai marre de me casser le dos, les épaules avec de gros tote-bag. Je prends désormais le super caddie de mon amoureux et j’ai arrêté de me moquer de lui !
  • 1 gros tote-bag. Au cas où. Le mien vient d’une super boutique à Copenhague (si vous passez par là-bas), la 1ère épicerie 0 waste, Los Market (qui est d’ailleurs tenue par un Français très cool. La page du site peut être traduite en français !)
  • Des petits sacs en tissu de tailles différentes. Que j’utilise pour mes achats en vrac, les viennoiseries et le pain. Plus besoin de sacs en papier ou en plastique. J’en ai une 10aine. Vous pouvez en trouver pour vraiment pas cher à beaucoup d’endroits maintenant : par exemple directement dans les magasins bio et épiceries en vrac, sur Etsy pour des versions personnalisées, chez Altero Sac (Made In Haute-Savoie) ou encore chez Mamie Colette. Vous pouvez trouver d’autres idées dans cet article. Ou tout simplement, vous pouvez utiliser une vieille taie d’oreiller pour aller chercher votre pain par exemple (je le faisais déjà toute petite en allant prendre du pain pour ma grand-mère)
  • 3 bee’s wrap que j’emmène avec moi si j’achète du fromage. Hyper pratiques, réutilisables un bon bout de temps (j’ai les miens depuis bientôt deux ans), vous pouvez les laver à l’eau froide avec un peu de savon de Marseille. Dès qu’ils sont raplapla hop ! Au compost. De plus en plus d’entrepreneurs et de magasins en proposent : les magasins bio et épiceries en vrac, Etsy comme mentionnés précédemment. Egalement sur le site de Bee’s wrap et la marque Abeego (vous pouvez trouver leurs produits sur plein de sites et de boutiques en France)
  • Mes boîtes à oeufs (j’en ai deux)
  • Enfin en fonction de mes achats, je peux également amener avec moi un ou deux tup en verre. Si jamais j’achète des olives, des tartinades,… C’est bien pratique !

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Ensuite c’est direction le marché, mon épicerie locale et en vrac (dans le 19ème à Paris, je conseille MIAM) ou encore la plus grand épicerie bio qui est en bas de ma rue !

Envie de vous équiper mais vous ne savez pas où aller ? Cet article de “Camille se lance” recense une tonne d’infos hyper utiles sur “où acheter ma brosse à dents, mes sacs réutilisables?”,…

ET AU SUPERMARCHÉ ?

Je suis consciente d’habiter dans une grande ville où les possibilités de vrac sont multiples. Ce n’est pas toujours le cas lorsque l’on habite en province. Toutefois, le vrac se déploie à vitesse grand V et je suis certaine qu’une option peut être pas très loin de chez vous. Il vous reste toujours le marché du mercredi ou samedi matin pour vous approvisionner en fruits et légumes locaux, j’en suis sûre. Le réseau D by Day se fait de plus en plus grand (plus d’infos ICI) et d’autres épiceries, franchisées ou indépendantes, existent également (certaines sont sur CETTE carte).

Si vous effectuez certaines de vos courses au supermarché, il est également possible de réduire les déchets produits ! Quelques astuces donc pour votre virée au supermarché :

  • En privilégiant des packaging plus durables : verre et acier en priorité, puis papier/carton ; le plastique étant à éviter pour plusieurs raisons : tous les plastiques ne se recyclent pas (encore), ce matériau n’est pas recyclable à l’infini (contrairement au verre et à l’acier, il faut sans cesse ajouter de la matière vierge au plastique recyclé pour pouvoir le réutiliser), de toutes fines particules de plastique se détachent de l’emballage pour s’incorporer dans les aliments. Pour en savoir plus sur « les 7 pires effets du plastique dans ton quotidien », je vous conseille de regarder cette petite vidéo de 4 minutes 40 d’Edeni !
  • Certains supermarchés proposent des rayons avec des produits à vrac, pensez donc à vous munir de vos sacs en tissu !
  • Idem pour les fruits et légumes : privilégiez les aliments sans emballage et prenez les vôtres au lieu des sachets en plastique et papier qui finiront à la poubelle 2 minutes après que vous soyez arrivé chez vous !
  • Et dernier point, qui vous fera gagner de l’argent, produire moins de déchets non valorisables et vous rendra en meilleure santé : prendre le temps, oui, de cuisiner davantage soi-même. On sait ce que l’on mange, on est créatif, on s’organise pour faire de plus grosses portions et faire des repas en avance,… Je ne vois que des avantages à davantage cuisiner !

10 CHOSES QUE JE N’ACHÈTE PLUS

  • Mon moto dans toute cette démarche 0 déchet, je le redis, est le suivant : Chacun analyse, au regard de son mode de vie et des choix de consommation qu’il réalise, les thématiques sur lesquelles il souhaite adopter des attitudes plus respectueuses de l’environnement, à “moindre déchet”
  • Les changements se font petit à petit, un “chantier” à la fois. A base de recherches, d’expérimentations. Je vous donne un exemple concret : il y a un peu plus de 3 ans, je quittais pour de vrai le cocon familial pour avoir mon 1er vrai appartement ! Ca y’est, j’étais une grande fille, libre de faire entrer chez moi ce que je voulais ! J’ai donc décidé de ne pas acheter d’essui-tout/de sopalin, alors que mes parents en avaient toujours acheté. Pour moi, une éponge/une microfibre/un chiffon suffisait à éponger l’eau que j’avais fait couler à côté de ma tasse. Résultat : je n’ai même pas ressenti le besoin d’avoir de sopalin, j’avais des alternatives pour pallier à cet usage et suis donc passée à un autre déchet inutile à supprimer de chez moi ! Chacun le fait à son rythme, morceau par morceau. C’est très important. Et pour mes parents, je leur ai acheté du “sopalin réutilisable” ! Vous pouvez en trouver dans de nombreux endroits et notamment sur (encore et toujours !) Etsy !

Astuce N°5 : ne pas (ou plus) acheter certains produits. Pour certains, je m’y attarderai dans les articles qui concerneront la cuisine, la salle de bain et le Noël 0 déchet :

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  • Des bouteilles en plastique : à mon sens l’un des gestes les plus faciles à réaliser quand on commence une démarche 0 waste. Il y a simplement à acheter une belle gourde réutilisable ! La mienne est en alu. J’ai donné celle que j’avais en plastique car l’eau commençait à avoir un goût bizarre et qu’avec le temps, certaines molécules de plastique migrent dans nos boissons. #PasSexy. Vous en trouvez maintenant PARTOUT. Un petit conseil donc : privilégiez du verre ou de l’alu, qui sont des matières nobles et durables
  • Du film alimentaire et papier d’aluminium : j’ai mes beaux Bee’s Wrap à la place et aussi mes tup’ en verre
  • Des serviettes en papier : j’ai fait le tour de mes grands-mères pour réunir de supers serviettes en tissu #VintageStyle. C’est d’ailleurs un bon tip que je peux vous donner : avant de fréquenter les vide-grenier et Emmaüs,

… demandez autour de vous (parents, grands-parents) s’ils peuvent vous donner certaines choses qu’ils n’utilisent plus !

C’est moins cher, plus écologique et je vous assure, ça leur fait en plus vraiment plaisir ! J’ai récupéré de cette manière des pots “Le Parfait”, de belles serviettes en tissu, des verres à vin,…

  • Du papier sopalin/essuie-tout : un coup de microfibre et ça repart !
  • Des cotons démaquillants : je n’en ai plus besoin (on en reparlera pour la thématique “Salle de Bain”)
  • Des cotons tiges : j’utilise un oriculi. Un quoi ? (pareil, more to come)
  • Des exfoliants remplis de microbilles : qui polluent l’eau car ces composés ne sont pas bien traités par les stations d’épuration, en plus d’être pas très glam de se frotter le visage avec des bouts de plastique #PlasticSucks
  • Des serviettes hygiéniques et tampons : oui Mesdames (et Messieurs d’ailleurs !). bob-l-eponge-le-fi-4e2612daa000e.jpgC’est un sujet non sans importance puisqu’une
    femme utilise en moyenne dans sa vie 10 000 tampons
    . Vous imaginez le volume de déchets produits ? En plus de contenir des substances toxiques ? Je suis donc passée à la Moon Cup il y a 4 ans. Il n’y aura AUCUN retour en arrière, ma vie n’est désormais plus la même #ViveLaCup !
  • Des produits ménagers en veux-tu en voilà : le marketing des entreprises nous pousse à acheter différents produits pour plein d’applications différentes. En vrai, pas besoin de tout ça ! C’est plus cher, ça prend de la place et si vous regardez de près, même certains produits ménagers qui se vantent d’être “écolo” ne le sont pas vraiment. J’utilise 6 produits en tout pour faire l’ensemble de mes produits ménagers (on y reviendra !)
  • D’emballages cadeaux : quand on y réfléchit, quelle est la durée de vie d’un emballage cadeau ? Beaucoup d’entre eux ne sont, en plus, pas recyclable (car c’est un mix entre du papier et du plastique). Du coup, j’utilise généralement du papier journal (je vous ASSURE, ça rend super bien et on me fait généralement beaucoup de compliments sur mes paquets!). Vous pouvez aussi utiliser du tissu par exemple (on en reparlera début décembre avec la thématique de Noël 0 waste

ET J’EN GARDE D’AUTRES !

Certains “puristes” du 0 déchet me jetteront la pierre. J’assume ! J’ai décidé de garder certains objets que j’aime et j’utilise (presque tous les jours) et qui me sont bien utiles. Alors oui, en vrai, je pourrais m’en passer s’il le fallait. Mais je les utilise, il “m’apporte du bonheur” et du confort. Peut-être qu’un jour je m’en séparerai ; le jour où ils seront cassés pour cassés et que je n’arriverai pas à les réparer, of course. Ce jour n’est pas encore arrivé :

  • Mon robot pour faire la cuisine : mon Thermomix est allumé tous les jours ! J’y fais mes soupes, gâteaux, risotto, smoothie et j’en passe !
  • Ma bouilloire électrique : qui chauffe mon eau à la température que je souhaite (idéalement 80° pour prendre soin de mon petit système digestif que j’aime)

DERNIÈRES PETITES ASTUCES POUR LA ROUTE

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J’ai encore quelques conseils à vous partager avant de vous laisser prendre la route cette semaine vers des courses plus 0 déchet ! Des petites habitudes que j’applique au quotidien et qui peuvent vous donner des idées. Voici les astuces 6 à 12 ! :

  • On se rappelle de la 1ère étape du 0 déchet qui est de refuser. Et bien pour ma part, je refuse les cartes de visite (vous avez déjà les coordonnées des personnes 80% du temps). Si besoin je la prends en photo pour rajouter les coordonnées de la personne plus tard dans mon téléphone
  • Je refuse également les cartes de fidélité en tout genre (à l’exception de celle que j’ai désormais dans le Biocoop au bout de ma rue. Ils n’en avaient pas d’immatériel, malheureusement). Je ne veux pas recevoir d’offres poussant à la consommation (par mail, courrier ou même SMS). Je ne veux pas encombrer mon portefeuille pour finalement ne pas avoir la carte sur moi la seule fois où j’en ai besoin (#TrueStory). Et en plus, je n’achète pas assez dans l’année pour cumuler des points, de toute manière
  • J’ai toujours dans mon sac un tote-bag, roulé, qui peut toujours servir à refuser un sac en plastique pour un achat spontané. Ca ne prend aucune place et c’est bien pratique
  • Accompagnant mon tote-bag, j’ai généralement avec moi 1 ou 2 petits sacs en tissu pour le vrac. Là aussi, très pratique pour ne pas prendre d’emballage avec mon croissant du matin, sandwich du midi et baguette du soir !
  • J’ai également depuis pas plus tard qu’aujourd’hui (#TropContente !!!) un set de couverts réutilisables que je garde avec moi dans mon sac. Plus besoin de prendre ceux en plastique qu’on me donne à la caisse, plus besoin de prendre la paille que l’on me met dans mon jus. J’ai tout désormais à disposition. C’est pas cher, 0 déchet bien entendu et plus sain également. Vous pouvez en acheter en bambou (c’est ce que j’ai fait) ou encore en inox
  • Pour information, Pinterest REGORGE de plein d’astuces, d’idées, de petites choses à faire soi-même pour produire moins de déchets. Si vous êtes à court d’inspiration, je vous conseille vivement d’y faire un tour !
  • Et dernière astuce, qui n’en est finalement peut-être pas une. Peut-être que je vous raconte vraiment n’importe quoi et que ça ne sert à rien ! Que c’est juste l’une de mes croyances personnelles. Mais je le fais quand même 😀 Je m’assure de toujours prendre les fruits et légumes, normalement vendus en grappe, qui sont tout seul. La banane, les tomates laissées çà et là… Dans ma tête, j’ai l’impression que les gens ne les achètent pas et qu’elles finiront par pourrir. Je lance donc aujourd’hui un grand mouvement que j’espère international : LE MOUVEMENT DE LA BANANE SEULE ! Qui me rejoint ???

