[PODCAST] MES SECRETS POUR SURMONTER LA PEUR DE L’ÉCHEC

Cet article