J’espère que ces quelques lignes vous permettront, vous aussi, de vous poser des questions sur vos habitudes d’achat. Et que cela vous aura donné envie de vous acheter une superbe gourde réutilisable ou de faire plus attention la prochaine fois que vous ferez vos courses aux emballages que vous achetez. Il existe une multitude d’alternatives pour MOINS et MIEUX consommer. Et chacun peut y aller de sa sauce et son grain de sel, en fonction de son style de vie et de ses envies !

Je suis contente de continuer ce voyage avec vous ! Encore plein de belles aventures et expériences qui nous attendent !

Prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

ZÉRO DÉCHET, COMMENT SE LANCER?

Mardi 30 octobre : nous sommes 2 mois, 9 semaines, 63 jours avant 2019.

Écrit comme ça, ça me donne des frissons, pour de vrai, parce que :

  1. Je parle comme une grand-mère, mais le temps passe vraiment vraiment très vite
  2. Punaise, on est bientôt en 2019 et je n’ai clairement pas fini de réaliser toutes les bonnes résolutions que je m’étais fixées en début d’année (voire pour certaines, même pas encore commencées !) : apprendre à jouer de la guitare, me mettre à l’aquarelle, devenir bénévole dans une association en faveur de l’environnement, faire du sport tous les jours, aller en Inde… BREF vous l’aurez compris ! Je suis une pro des résolutions assez ambitieuses que je ne tiens quasiment jamais !

Pourtant, j’ai décidé que 2019 serait différent ! J’ai décidé de me fixer des objectifs ambitieux (toujours). D’en avoir toutefois un peu moins que d’habitude (plus facile à mettre en place, à suivre et à tenir) et aussi à me mettre des “petits” objectifs, intermédiaires, très concrets, facilement réalisables, dans l’atteinte de ces objectifs ambitieux. Cela permettra de ne pas me décourager et de célébrer de petites victoires en cours de route (ça fait toujours du bien au moral et à notre self estime!). J’ai envie de commencer 2019 du bon pied, de faire table rase de ce qui n’est pas nécessaire et ce qui ne me rend pas complètement heureuse.

Il me reste 63 jours, donc, pour faire le point sur mon mode de vie, mes habitudes de consommation ; décider quelles actions de réduction de déchets je souhaite mettre en place ; ce que je souhaite supprimer de mon quotidien,… en gardant à l’esprit cet objectif qui me tient à coeur : je veux simplifier mon quotidien, réduire ce qui peut l’être et faire plus avec moins. Moi, me mettre des objectifs ambitieux? Pas du tout !

 

0 WASTE WE CAN : LE CHALLENGE

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Nous avons parlé la semaine dernière des grands principes du 0 waste. Ca c’est fait ! Je vous ai d’ailleurs promis une série d’articles pratiques, concrets durant tout le mois de novembre pour vous partager mes bonnes pratiques et astuces en matière de 0 déchet.

J’ai encore mieux à vous proposer 🙂 Nous allons faire d’une pierre deux coups ! Je vous propose un challenge 0 waste à faire ensemble, vous et moi, sur ces 63 jours restants en 2018 !

L’objectif est simple : 2 mois, 10 étapes à réaliser petit à petit, les unes après les autres, pour repenser notre consommation et alléger nos poubelles (notre charge mentale et notre porte-monnaie aussi par la même occasion!). Un challenge en mode Pachamama Style !

LE PROGRAMME

Chaque lundi

Je partage avec vous sur Instagram (n’oubliez pas de vous abonner à mon compte ICI !) la thématique du défi de la semaine : cuisine, salle de bain/hygiène, produits ménagers, courses… Nous ferons chaque semaine l’inventaire d’un sujet en particulier. Je vous donnerai quelques chiffres, des astuces et vous partagerai, surtout, mon avancée personnelle dans chacune de ces étapes. A vous de prendre ce que vous souhaitez dans chacun de mes articles.

Je l’ai déjà indiqué dans mon précédent billet : je suis TRÈS loin d’être parfaite (et tant mieux d’ailleurs). Je ne respecte pas tous les jours de l’année, 24/24, les principes 0 waste que je souhaite suivre au quotidien. Il m’arrive parfois de faire de petites entorses. En revanche, je fais mes choix consciemment 99% du temps : j’ai choisi d’avoir une bouilloire électrique par exemple, un Thermomix, un extracteur de jus,… Je vous expliquerai ces choix dans un prochain article. Ce que je peux déjà dire ici est que ce sont des appareils ménagers que j’utilise (quasiment) tous les jours et que j’aime. Chacun met son petit grain de sel, adapte ses principes à son style de vie et le fait pour des raisons différentes. Et c’est tout à fait OK !

Chaque lundi bis

Après Instagram, rendez-vous ici, sur ce site, pour prendre connaissance de l’article de la semaine, en rapport avec le défi qui y est associé. Et bien entendu, à vous de réaliser le petit exercice hebdomadaire qui l’accompagne !

Lundi 31 décembre 2018

Ding ding ding ! L’heure du bilan a sonné !

Ce sera l’occasion pour nous de revoir toutes les avancées réalisées ces 2 derniers mois, les améliorations que l’on souhaite encore poursuivre (ou non) et celles que l’on souhaite commencer. Bref, on finira l’année 2018 en grande fanfare, reboostés, fiers de ce que l’on aura accompli, moi je vous le dis !

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LES DIFFÉRENTES PORTES D’ENTRÉE POUR COMMENCER

En discutant avec mon entourage et les personnes que je rencontre au quotidien, je me suis aperçue que nous avons tous une porte d’entrée et des raisons différentes de vouloir se lancer, chacun à son échelle, dans une dynamique plus 0 waste :

  • A l’arrivée de son 1er enfant, l’une de mes amies a commencé à consommer une grande majorité de ses aliments en produits locaux et/ou bio. Elle a également fait la plupart de ses achats pour le bébé (habits, équipements,…) d’occasion. Ses motivations étaient : “je veux offrir les aliments les plus sains à mon fils” et “pourquoi payer plein pot une poussette, des habits qui ne seront utilisés que quelques mois dans une vie ?”. Arguments santé et financier
  • Mon amoureux me dit souvent que sa prise de conscience écologique a commencé en voulant donner le meilleur des nutriments à son corps et ses petites cellules ; en privilégiant des produits avec moins de pesticides et des aliments plus frais, avec plus de goût. Une alimentation en circuit court, locale et si possible bio. Argument santé donc
  • a495a8132ccfa5a380f0e86affe3e97bUne autre de mes amies souhaite que son argent soutienne des petits producteurs, créateurs locaux, qui produisent de magnifiques produits artisanaux. Des produits souvent fait main, avec des matériaux plus nobles et plus résistants que ceux que l’on peut trouver dans de grandes enseignes. Certes, parfois pour des prix un peu plus élevés au départ (puisque leur volume de production, leurs coûts n’ont rien à voir avec ceux des géants de la distribution). Argument solidarité/soutien de l’économie locale
  • Je veux prendre l’exemple de mon père qui, à son extrême, ne jette jamais rien. “On ne sait jamais” “ça peut toujours servir” sont deux phrases qui fleurissent régulièrement dans son vocabulaire. Oui, c’est le bazar et je pense qu’un peu d’ordre et de ménage ne feraient pas de mal. En revanche, c’est le roi du bricolage et de la débrouille. Un MacGyver des temps modernes. Qui arrive 9à créer des choses à partir d’une planche, d’un ancien buffet, d’un bout de ficelle et de 2 lampes (j’exagère à peine). C’est le roi du jardinage qui fait ses petites boutures avec des plantes grasses ou arbres fruitiers sélectionnés ça et là, des petites graines de tomate qu’il aime bien et qu’il garde précieusement sur des papiers sopalin avant de les mettre en terre au printemps. C’est le roi de l’anti-gaspi. La même règle s’applique bien entendu pour la nourriture (“on ne jette rien!”). Et c’est grâce à lui que j’ai entendu parlé pour la 1ère fois de compost, qui trône fièrement au fond du jardin depuis de très très nombreuses années. Rien ne se perd, tout se transforme. Pour lui, “l’anti-gaspi” est un argument écologique et financier
  • Enfin, je veux prendre mon propre exemple (et oui c’est quand même mon site et je veux parler de mon expérience !). Je vous ai déjà parlé de la naissance de mon intérêt pour le 0 déchet, Gomorra et Cie. Ce qui me hérisse littéralement les poils, ce qui me rend hors de moi, c’est quand je vois les gens dans la rue jeter leurs chewing-gum, mégots, déchets sauvages et autres papiers par terre, sans état d’âme (il m’arrive d’ailleurs de temps en temps de ne pas me gêner pour leur faire une réflexion). De voir le manque de respect de certains vacanciers dans de si beaux paysages montagneux, bords de mer, qui pensent que le monde en dehors de leur maison est une poubelle. Je ne comprends pas pourquoi nos comportements sont différents en dehors de notre logement (parce que bien sûr, je pense que personne n’irait jeter son chewing-gum sur le sol de sa cuisine, non?). Pour moi, c’est un argument qui a été avant tout écologique

 

L’EXERCICE DE LA SEMAINE (POUR VOUS)

Bref, chacun a son approche et sa vision de chose. Du coup, je vous propose de vous poser cette semaine quelques instants pour réfléchir et prendre du recul. Avant de vous embarquer dans ce challenge, je souhaite que vous réfléchissiez sur les questions suivantes :

  • LE POURQUOI : Pourquoi je veux me lancer dans ce challenge 0 waste ?
  • LE COMMENT : Quelles sont mes habitudes de consommation ?
    • Dans quel(s) domaine(s) je consomme le plus ?
    • Dans quel(s) domaine(s) je produis le plus de déchets ?
    • Pourquoi je surconsomme dans tel ou tel domaine ? En ai-je besoin, est-ce utile ? Est-ce que je me laisse prendre par les “tentations” (type promotion par email) ? par mes émotions (quand je suis émotive, mal et que je souhaite me remonter le moral en m’achetant un petit quelque chose) ?
  • LE QUOI : Quels efforts je souhaite réaliser pendant ce défi (et sur le plus long terme) ?
    • Quelles règles de consommation je souhaite poursuivre dans mon quotidien ?
    • Dans quelle(s) sphère(s) je souhaite agir : faire des courses plus zéro déchet, réduire mon gaspillage alimentaire, fabriquer mes propres cosmétiques,…
    • Quelle(s) habitude(s) “anti-0 déchet” je souhaite ne plus avoir ? (pour vous aider, je vous conseille de lire mon article précédent sur le “0 waste : par où commencer”)
    • Et aussi, quels sont les objets/appareils ménagers et autres qui me sont utiles, que j’utilise régulièrement et que j’affectionne particulièrement ?

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L’EXERCICE DE LA SEMAINE (POUR MOI)

J’ai déjà avancé sur ce petit exercice de réflexion dans mon précédent article (j’ai un peu triché, sorry!). Mes objectifs et règles personnels pour poursuivre cette démarche se résument en 5 points :

  1. Je veux faire le choix de la provenance de mes produits, de mon packaging et de ne pas avoir à faire de compromis #JeSuisUneFemmeQuiSaitCeQuElleVeut ! Je veux faire le choix de donner l’argent à des producteurs, créateurs passionnés qui aiment ce qu’ils font, qui vivent de leur passion et qui font des produits locaux, de qualité
  2. En conséquence, je suis prête à mettre un peu plus d’argent sur la table au départ car je sais que mon produit/service est de qualité et qu’il tiendra plus longtemps. Du coup, je n’aurais pas à en racheter un autre de si tôt ! Finalement, ce sont des économies réalisées sur le long terme #ByeByeObsolescence
  3. En ayant moins de choses à gérer chez moi (moins d’appareils, d’habits, de trucs et de bidules), je veux gagner du temps et l’utiliser pour faire des choses qui ont de la valeur et du sens : passer du temps avec ceux que j’aime, prendre soin de moi,…
  4. Je veux privilégier des produits alimentaires frais, sans pesticides (si possible systématiquement), provenant de circuits courts et créant de la valeur localement pour des producteurs
  5. Je veux in fine acheter moins (voire quand cela est possible pas du tout !) mais mieux !

Pour ce qui est des actions que je souhaite intégrer durablement dans ma vie de tous les jours, mes 5 plus grandes actions (que je vous ai déjà partagées) sont les suivantes :

  1. Créer l’ensemble des mes cosmétiques, de mon maquillage
  2. D’acheter en grande majorité des habits de seconde main. Bien que j’achète peu de choses, il m’arrive encore de temps en temps d’aller m’acheter un petit quelque chose pour me sentir belle !
  3. Ne plus acheter AUTANT de livres neufs. C’est un peu une maladie chez moi. J’adore les livres et les achète plus vite que je ne les lis :s et qui plus est, il est assez rare que je lise plus de deux fois un ouvrage, à quelques exceptions près. Donc ma solution réside dans les vide-grenier ou encore les bibliothèques
  4. M’inscrire sur une plateforme collaborative pour pouvoir prêter ma perceuse et mon appareil à raclette à des personnes qui n’en ont pas !
  5. Recevoir mes petits lombrics, à déposer dans mon lombricomposteur d’appartement et en prendre soin en leur donnant plein de bons déchets organiques. Miam miam

 

THE FINAL COUNTDOWN

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Parce que c’est en faisant des petites actions concrètes, réalisables au quotidien que nous ancrons DURABLEMENT de nouvelles habitudes, plus vertueuses : pour notre corps, notre bien-être, celui de notre entourage et bien entendu, celui de la Pachamama ! 🙂 

Vous aurez ainsi de super outils, idées d’actions concrètes à continuer en 2019 et au-delà!

Alors parlez de ce challenge autour de vous ! Pourquoi ne pas le réaliser avec votre amoureux/amoureuse (je vais essayer de convaincre le mien de s’embarquer dans l’aventure avec moi !), vos enfants, parents, soeurs/frères, collègues, amis, colocataires… BREF, la Terre entière (encore une fois, un bel objectif bien ambitieux) !  Parlez-en sur les réseaux aussi pour inviter les gens à participer avec vous !

Et parce que j’ai aussi besoin de soutien dans cette démarche, n’hésitez pas à me faire savoir en commentaire, sur les réseaux, si vous comptez vous joindre à moi pour cette belle aventure de 63 jours !

Je vous laisse à votre exercice ! Et suite au prochain épisode.

En attendant prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

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ZÉRO DÉCHET, PAR OÙ COMMENCER?

J’ai envie de débuter cet article par un “disclaimer” : je suis une personne qui DÉTESTE que l’on me dise quoi faire. Que l’on essaye de me culpabiliser et de me dire ce qui est bien et mal. Aussi, mon intention du jour n’est en rien de montrer du doigt. Chacun fait de son mieux au quotidien pour bien vivre. J’ai simplement envie de partager avec vous quelques chiffres, informations sur le 0 déchet et vous expliquer pourquoi cette thématique m’importe tant, en quoi elle consiste et comment j’essaye d’y tendre au quotidien.

Je suis très loin d’être parfaite et c’est ça qui est cool : j’ai encore plein de choses à découvrir, apprendre et faire ! Si ces quelques lignes peuvent vous inspirer vous aussi et vous donner envie de vous mettre en action, c’est tant mieux ! Alors en avant !

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C’est le nombre de kgs jetés chaque année par habitant en France (ADEME, 2015). Imaginez-vous : c’est un peu comme si nous jetions à la poubelle 6 de nos meilleurs potes, par français, par an. C’est sûr, je ne connais personne qui jette ses copains à la poubelle (ou du moins pas à ma connaissance), c’est simplement pour vous donner un ordre d’idée. Oui, certains de ces 458 kg sont valorisés : en déchèterie, en centre de tri et recyclage,… Et environ 55% finissent en décharge (certaines encore à ciel ouvert) et en enfouissement (de gros trous, creusés dans la terre, qui sont remplis de nos déchets avant d’être refermés, lorsqu’ils sont plein).

Autant vous dire que moi, j’aspire de moins à moins à contribuer à ce système. J’ai déjà un peu parlé de mon intérêt, ma passion même, pour l’écologie et le mieux être dans un article précédent. Alors j’ai décidé, petit à petit durant ces dernières années, de tendre vers un style de vie plus simple, minimaliste et plus “0waste” ; tout en sachant qu’il y a deux choses à souligner dans cette phrase précédente :

1.Je suis une grande croyante du “quand on veut on peut”. L’inverse est aussi vrai “quand on ne veut pas, on ne peut pas”. Aussi, pour changer, intégrer des nouvelles habitudes, il faut avant tout être prêt et vouloir changer !

2.Comme pour tout changement que l’on souhaite sur le long terme, l’essentiel est d’y aller petit pas par petit pas, au fur et à mesure (c’est la méthode Kaizen dont j’ai parlée dans mon article précédent)

 

LA MÉTHODO DES 5R

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Aussi, je me suis aidée de la méthodologie du 0waste pour au fil des mois adapter mon mode de consommation. Cette méthodo se décompose dans une “pyramide” en 5 étapes, qui se succèdent toutes les unes après les autres :

1ÈRE ÉTAPE : REFUSER

Au début de ma “quête du 0 déchet”, j’ai commencé à inspecter, analyser les choses qui étaient chez moi. Pour vous donner un ordre d’idée, un foyer possède en moyenne 7 000 objets ! Ces objets s’accumulent à travers le temps. En apportant un peu d’attention à ce qui rentrait/sortait et était déjà chez moi, je me suis donc rendue compte du nombre conséquent de “petites choses”, qui n’ont pas vraiment d’utilité première et qui venaient encombrer mon intérieur : stylos en plastique de la dernière conférence où je suis allée, porte-clef distribué dans la rue pour la sortie d’un nouveau yaourt, des échantillons en veux-tu en-voilà que je gardais “au cas où” (au cas où je les prends avec moi pour voyager, au cas où des amis viennent dormir à la maison), le sachet en plastique donné à la pharmacie du coin ou encore l’emballage en papier autour de mon pain qui auront eu une durée de vie de 7 minutes top chrono.

Cette 1ère étape permet de prendre conscience de ces petites choses, inutiles, qui rentrent dans notre quotidien. Donc la manière la plus efficace de s’en défaire pour moi a été tout simplement de refuser, dire un “non”, poli. Moi qui ai souvent du mal à dire non, ce fut un véritable exercice d’affirmation de soi ! Parfois, les personnes en face de moi sont étonnées, peuvent même insister. Je leur réponds, avec un sourire jusqu’aux oreilles, que je fais attention à mes déchets et ne préfère pas m’encombrer de choses que je n’utilise pas. Je vous jure, les gens sont hyper ouverts et enthousiastes face à cette initiative 98% du temps ! Pour le reste, ce n’est qu’une question de temps : car plus on sera de personnes à refuser, plus le message du “non merci” sera envoyé à nos commerçants, aux industriels qui devront inévitablement adapter leur stratégie marketing et d’emballage.

#We’veGotThePower !

2ÈME ÉTAPE : RÉDUIRE

Mes courses alimentaires

La réduction est passée en premier lieu par mes achats de nourriture : j’essaye d’acheter au maximum des produits en vrac (dans les magasins bio, au marché) avec mes petits sachets en tissu, mes bee’s wrap et mes contenants. Ce qui est étonnant, c’est la proximité qui se crée quand je tends au vendeur mon bee’s wrap pour qu’il puisse y mettre mon fromage à la coupe : “c’est quoi ? vous l’avez acheté où ? c’est vachement bien !” et on discute comme ça pendant quelques minutes.

Souvent les personnes me demandent si ce n’est pas plus cher d’acheter de cette manière plutôt que de me rendre dans un supermarché où les prix ont été négociés (puisque les 4 centrales d’achat principales de France achètent en gros). La réponse est non :

  • D’une part, j’achète ce dont j’ai besoin pour éviter le gaspillage. Je privilégie la qualité à la quantité
  • Je n’achète pas que du bio (qui parfois, c’est vrai, peut être un peu plus cher. Et encore ce n’est pas toujours le cas !). Pour moi, l’important est avant tout de privilégier les produits de saison, en circuits courts et de donner mon soutien (et mon argent !) aux petits producteurs. En revanche, il y a effectivement certains produits que je n’achète qu’en bio car ce sont ceux qui contiennent le plus de pesticides. Une liste des “Dirty Dozen” (les 12 produits les plus touchés par les pesticides) est réalisée tous les ans. Pour vous donner une idée, cette dernière contient les éléments suivants, les plus touchés par les pesticides (et que j’achète donc systématiquement en bio, quand c’est la saison of course !) : épinards, pommes, fraises, nectarines, pommes de terre, poivrons verts, raisins, pêches, poires, cerises, tomates, céleris, et le piment !
  • Entre 13 et 40% du coût d’un produit concerne uniquement les dépenses liées au marketing et à l’emballage. L’emballage supprimé, c’est entre 13 à 40% d’économie !

Mes cosmétiques

J’ai bien diminué ma consommation de crèmes/lotions et autres maquillages. Je ferai un scan plus précis sur cette partie dans un prochain article.

Les fringues et autres objets déco

En allant plus loin dans l’analyse de mon chez moi, j’ai également scanné les objets/fringues/articles de déco/livres que je n’utilisais pas. A vrai dire, cette partie est ma préférée (je suis un peu bizarre, je sais !). J’ADORE ranger, faire le tri. Quand je ne le fais pas chez moi, je vais chez des copines pour les aider à faire le vide de leur garde-robe, à réorganiser leur placard de cuisine, à faire le tri dans leur maquillage et produits cosmétiques. C’est même très bizarre, j’avoue !

Toutefois, je suis bien consciente que cette partie n’est pas une mince affaire pour tout le monde. Elle nous met face à nos achats compulsifs, à nos souvenirs. Saviez-vous que l’on porte seulement 20% de notre garde-robe ? 20% ! Les autres 80% sont pour les “et si”, les “peut-être” : et si j’allais à un mariage ? Et si je perdais du poids ? Et si je gagnais du poids ?… C’est comme cela, par exemple, que je me suis achetée de magnifiques escarpins noirs, chics et sobres, qui m’ont coûté bonbon. Je me suis dit “c’est bien THE pièce qu’il faut avoir dans sa garde-robe, ça peut toujours servir”. Résultat : je les ai mis une fois en 3 ans ! Je ne mets plus de talons depuis que je ne souhaite plus finir mes soirées pieds nus et que je privilégie désormais le confort avant toute chose. Encore une fois, tout est une question de style de vie et d’usage. Certaines personnes mettent des escarpins tous les jours ! L’idée ici est de faire un état des lieux de ce que l’on a par rapport à l’usage que l’on en fait.

Donc pour cette deuxième étape, les destinataires de mes petites affaires ont été Emmaüs, mes copines/copains, le Bon Coin ou encore Vide Dressing. En plus de faire de l’espace, j’ai fait des heureux et je me suis fait un peu d’argent !

Une partie de cache-cache

Je tiens également ici à souligner la question des déchets cachés : puisqu’en réduisant notre consommation, nous réduisons certes la quantité de déchets produits mais aussi la quantité de déchets produits nécessaires à la création de ce bien. On ne voit que très souvent la partie visible de l’iceberg des déchets. Je vous donne quelques exemples concrets :

  • 1 brosse à dents de 30g produit 1,5kg de déchets cachés (extraction de la matière, la production, logistique,…)
  • La production d’un jean en coton nécessite 11 000 litres d’eau (le coton est d’ailleurs la 3ème culture la plus consommatrice d’eau après le riz et le blé) (ADEME, Footprint Network)

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Encore la Famille 0 déchet (je sais et je suis FAN !) -> si le sujet vous intéresse, je vous conseille de regarder cet interview de Jérémie PICHON (le papa de la Famille 0 déchet) qui explique très bien cette notion d’”effet iceberg”.

#LessIsMore

3ÈME ÉTAPE : RÉUTILISER

Après avoir refusé, réduit, je suis arrivée à l’étape de réutiliser ! A chaque fois que j’achète quelque chose désormais, je me demande quels sont les usages de cet appareil/ce produit. Peut-il réussir à faire plusieurs choses à la fois (c’est mieux !) ? Pourrais-je en réutiliser une partie, voire l’intégralité une fois que je l’aurais consommé ?

Je prends l’exemple de certains produits que j’achète en bocaux en verre (le miel, la confiture, la sauce tomate) : je conserve toujours les pots et les réutilise pour faire les produits ménagers, conserver des restes dans le frigo,… Je peux également réutiliser certaines belles petits bouteilles ou des bocaux pour les convertir en vase pour mes fleurs.

Bref, les possibilités sont infinies. Il suffit d’un peu de créativité et c’est justement ça qui est extra!

#TheSkyIsTheLimit

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4ÈME ÉTAPE : RECYCLER

Si les 3 précédentes étapes ont été réalisées, nous arrivons à celle du recyclage. Croyez-moi, je suis une fervente défenseuse du recyclage, pour y avoir travaillée quelques temps. Toutefois, le meilleur déchet est malgré tout celui qui n’existe pas. Recycler demande de l’énergie pour la logistique, pour le process de tri et recyclage. On ne peut pas (du moins pour l’instant, jusqu’à 2022) trier tous les emballages, notamment ceux en plastique. Pour autant, l’économie du recyclage est locale et crée de la valeur, en particulier pour des matériaux tels que le verre et l’acier, qui eux sont recyclables à l’infini. Contrairement au papier/carton et au plastique, qui demande d’injecter de la matière vierge pour réutiliser la matière.

#RecyclerC’estBien #RéduireC’estMieux

5ÈME ÉTAPE : ROT (COMPOSTER)

Enfin dernière étape. Celle qui concerne environ 30% de nos poubelles : les déchets organiques. A mon sens, c’est l’étape qui est la plus difficile à mettre en place, en particulier dans les milieux urbains. A la campagne, un petit composteur au fond du jardin ou un compost collectif entre voisins, c’est plus facile. En ville, le manque de place rend la chose un peu plus difficile… mais pas impossible ! Là encore, je dirais que tout est une question de volonté ! Il existe des associations d’habitants, certainement près de chez vous, qui peuvent réceptionner vos déchets organiques (se renseigner auprès de votre mairie, par exemple). Si votre congélateur/freezer le permet, vous pouvez “stocker” vos déchets organiques le temps d’aller les déposer au compost collectif.

Sinon, vous avez également la solution du lombricompostage ; oui, oui, des petits verts de terre dans une petite boîte chez vous. Certaines municipalités proposent des prix très attractifs pour l’achat d’un lombricomposteur, voire en donnent quelques uns. Nous avons eu la chance avec mon amoureux d’en recevoir un, tout beau, de la part de la Mairie du 19ème à Paris (#Merci !). Avec en prime, une formation rapide d’1 heure pour nous expliquer le fonctionnement du composteur. Oui, cela demande une organisation un peu spéciale, de faire un petit peu de place dans son chez soi et de prendre soin de ses petites bêtes. Et justement je trouve ça très chouette, un peu comme si l’on était à la campagne dans notre appartement parisien (oui bon, j’ai dis UN PEU) !

#LeCompostC’estLaVie

 

LE 0WASTE ET MOI

On parle beaucoup, moi la première, d’une recherche de sens dans notre vie : comment amener du sens à notre quotidien, à notre travail, dans nos relations humaines ? Et bien pour moi, le 0waste apporte du sens à ma vie à moi. “Le bonheur, c’est lorsque nos pensées et nos actes sont en harmonie” disait Gandhi. C’est exactement ce que je ressens grâce à cette démarche !

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Le 0waste me met en face de mes responsabilités de citoyenne et de consommatrice. Il me donne le pouvoir de donner mon argent aux organisations et aux entreprises que je souhaite soutenir ; il me donne l’opportunité de prendre vraiment soin de ce que j’ai déjà parce que je ne souhaite plus participer à ce système d’obsolescence programmée (si cette dernière thématique vous intéresse, je vous conseille de prendre 1h14 de votre temps et de regarder CE documentaire). Et cerise sur le gâteau, le 0waste me permet de gagner du temps et de l’argent.

Je veux être réaliste et franche : mes expérimentations et recettes ne fonctionnent pas forcément du 1er coup ! Je me rappelle notamment d’une fois où j’avais fabriqué ma propre poudre pour le lave-vaisselle… qui était devenue dure comme de la roche le lendemain matin et que je ne pouvais pas sortir de son bocal en verre. Shit happens sometimes ! Vu que l’échec est simplement un coup de pouce de la vie pour nous dire d’essayer autrement, et bien j’essaye de trouver une autre recette qui me convienne davantage !

Toute cette démarche nécessite également de faire de la pédagogie auprès de mes proches. Selon les personnes, cela peut s’avérer plus difficile que d’autres. Cela concerne principalement les cadeaux. Je vais être honnête : je n’ai besoin de rien. J’ai déjà tout ce qu’il me faut, chez moi, matériellement parlant. J’explique donc à mon entourage, depuis près de deux ans, qu’il n’est donc pas nécessaire de m’acheter des objets physiques pour me faire plaisir et montrer que l’on m’aime. J’ai déjà largement de quoi faire chez moi et je ne veux pas encombrer mon espace de choses inutiles. En revanche, je suis plus qu’ouverte à recevoir des cadeaux immatériels, des expériences par exemple (restaurants, soins, activités culturelles,…). Le vrai cadeau dans tout cela, c’est de passer du temps de qualité avec les gens que j’aime et donc de partager cette expérience avec eux, si possible !

 

QUE FAIRE À SON ÉCHELLE ?

Le seul changement à faire est avec soi même ; en remettant en cause sa propre capacité à changer. De petits efforts peuvent être fait à tous les niveaux. Et c’est déjà bien ! Alors oui, peut-être que je n’arrêterai pas de prendre l’avion demain, le chemin est un process qui prend du temps et qui est pavé d’étapes intermédiaires. Pour se sentir mieux dans sa vie et dans son environnement. Parce que si ce que nous faisons est mal pour la Planète, in fine, c’est également mal pour nous !

Ce que l’on peut faire, chacun à son échelle, se résume selon moi en 3 étapes toutes simples :

  1. Si vous souhaitez commencer quelque part, analysez ce que vous avez dans votre poubelle. Je ne dis pas forcément de la vider à même le sol de votre cuisine ! Essayez simplement de porter votre attention, au quotidien, sur les choses que vous mettez dans votre poubelle d’ordures ménagères : quels déchets ? comment auraient-ils pu être évités ? quels changements je suis prête à intégrer dans mon quotidien pour descendre ma poubelle moins souvent ?
  2. Ensuite, en fonction des efforts que vous souhaitez faire et des thématiques sur lesquelles vous souhaitez vous améliorez, commencez par des petites choses : avoir toujours un tote-bag dans son sac et refuser tous les sachets en plastique, acheter un bouteille en inox réutilisable et ne plus acheter de bouteilles en plastique, investir dans des cotons réutilisables tout doux pour ne plus utiliser de cotons à démaquiller jetables,… Une multitude d’alternatives est possible, vraiment, à tous les niveaux, pour tout le monde
  3. Enfin dernière étape, apprenez à faire vos produits vous-mêmes ! C’est ludique, hyper fun. Vous pouvez changer les textures des produits, les senteurs. Que ce soit des produits ménagers aux produits cosmétiques, il y a plein de choses à faire et nous en verrons quelques unes ensemble 🙂

 

WORK IN PROGRESS

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Moi aussi je suis une slowpreneuse en construction. J’ai encore des progrès à faire sur plein d’items et j’ai envie de les faire, ces changements ! Notamment pêle-mêle sur le fait de :

 

  • Créer l’ensemble des mes cosmétiques, de mon maquillage
  • D’acheter en grande majorité des habits de seconde main. Bien que j’achète peu de choses, il m’arrive encore de temps en temps d’aller m’acheter un petit quelque chose pour me sentir belle !
  • Ne plus acheter AUTANT de livres neufs. C’est un peu une maladie chez moi. J’adore les livres et les achète plus vite que je ne les lis :s et qui plus est, il est assez rare que je lise plus de deux fois un ouvrage, à quelques exceptions près. Donc ma solution réside dans les vide-grenier ou encore les bibliothèques
  • M’inscrire sur une plateforme collaborative pour pouvoir prêter ma perceuse et mon appareil à raclette à des personnes qui n’en ont pas !
  • Recevoir mes petits lombrics, à déposer dans mon lombricomposteur d’appartement et en prendre soin en leur donnant plein de bons déchets organiques. Miam miam !

En vrai, je pense ne jamais atteindre le 0 déchet comme certains l’ont déjà fait en réduisant dans un petit bocal en verre leur poubelle de 2 ans . En revanche, je veux vraiment m’améliorer et développer un mode de vie encore plus simple, plus sain, plus créatif en produisant mes propres produits ; en décidant de A à Z ce que je mets sur et à l’intérieur de mon corps ! Je veux mettre en place des actions qui ont du sens pour moi et qui sont en accord avec mon mode de vie à moi !

 

LA SUITE ARRIVE TRÈS BIENTÔT !

En manque d’actions/d’idées concrètes pour réduire ses déchets ? Ca tombe bien : c’est la semaine européenne de réduction des déchets du 17 au 25 novembre ! J’ai donc décidé de réaliser une série d’articles durant tout le mois de novembre sur cette thématique ; en vous partageant mes astuces et recettes pour produire moins de déchets :

  • Le 0 déchet dans ma cuisine et pendant mes courses
  • …dans la salle de bain
  • Mes produits maison 0waste
  • Les soirées 0 déchet (lorsque vous organisez un dîner chez vous, par exemple)
  • Et enfin, une review de mes inspirations bouquins/documentaires/applications/sites internet et blogs,… qui peuvent vous aussi vous aider à passer à l’action !

Si vous avez des envies particulières et des souhaits (recettes de produits ménagers, de cosmétiques par exemple), n’hésitez pas à me laisser un commentaire ! J’en prendrai compte, bien entendu, et répondrai à votre demande dans l’un de ces articles !

En attendant prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

 


Un peu d’inspiration ! 

  • Super TEDX de Lauren SINGER « Pourquoi j’ai choisi de ne plus rien gaspiller« 
  • La « papesse » du 0waste, Béa Jonhson, raconte sa démarche : ICI
  • … et la Famille 0 déchet en fait tout autant : ICI et ICI
  • Edeni propose 25 objets facile à remplacer par une alternative 0waste : ICI
  • Enfin Aline nous accueille dans son appartement pour montrer ses alternatives 0 déchet : ICI

MANGE ! (PRIE, AIME) OU COMMENT MIEUX MANGER

Laissez-moi vous dire : s’il y a une chose que j’adore faire, c’est bien manger!

En plus d’aimer manger, J’ADORE cuisiner. Cuisiner me rend heureuse, vraiment. J’adore préparer un repas pour les gens que j’aime. Etre créative et aventurière en essayant de nouvelles recettes, de nouvelles saveurs. Préparer un repas complet, sain pour prendre soin de mon corps et de mon esprit. Comment mieux manger ?

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Le plaisir de la bonne bouffe

J’ai développé cet amour de la « bonne bouffe » avec un héritage de ma mère qui passait beaucoup de son temps derrière les fourneaux. Elle épluchait les pommes de terre pour ses purées maison, faisait ses propres pâtes à tarte. Le goût des bonnes choses m’a été transmis dès mon plus jeune âge !

Toutefois, je nourris une relation parfois un peu compliqué à la nourriture, qui est pour moi à la fois un plaisir, un « passe-temps » et un thérapeute! Je veux aujourd’hui avoir une relation apaisée, sans complexe et sans culpabilité. Et une alimentation qui permette aux cellules de mon corps de se sentir au top !

Une évolution au fil des ans

Mes habitudes alimentaires ont quelque peu évolué au fil des années. Très portée sur les yaourts et gâteaux maison étant plus petite, je me suis ensuite tournée vers les fruits et les légumes. J’ai adopté au fur et à mesure un « style de vie » flexitarien. Je mangeais donc de temps à autre de la viande et du poisson en quantité limitée, privilégiant ainsi la qualité. Ce choix s’est fait de façon assez naturelle pour finalement arriver à l’été 2018. Je suis devenue complètement végétarienne (enfin depuis l’épisode du « wrap effect »).

Ce choix, qui m’est totalement personnel, est dirigé par deux grandes motivations. L’une afin de limiter mon impact sur l’environnement (l’agriculture étant la 3ème plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre selon létude menée par Paul Hawken). L’autre afin de diminuer mon impact sur la souffrance aujourd’hui imposée à beaucoup d’animaux.

Ce que mes tripes me disent

Depuis plusieurs années, je remarque un certain inconfort au niveau de mon système digestif, qui est devenu de plus en plus sensible. Des maux d’estomac lorsque je suis stressée, des maux aux intestins quand je mange certains types d’aliments,…

J’ai donc il y a 3 ans environ, entrepris de consulter un gastro-entérologue (spécialiste du système digestif). L’idée était d’éliminer petit à petit certains aliments de mon alimentation pour identifier quel(s) pouvai(en)t être une (des) source(s) d’intolérance ou d’allergie. Rien n’est réellement ressorti. Je suis donc arrivée à la seconde étape. Une endoscopie (long tuyau avec une caméra au bout que l’on insère par la bouche dans l’oesophage et l’estomac pour vérifier que tout roule). Miam miam. Là encore, rien d’anormal.

… et ce que mon sommeil essaye de me dire aussi !

En plus de cela est venu s’ajouter des problèmes de sommeil. Léger, troublé, non réparateur, je me réveillée régulièrement avec des nausées. Je pensais même souffrir d’apnée du sommeil à cause des fatigues extrêmes avec lesquelles je me réveillais parfois. J’ai donc décidé de me faire hospitaliser pendant 2 jours dans un service spécialisé dans les troubles du sommeil. Munie d’électrodes partout sur la tête, la poitrine, les jambes, mon sommeil était également filmé. Résultat identique que pour celui de mon endoscopie : tout était normal. Retour à la case départ.

Autant vous dire que j’étais désemparée et me sentais totalement incomprise/impuissante. Je sentais de réels troubles dans mon ventre, dans ma tête mais rien sur le papier ne pouvait attester de ces maux. Je suis pourtant une personne plutôt saine, qui mange des produits frais et variés, très peu de produits industriels. Et oui, je ne suis pas une grande sportive mais je bouge régulièrement malgré tout.

L’heure du bilan

J’ai donc tout d’abord fait un constat. J’étais tout simplement malheureuse dans ma vie (personnelle, professionnelle) et dans mon corps ! Je devais prendre mon courage à deux mains pour passer à l’action : changement de travail, d’appartement, d’amoureux, tout y est passé ! Et c’est vrai, j’ai senti un réel changement, en particulier sur mon sommeil qui devenait plus réparateur et stable. En revanche, les problèmes d’intestin étaient toujours présents : de la rétention d’eau, d’air, des crampes. C’était pas sexy tous les jours !

Depuis, je cherche à trouver des réponses à ces inconforts. J’en ai trouvé certaines, notamment grâce à des plantes, herbes et graines qui me permettent de réduire l’intensité des crises. Et je souhaite également creuser du côté de la médecine indienne, l’ayurveda, pour mieux connaître les aliments à privilégier/éviter.

Aussi, je tiens à partager avec vous certains de ces tuyaux. Dans cet article et dans un suivant qui parlera de l’ensemble des plantes, herbes et huiles essentielles que j’utilise pour faciliter la digestion.

Le pouvoir des graines, noix et légumineuses

pots en verre, vrac, réutilisation

En plus des herbes, plantes et graines que j’utilisent régulièrement, j’ai commencé à m’intéresser au pouvoir extraordinaire des graines, noix et légumineuses. Ce changement s’est opéré il y a 4 ans environ afin de diversifier et équilibrer mon alimentation.

Ce que je peux partager avec vous, c’est que j’adore agrémenter mes plats de lentilles, pois chiches, quinoa, petit épeautre. Et que je saupoudre volontiers mes salades, soupes et desserts de graines de lin, courge, chia, chanvre et autres noix, noix de cajou et amandes.

En plus d’être très facile à préparer, riches en vitamines, protéines et minéraux, je peux les acheter en vrac pour la grande majorité d’entre elles #zerowaste.

Note pour plus tard : je vous partagerai également les essentiels de ma cuisine !

Les quelques principes que j’incorpore au quotidien

Je tente donc au quotidien de nourrir une hygiène de vie qui me permet de trouver un équilibre. Tout ne se fait pas du jour au lendemain. Maxwell Maltz s’est fait connaître avec sa théorie des 21 jours nécessaires pour ancrer durablement une habitude dans votre quotidien.

Pour ma part, je ne suis pas certaine d’adhérer à cette temporalité qui diffère selon la personnalité de chacun, l’habitude à ancrer,… En revanche, je suis une « big believer » de la méthode Kaizen. Elle consiste à adopter progressivement de nou­veaux réflexes. Commencer par un objectif qui semble facilement atteignable et, une fois l’automatisme acquis, on passe à un autre item.

Si je devais résumer la checklist que je tente d’intégrer depuis cet été en 7 points, progressifs, pour installer durablement un mode de vie sain, voici ceux que je partagerai avec vous :

1.Une règle ultra simple mais que nous oublions parfois. Celle de s’hydrater suffisamment, tous les jours, avec de l’eau / thé / tisane et kombucha préféré. C’est la base et je peux vous assurer qu’elle est malgré tout parfois (voire souvent) négligée. Il m’arrive assez régulièrement d’avoir mal à la tête, tout ça pour me rendre compte que je n’ai juste pas assez bu. Deux grands verres d’eau, pris lentement, et c’est reparti !

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2.Seconde règle ultra simple et ultra efficace : la mastication. C’est un point d’attention car je suis du genre à avaler directement ce que je mange pendant que je lis un article ou regarde une vidéo sur YouTube ! On me l’a déjà répété 1 001 fois. Plus on prend le temps de mastiquer, plus on donne l’opportunité d’envoyer le message au cerveau que l’on mange et plus vite on sera rassasié. Oui d’accord. Et surtout, nos dents sont faites pour mâcher la nourriture car notre système digestif n’est pas équipé pour digérer de trop gros morceaux de nourriture. Voyons-le de cette manière. Plus on mâche, moins notre système digestif sera mobilisé et moins d’énergie nous perdrons à digérer la nourriture.

On m’a conseillé cet été de mâcher pour chaque bouchée environ 55 fois par la viande/le poisson et 35 fois pour les autres aliments. Oui vous prendrez plus de temps pour manger et c’est tant mieux ! Votre petit bidon vous dira merci plus tard !

3.J’y vais molo sur la caféine. Le café en premier car c’est un excitant et qu’il déshydrate le corps (très dur pour moi car j’adore le café ! Je n’en bois désormais qu’à de rares occasions). Et le thé également (j’essaye, j’essaye de me restreindre à 2 à 3 tasses de thé grand max par jour. Pas facile là aussi, je suis une « tea addict »). Je préfère donc les tisanes, de l’eau chaude infusée avec des bouts de gingembre frais, du concombre, du citron, de la menthe.

Tea, a hug in a cup

Et 4 derniers principes pour la route

4. Une notion que j’applique seulement depuis quelques semaines et qui me fait, je dois le dire, un bien fou. Eviter au maximum de manger des fruits crus pendant et après les repas. Je m’explique : mon système digestif est assez fragile et facilement victime de ballonnements, gargouillements… Bref, je passe les détails ! Les fruits sont digérés beaucoup plus rapidement que le reste des aliments que vous ingérez. Cela prend environ 20 à 30 minutes pour les fruits, plusieurs heures pour le reste. En effet, les fruits sont composés en très grande quantité d’eau.

Donc imaginez un train : vous avez la locomotive, les wagons. Si le dernier wagon va plus vite que le reste de la machine, c’est le bordel (voire l’accident). Et bien pour les fruits c’est pareil. Je préfère donc désormais les prendre le matin, a jeun avant mon petit déjeuner. Ou en dehors des repas, pour ne pas perturber ma digestion.

5. Dans la continuité du point précédent, j’essaye autant que faire se peut de dissocier les aliments que je mange (la méthode du « food combining »). C’est-à-dire qu’avec la même logique du petit train expliquée précédemment, j’associe les aliments qui se digèrent le mieux ensemble. Les protéines avec les légumes, les féculents avec les légumes et en évitant les protéines avec les féculents

6. J’évite les produits laitiers qui ne font pas vraiment du bien à mon bidon. Je ne prends désormais que du lait végétal avec mon muesli, consomme de temps à autre des yaourts de lait de vache ou de brebis… Et garde quand même une partie réservée au fromage, que je consomme malgré tout de temps en temps ! #LeFromageCestLaVie

7. Enfin, j’insère régulièrement dans mon alimentation des produits lactofermentés, remplis de probiotiques (les bonnes bactéries présentes dans l’intestin). Yaourt végétal à la noix de cajou, kombucha et kéfir de fruits, le chou de la choucroute (c’est quand même plus rare !). Il m’arrive très régulièrement d’acheter des compléments alimentaires de probiotiques (en gélule ou en sachet dans n’importe quel magasin bio). En particulier durant des périodes de l’année où je me sens plus faible ou il m’arrive de prendre un antibiotique (qui détraque bien comme il faut votre flore intestinale by the way).

To eat or not to eat

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Manger devient l’équivalent de se soigner… tout en se faisant plaisir !

Mon statement c’est que l’on peut tout à fait manger sain sans manger triste. Se faire plaisir tout en prenant soin de ces petites cellules. Ne pas se limiter dans nos choix et continuer à partager de délicieux moments, chez soi ou dans les restos, avec les gens qu’on aime. J’ai une vision globale de la nourriture qui peut se résumer à « tout avec modération, y compris la modération » (Julia Child).

Encore une fois, les items que je vous ai partagés ne sont pas à prendre à la lettre. De un, je n’y arriverai pas car elle est pour moi trop restrictive et m’empêcherait de vivre au quotidien. Je reste malgré tout une très grande gourmande et trop de restrictions ne me motiveraient qu’à ne pas les suivre. Je suis comme ça 🙂 Et j’aime me dire également que c’est en étant 80% du temps attentif à ce que l’on met dans son corps, aux bienfaits des nutriments, vitamines, minéraux naturellement présents dans les aliments frais et sains.

Je remarque toutefois un réel confort et une certaine légèreté à chaque fois que je suis ces quelques préceptes. Pour moi, la nourriture est un véritable allié santé. Certains aliments et « superfoods » comme on en entend parler peuvent être tout aussi voire plus efficaces que des médicaments. Ils sont plus sains et peuvent vous éviter de nombreux allers-retours chez le médecin !

L’alimentation comme une philosophie

Je ne suis en rien médecin, diététicienne ou naturopathe. En revanche, il me tient à coeur de partager avec vous la philosophie d’alimentation qui me convient. Comment mieux manger me rend heureuse.

Parce que certes, j’adore mes greens smoothies, mes tisanes et mes salades de graines. Et j’adore aussi une bonne tranche de pain avec du munster et de la bière (n’est pas alsacienne qui veut !) ou un super verre de vin (n’est pas française qui veut) !

La Pachamama〈♥〉

visuel coloré ananas

MANGE ! (PRIE, AIME)

Laissez-moi vous dire : s’il y a une chose que j’adore faire, c’est bien manger!

En plus d’aimer manger, J’ADORE cuisiner. Cuisiner me rend heureuse, vraiment. J’adore préparer un repas pour les gens que j’aime. J’aime être créative et aventurière en essayant de nouvelles recettes, de nouvelles saveurs. J’aime préparer un repas complet, sain pour prendre soin de mon corps et de mon esprit.

HSie7k

J’ai développé cet amour de la « bonne bouffe » depuis toute petite, un héritage de ma mère qui passait beaucoup de son temps à la maison derrière les fourneaux, à éplucher les pommes de terre pour ses purées maison, à faire ses propres pâtes brisées pour confectionner ses délicieuses tartes maison. Le goût des bonnes choses m’a été transmis dès mon plus jeune âge !

Toutefois, je nourris une relation parfois un peu compliqué à la nourriture, qui est pour moi à la fois un plaisir, un « passe-temps » et un thérapeute lorsque je ne me sens pas dans mon assiette (c’est le cas de le dire !). Je veux aujourd’hui avoir une relation apaisée, sans complexe et sans culpabilité. Et une alimentation qui permette aux cellules de mon corps de se sentir au top !

UNE ÉVOLUTION AU FIL DES ANS

Mes habitudes alimentaires ont quelque peu évolué au fil des années : très portée sur les yaourts, les gâteaux et tartes maison étant plus petite, je me suis ensuite tournée vers les fruits et les légumes lorsque j’ai quitté le cocon familial pour la 1ère fois, à 20 ans. J’ai adopté au fur et à mesure un « style de vie » flexitarien, c’est-à-dire que je mangeais de temps à autre de la viande et du poisson en quantité limitée, privilégiant ainsi la qualité. Ce choix s’est fait de façon assez naturelle (je n’ai jamais été une très grande carnivore) pour finalement arriver à l’été 2018 et devenir complètement végétarienne (enfin depuis l’épisode du « wrap effect » dont je vous ai déjà parlé).

Ce choix, qui m’est totalement personnel, est dirigé par deux grandes motivations : l’une afin de limiter mon impact sur l’environnement (l’agriculture étant la 3ème plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre selon létude menée par Paul Hawken), l’autre afin de diminuer mon impact sur la souffrance aujourd’hui imposée à beaucoup d’animaux.

CE QUE MES TRIPES ME DISENT

Depuis plusieurs années, je remarque un certain inconfort au niveau de mon système digestif, qui est devenu de plus en plus sensible : des maux d’estomac lorsque je suis stressée, des maux aux intestins quand je mange certains types d’aliments,…

J’ai donc il y a 3 ans environ, entrepris de consulter un gastro-entérologue (spécialiste du système digestif). Dans un premier temps, l’idée était d’éliminer petit à petit certains aliments de mon alimentation (caféine, aliments frits, laitage, gluten, alcool, charcuterie, boissons gazeuses en tout genre, produits industriels) pour identifier quel(s) pouvai(en)t éventuellement être une (des) source(s) d’intolérance, voire d’allergie. Rien n’est réellement ressorti. Je suis donc arrivée à la seconde étape : une endoscopie (long tuyau avec une caméra au bout que l’on insère par la bouche dans l’oesophage et l’estomac pour vérifier que tout roule). Miam miam. Là encore, rien d’anormal identifié.

En plus de cela est venu s’ajouter des problèmes de sommeil : léger, troublé, non réparateur, je me réveillée régulièrement avec des nausées. Je pensais même souffrir d’apnée du sommeil à cause des fatigues extrêmes avec lesquelles je me réveillais parfois. J’ai donc décidé, à nouveau sur les conseils de mon gastro-entérologue, de me faire hospitaliser pendant 2 jours dans un service spécialisé dans les troubles du sommeil. Munie d’électrodes partout sur la tête, la poitrine, les jambes, mon sommeil était également filmé. Résultat identique que pour celui de mon endoscopie : tout était normal. Retour à la case départ.

Autant vous dire que j’étais désemparée et me sentais totalement incomprise/impuissante : je sentais de réels troubles dans mon ventre, dans ma tête mais rien sur le papier ne pouvait attester de ces maux. Je suis pourtant une personne plutôt saine, qui mange des produits frais et variés, très peu de produits industriels et qui bouge régulièrement (OK je n’ai jamais été une très grande sportive mais quand même !).

J’ai donc tout d’abord fait un constat :  j’étais tout simplement malheureuse dans ma vie (personnelle, professionnelle) et dans mon corps ! Je devais prendre mon courage à deux mains pour passer à l’action : changement de travail, d’appartement, d’amoureux, tout y est passé ! Et c’est vrai, j’ai senti un réel changement, en particulier sur mon sommeil qui devenait plus réparateur et stable. En revanche, les problèmes d’intestin étaient toujours présents : de la rétention d’eau, d’air, des crampes. C’était pas sexy tous les jours ! Depuis, je cherche à trouver des réponses à ces inconforts. J’en ai trouvé certaines, notamment grâce à certaines plantes, herbes et graines qui me permettent de réduire l’intensité des crises quand je peux en avoir. Et je souhaite également creuser du côté de la médecine indienne, l’ayurveda, pour mieux comprendre la composition de mon corps et les aliments à privilégier/éviter (si d’ailleurs vous avez des tuyaux à ce sujet, je suis plus que preneuse !).

Aussi, je tiens à partager avec vous certains de ces tuyaux ; dans cet article et notamment dans un suivant qui parlera de l’ensemble des plantes, herbes et huiles essentielles que j’utilise pour facilier la digestion.

LE POUVOIR DES GRAINES, NOIX ET LÉGUMINEUSES

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En plus des herbes, plantes et graines que j’utilisent régulièrement, j’ai commencé à m’intéresser au pouvoir extraordinaire des graines, noix et légumineuses il y a 4 ans environ, afin de diversifier et équilibrer mon alimentation. Je reviendrai sur ce sujet un peu plus tard car il me tient à coeur et j’ai beaucoup beaucoup de choses à dire sur cette thématique !

Ce que je peux d’ores et déjà partager avec vous, c’est que j’adore agrémenter mes plats de lentilles, pois chiches, quinoa, petit épeautre ; et que je saupoudre volontiers mes salades, soupes et desserts de graines de lin, de courge, de chia, de chanvre et autres noix, noix de cajou et amandes.

En plus d’être très facile à préparer, riches en vitamines, protéines et minéraux, je peux les acheter en vrac pour la grande majorité d’entre elles #0waste

Note pour plus tard : je vous partagerai également les essentiels de ma cuisine !

LES QUELQUES PRINCIPES QUE JE TENTE D’INCORPORER AU QUOTIDIEN

Je tente donc au quotidien de nourrir une hygiène de vie qui me permet de trouver un équilibre. Tout ne se fait pas du jour au lendemain. Maxwell Maltz s’est fait connaître dans le monde entier avec sa théorie des 21 jours nécessaires pour ancrer durablement une habitude dans votre quotidien.

Pour ma part, je ne suis pas certaine d’adhérer à cette temporalité qui diffère selon la personnalité de chacun, l’habitude à ancrer,… En revanche, je suis une « big believer » de la méthode Kaizen, qui consiste à adopter progressivement de nou­veaux réflexes. Commencer par un objectif qui semble facilement atteignable et, une fois l’automatisme acquis, on passe à un autre item.

Si je devais résumer la checklist que je tente d’intégrer depuis cet été en 7 points, progressifs, pour installer durablement un mode de vie sain, voici ceux que je partagerai avec vous :

1.Une règle ultra simple mais que nous oublions parfois : celle de s’hydrater suffisamment, tous les jours, avec de l’eau / thé / tisane et kombucha préféré. C’est la base et je peux vous assurer qu’elle est malgré tout parfois (voire souvent) négligée. Il m’arrive assez régulièrement d’avoir mal à la tête, tout ça pour me rendre compte que je n’ai juste pas assez bu depuis le début de la journée. Deux grands verres d’eau, pris lentement, et c’est reparti !

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2.Seconde règle ultra simple et ultra efficace : la mastication. C’est un point d’attention pour ma part car je suis du genre à avaler directement ce que je mange pendant que je lis un article ou regarde une vidéo sur YouTube ! On me l’a déjà répété 1 001 fois (peut-être vous aussi ?) : plus on prend le temps de mastiquer, plus on donne l’opportunité d’envoyer le message au cerveau que l’on mange et plus vite on sera rassasié. Oui d’accord. Et surtout, nos dents sont faites pour mâcher la nourriture car notre système digestif n’est pas équipé pour digérer de trop gros morceaux de nourriture. Voyons-le de cette manière : plus on mâche, moins notre système digestif sera mobilisé et moins d’énergie nous perdrons à digérer la nourriture. A titre d’exemple, on m’a conseillé cet été lors de mon voyage en Mongolie de mâcher pour chaque bouchée environ 55 fois par la viande/le poisson et 35 fois pour les autres aliments (mas o menos). Oui vous prendrez plus de temps pour manger et c’est tant mieux ! Votre petit bidon vous dira merci plus tard !

3.J’y vais molo sur la caféine : le café en premier car c’est un excitant et qu’il déshydrate le corps (très dur pour moi car j’adore le café ! Je n’en bois désormais qu’à de rares occasions, pour me faire plaisir) ; et le thé également (j’essaye, j’essaye de me restreindre à 2 à 3 tasses de thé grand max par jour. Pas facile là aussi, je suis une « tea addict »). Je préfère donc les tisanes, de l’eau chaude infusée avec des bouts de gingembre frais ou encore de l’eau infusée avec du concombre, du citron, de la menthe et/ou du basilic.

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4. Une notion que j’applique seulement depuis quelques semaines et qui me fait, je dois le dire, un bien fou : éviter au maximum de manger des fruits crus pendant et après les repas. Je m’explique : mon système digestif est assez fragile et facilement victime de ballonnements, gargouillements… Bref, je passe les détails ! Les fruits sont digérés beaucoup plus rapidement que le reste des aliments que vous ingérez (en moyenne, 20 à 30 minutes pour les fruits contre plusieurs heures pour le reste) car ils sont composés en très grande quantité d’eau. Donc imaginez un train : vous avez la locomotive, les wagons. Si le dernier wagon va plus vite que le reste de la machine, c’est le bordel (voire l’accident). Et bien pour les fruits c’est pareil. Je préfère donc désormais les prendre le matin, a jeun avant mon petit déjeuner, ou en dehors des repas, pour ne pas perturber ma digestion.

5. Dans la continuité du point précédent, j’essaye autant que faire se peut de dissocier les aliments que je mange (la méthode du « food combining »). C’est-à-dire qu’avec la même logique du petit train expliquée précédemment, j’associe les aliments qui se digèrent le mieux ensemble : les protéines avec les légumes, les féculents avec les légumes et en évitant les protéines avec les féculents. Je rentrerai dans davantage d’explications sur le « food combining » dans un prochain article

6. J’évite les produits laitiers qui ne font pas vraiment du bien à mon bidon. Je ne prends désormais que du lait végétal avec mon muesli, consomme de temps à autre (très rarement) des yaourts de lait de vache ou de brebis… Et garde quand même une partie réservée au fromage, que je consomme malgré tout de temps en temps ! #LeFromageCestLaVie

7. Enfin, j’insère régulièrement dans mon alimentation des produits lactofermentés, remplis de probiotiques (des bonnes bactéries qui apportent le bon équilibre avec les mauvaises bactéries présentes dans l’intestin) : yaourt végétal à la noix de cajou, kombucha et kéfir de fruits, le chou de la choucroute (c’est quand même plus rare !). Il m’arrive très régulièrement d’acheter des compléments alimentaires de probiotiques (que vous trouvez en gélule ou en sachet dans n’importe quel magasin bio), en particulier durant des périodes de l’année où je me sens plus faible ou il m’arrive de prendre un antibiotique (qui détraque bien comme il faut votre flore intestinale by the way).

TO EAT OR NOT TO EAT

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Manger devient l’équivalent de se soigner… tout en se faisant plaisir !

Mon statement c’est que l’on peut tout à fait manger sain sans manger triste ; se faire plaisir tout en prenant soin de ces petites cellules ; ne pas se limiter dans nos choix et continuer à partager de délicieux moments, chez soi ou dans les restos, avec les gens qu’on aime. J’ai une vision globale de la nourriture qui peut se résumer à « tout avec modération, y compris la modération » (Julia Child).

Encore une fois, les items que je vous ai partagés ne sont pas à prendre à la lettre. De un, je n’y arriverai pas car elle est pour moi trop restrictive et m’empêcherait de vivre au quotidien. Je reste malgré tout une très grande gourmande et trop de restrictions ne me motiveraient qu’à ne pas les suivre. Je suis comme ça 🙂 Et j’aime me dire également que c’est en étant 80% du temps attentif à ce que l’on met dans son corps, aux bienfaits des nutriments, vitamines, minéraux naturellement présents dans les aliments frais et sains, que l’on peut 20% du reste du temps être plus indulgent sur notre alimentation.  Je remarque toutefois un réel confort et une certaine légèreté à chaque fois que je suis ces quelques préceptes. Pour moi, la nourriture est un véritable allié santé, certains aliments et « superfoods » comme on en entend parler peuvent être tout aussi voire plus efficaces que certains médicaments. Ils sont plus sains et peuvent vous éviter de nombreux allers-retours chez le médecin !

Je ne suis en rien médecin, diététicienne ou naturopathe. En revanche, il me tient à coeur de partager avec vous la philosophie d’alimentation qui me convient et me rend heureuse.

Parce que certes, j’adore mes greens smoothies, mes tisanes et mes salades de graines. Et j’adore aussi une bonne tranche de pain avec du munster et de la bière (n’est pas alsacienne qui veut !) ou un super verre de vin (n’est pas française qui veut) !

La Pachamama〈♥〉

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IL EST ENCORE TEMPS !

Il y a 10 ans de cela, je lisais « Gomorra », roman de Roberto Saviano qui décrivait les dessous de la gestion des déchets en Italie, présidée sur place par la mafia (j’en ai déjà parlé dans un article précédent sur Medium. Cette lecture bouleversa ma vision du monde et m’a donné envie de poursuivre un métier qui me permettrait de faire de cette Planète un monde meilleur ; en sensibilisant notamment le grand public sur les questions environnementales, en particulier celle de la gestion des déchets.

Mon envie de « jeune fille fraîche de 20 ans » n’a toujours pas faibli. Au contraire. Pour moi, la considération de notre environnement est une chose naturelle, indispensable. Passer du temps dans la nature, la laisser encore plus belle après mon passage m’apporte beaucoup de satisfaction et de paix intérieure.

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Changeons de récit(s) !

Oui mais voilà : je suis tout à fait consciente que beaucoup de personnes ne partagent pas forcément mon point de vue. Que l’on peut facilement être qualifié d’utopiste, de naïf ou de doux rêveur (pour les plus sympas !). Que certains disent que consommer de la nourriture provenant de circuits courts, locaux et/ou bio, c’est beaucoup plus cher. Que faire ces produits ménagers, ça prend du temps. Que de recycler et composter ses déchets, ça prend de la place. Ce sont, à mon sens, des excuses que l’on se donne parce qu’il est challengeant, il est vrai, de changer ses habitudes. Attention, je suis moi-même très très loin d’être parfaite. Je souligne simplement ici le fait que nous pouvons tous, à notre échelle, essayer de faire mieux. Et quitte à être optimiste, oser voir un peu plus grand et avoir des objectifs plus ambitieux. Car c’est en voyant un peu plus loin que nous sollicitons notre créativité, notre innovation et que nous arrivons à faire beaucoup plus que prévu !

J’ai une petite confession à faire : j’avoue avoir un gros guy crush sur Cyril Dion (oui oui, celui qui a écrit et réalisé le film « Demain » avec Mélanie Laurent). Dans son « Petit manuel de résistance contemporaine » (que j’ai bu comme du petit lait, je vous le conseille), Cyril propose des pistes pour tous se mettre en action face à l’effondrement écologique qui se produit actuellement. Surtout, il souligne la nécessité de « changer de récit », raconter d’autres histoires en suscitant l’envie et la créativité de tous. 

Il est encore temps !

Cette envie, cette créativité, cette mise en action pour frapper l’imaginaire d’un nombre suffisant de personnes et faire basculer le collectif, je l’ai vu briller de tout son éclat cette semaine, dans l’initiative « Il est encore temps » : les YouTubers les plus « trendy » du moment se rassemblent pour sauver la planète ; en étant optimistes sans être naïfs. De cette démarche est née un site avec plein d’idées d’actions ultra concrètes à mettre en place si vous souhaitez amorcer le changement ; et une vidéo qui a atteint un nombre record de 2 millions de vues en une journée. Franchement, je visionne ce type de vidéo et j’en ressors AU TAQUET, reboostée, avec une envie folle de me bouger le popotin. Vous aussi ? Ca tombe bien, une marche pour le climat est organisée pas plus tard que demain, samedi 13 octobre, dans de nombreuses villes en France.

Et pour finir, si vous avez encore besoin d’un petit coup de pouce après la lecture du livre de Cyril Dion, le visionnage du film « Demain » et la vidéo « Il est encore temps », et que vous êtes dispos ce soir, on pourra peut-être se croiser à l’événement « Cultivons notre confiance pour la Planète » organisé au Grand Rex : 3 000 participants, des intervenants inspirants (notamment Marc de la Ménardière et Satish Kumar pour ceux qui auraient vu l’excellent « En quête de sens »), un concentré j’en suis certaine d’idées à mettre en application sur les thèmes de l’écologie, la transition sociale et la citoyenneté. Quel programme, je suis HYPER excitée !

La Pachamama

C’est toute cet envie et entrain qui m’ont inspirée à intituler ce site « La Pachamama » ; l’envie de préserver notre Terre-Mère et de lui rendre hommage. pachamama

L’envie de dire que le monde qui nous entoure est tout simplement le reflet du monde que nous avons à l’intérieur de nous-même (petite minute philosophique !). Et que de la même manière que je souhaite prendre soin de mon corps et mon esprit, il en va de même pour le monde extérieur que je ne traite pas non plus comme une poubelle.

Bref, un peu comme la fractale, ce motif qui se répète à différentes échelles (comme la feuille d’une fougère par exemple) c’est en se changeant soi que l’on peut changer le monde (la citation est bien connue) ! C’est pour cela que ce site me tient à coeur car je souhaite partager avec vous mes trucs et astuces du quotidien pour produire moins de déchets, réduire mon impact sur l’environnement et somme toute, être plus heureuse !

Less is more

Un beau programme en perspective pour vous et moi ! Le 0-waste est vraiment une source de créativité et d’imagination, en réutilisant et réinvantant ; une source de satisfaction en refusant, réduisant et compostant.

Vous remarquerez au grès des pages que je fais uniquement référence à la notion de « 0-waste » et non « 0 déchet ». Bien que j’adore placer des anglicismes dans mes phrases, je le fais encore bien volontiers ici car le terme « waste » en anglais fait référence à la fois au déchet et à la fois au gaspillage. Tendre vers le 0-waste donc, c’est réduire son impact en limitant le gaspillage. Cette notion est primordiale pour moi car le gaspillage me rend totalement malade !

J’essaye donc de faire de mon mieux et d’adapter, notamment, mes courses à ma consommation de tous les jours. Certes cela demande des petits efforts et changements d’habitudes que je réalise volontiers. Et cela demande également un changement d’habitude, progressif, pour les personnes que je rencontre : j’attache de l’importance à faire de la pédagogie auprès de ma boulangère quand je vais chercher mon pain avec un sac en tissu; auprès du vendeur au stand de fromage lorsque que je vais récupérer mon comté à la coupe avec un « bee’s wrap » (tissu recouvert de cire d’abeille qui permet de se passer de film alimentaire et d’aluminium) ; auprès du serveur quand je lui demande un Perrier rondelle sans paille ; ou encore auprès des personnes qui distribuent dans la rue, les magasins, les salons des prospectus et des échantillons en tout genre.

La marche est en cours, elle continue ce samedi. Nous avons tous notre place pour apporter notre contribution dans cette société qui se dessine plus collaborative, humaine et respectueuse de son environnement.

Je vous dis donc pour certains à ce soir, au Grand Rex. Et sinon, à demain 14h pour une grande marche!

La Pachamama〈♥〉


  • Pour réserver votre place pour l’événement « Cultivons notre confiance en la Planète » de ce soir, c’est ICI
  • Pour visionner la vidéo « Il est encore temps » et vous donner du peps, c’est LA
  • Pour en savoir plus sur les friandises philosophiques, c’est par ICI !
  • Pour visionner le documentaire « En quête de sens » en participation libre, c’est sur CE site

TROUVER MA VOIX (VOIE)

Le « wrap effect »

Tout a commencé un soir de 15 juillet 2018, après avoir célébré la victoire des Bleus lors de la Coupe du Monde. Pour tout vous avouer, j’ai effectivement bien fêté et j’aurais dû m’arrêter avant mes 4 verres de rosé. Résultat : je me retrouve à 21h30 un peu trop éméchée, à faire la queue dans le McDonald’s de mon quartier pour commander 2 petits wraps au poulet. Je peux vous assurer que j’ai, à ce moment précis, touché le fond. De un, la multinationale représente pour moi (et c’est un avis tout à fait personnel !) tout ce qui va mal dans ce monde capitaliste, qui va trop vite, qui nous empêche de réfléchir sur les aliments que nous mettons dans notre corps, ce pillage de nos ressources et cette agriculture massive,… Et de deux… moi qui me suis lancée il y a plusieurs mois dans un défi végé… c’est pas gagné ! 

Je me réveille le lendemain matin donc, en me rappelant le plaisir que j’ai pu ressentir sur le moment de manger mes deux petits wraps (et mes merveilleuses deluxe potatoes) tout en ayant à l’esprit ce sentiment de culpabilité qui ne voulait pas partir. Moi qui à l’aube de mes 30 ans, tente encore plus de trouver ma voix (voie) dans cette jungle qu’est la vie. Et pourtant, cette expérience que j’appelle désormais « le wrap effect« , m’a rappelée à l’ordre sur mes valeurs et la congruence que je souhaite intégrer dans ma vie. Merci McDo ! 

 

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Je ne sais pas vous mais cette épée de Damoclès qui pèse sur mes épaules, ces 30 ans justement, m’est vraiment très lourde. Est-ce parce que je suis déjà depuis 2 ans en plein questionnement sur mon rôle dans cette société ? Sur la part que je souhaite apporter au bien commun ? Ou/et est-ce parce que je ressens cette pression constante de la société, de mon entourage, d’avoir franchi certaines étapes “obligatoires” pour une femme puisque je passe désormais la 30aine ? 

Si je pousse l’exercice un peu plus loin et que je fais le “bilan”, je me rends compte que mon quotidien est depuis bien longtemps régie par cette pression : celle de mon entourage en allant étudier dans une “bonne” école de commerce, pour maximiser mes chances d’avoir un “bon” travail à la sortie. La pression d’une société qui me susurre à l’oreille qu’il y a certaines cases à cocher avant 30 ans : la case propriétaire, mariage, enfants, chien/chat.

Etant quelqu’un d’organisée, je ne rate jamais mes consultations annuelles chez le dentiste, dermatologue et autre gynécologue. Je me rappelle d’ailleurs d’un rendez-vous en été 2017 chez mon (ancienne) gynéco : je venais de fêter mes 29 ans, tout était en ordre. Toutefois, elle a tenu à souligner qu’il ne fallait pas tarder à considérer d’avoir un enfant car, on le sait bien, “les chances de concevoir un enfant chez une femme ne font que décroitre à partir de 30 ans”. Mon coeur a fait un bond dans ma poitrine. J’ai toujours été une grande fan de la série “Mad Men” mais uniquement pour la BO et les vêtements sixties. Je n’arrivais pas à le croire ! Je n’avais même pas encore 30 ans que l’on considérait déjà ma date de péremption.

A écouter ce que ces personnes me disent, je n’ai envie que d’une chose (bon en vrai, plusieurs) :

  1. J’ai envie de poursuivre un chemin qui me plaît, de choisir un travail qui n’en est pas un et qui me donne envie de me réveiller chaque jour avec une patate d’enfer.
  2. J’ai envie d’avoir la liberté de choisir mon quotidien : être freelance alors que mon entourage serait rassuré de me savoir en CDI ; peut-être gagner moins d’argent chaque mois et avoir plus de temps pour développer mes passions et les projets qui me tiennent à coeur ; lever les blocages et peurs que je traine depuis trop longtemps pour avoir un maximum d’énergie et avancer l’esprit serein
  3. Et surtout, j’ai envie de dire haut et fort que mes décisions et mon corps m’appartiennent, que je suis très loin d’être ménopausée et que c’est à moi de décider le moment opportun où je me sentirai prête à fonder une famille.

Choisir c’est renoncer

Certains diront “Vous êtes vraiment trop gâtés, vous, la génération Y. Vous avez beaucoup trop de choix ! Mais à votre âge, nous n’en avions pas !”. Oui, il est certain que lorsque que je compare mon quotidien à celui de mes grands-parents, de mes parents même parfois, je me considère comme extrêmement chanceuse. Je suis née dans un monde qui m’offre des possibilités presque infinis pour voyager, communiquer, manger, m’habiller, me divertir, me former… En revanche, cela demande beaucoup de courage de choisir, prendre le risque de se tromper, de connaître un minimum ses besoins/envies, d’être à l’aise avec le fait d’avancer dans une direction tout en tournant le dos à d’autres possibilités.

Barry SCHWARTZ est plutôt d’accord avec ce que je dis. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est lui qui nous dit que le choix est un grand paradoxe (pour aller plus loin –> the paradox of choice) : à défaut de nous donner cette liberté tant recherchée, il nous paralyse et nous rend malheureux, insatisfaits.

Ma solution pour mieux choisir

Je suis en plein dans cette période, inconfortable mais nécessaire du : « quelle est ma mission de vie? », « quelles sont mes qualités ? », « qu’est-ce que j’ai envie d’apporter au monde ? ». Etape qui prend du temps pour en gagner après :  se comprendre, se trouver en tant que personne, “cartographier” ses valeurs, envies, ses plus grands rêves. J’ai envie de ne pas me mettre de barrières et de me laisser l’opportunité de voir grand. De prendre des risques. De voyager. De (m’)aimer même si rien n’est jamais garanti. De me confronter à d’autres croyances que les miennes. De m’écouter. De cultiver ma créativité en laissant la porte grande ouverte aux opportunités. D’apprendre à apprendre. D’être curieuse. 

En résumé, je dirais que ma solution pour mieux choisir est de ne pas avoir peur de tout mettre à plat, de recommencer et de prendre les risques nécessaires pour être heureux. Et surtout (petit rappel pour moi-même) : de rester à l’écoute de mon corps, mes émotions et mes besoins car ils évoluent avec le temps. De penser régulièrement à prendre un moment pour respirer et faire un pas de côté. Soyons vulnérables, l’erreur est humaine de toute manière (magnifique TEDx de Brené BROWN à regarder). Rien n’est jamais perdu. 

La peur de se lancer

Je dois cependant avouer quelque chose : j’ai (souvent, même très souvent) du mal à me lancer car j’ai peur de mal faire. Cet article, il est dans mes brouillons depuis plus de 7 mois. Cette idée de blog, je l’ai dans ma tête depuis plus d’un an. J’arrive à un moment de ma vie où je me dis fuck off, j’ai envie de faire ce qui me plaît et de dire ce que j’ai envie de dire. Et peu importe si l’ensemble de mon audience se résume à mes potes, mon amoureux et ma famille. Ecrire est thérapeutique, partager est salvateur et j’ai envie de transmettre mon évolution au quotidien de changement ; car c’est en se changeant soi-même que l’on peut changer le monde. J’ai envie de partager mes passions pour l’environnement, le zero waste, la naturopathie, la healthy food, le cinéma/la musique, mes inspirations (films, lectures,…) du moment ; mes petits trucs et astuces, mes recettes qui font que mes amis me disent toujours que je suis une “grand-mère”. Car je pense que mes passions, mon enthousiasme sont contagieux et que je peux, peut-être, vous inspirer à intégrer plus de curiosité et de créativité dans votre quotidien. Je pense qu’elle se trouve juste là, ma voix (voie).

Être heureuse

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La réflexion que j’ai développée au cours de ces quelques lignes m’amène à la conclusion suivante : le Graal de mon existence réside dans le fait d’être heureux, de construire une vie plus simple. D’avoir un travail en accord avec mes valeurs, de passer du temps avec les personnes qui m’importent réellement. En fait, j’essaye de devenir, petit à petit, une jardinière. Demain, jardinière d’un vrai potager en permaculture mais aujourd’hui, jardinière d’Homme, en cultivant (dans un premier temps) mon petit jardin intérieur.

La quête de sens est global, elle ne s’arrête pas au bien-être personnel. Les baobabs, avant de grandir, ça commence par être petit” disait Saint-Exupéry. Et bien j’ai planté ma graine de baobab il y a quelques mois et je cultive patiemment mon jardin pour attendre qu’il pousse.

To be continued

Finalement, peut-être que ces quelques rides d’expression qui se dessinent au coin de mes yeux sont un cadeau. Et peut-être que cette nouvelle décennie va m’apporter la sérénité que je recherche tant pour continuer mon chemin. Et parce que j’aime les citations, qu’elles m’inspirent et me donnent envie d’aller de l’avant, j’en partage une qui m’a beaucoup plu :

Être heureux, c’est apprendre à choisir. Non seulement les plaisirs appropriés, mais aussi sa voie, son métier, sa manière de vivre et d’aimer. Choisir ses loisirs, ses amis, les valeurs sur lesquelles fonder sa vie. Bien vivre, c’est apprendre à ne pas répondre à toutes les sollicitations, à hiérarchiser ses priorités. L’exercice de la raison permet une mise en cohérence de notre vie en fonction des valeurs ou des buts que nous poursuivons. Nous choisissons de satisfaire tel plaisir ou de renoncer à tel autre parce que nous donnons un sens à notre vie — et ce, aux deux acceptions du terme : nous lui donnons à la fois une direction et une signification”.

Voici une belle lettre d’intention qui commence aujourd’hui. Je m’appelle Fanny et j’aimerais vous transmettre les petites choses de la vie qui font vibrer mon quotidien.

En attendant, lots of love…

La Pachamama〈♥〉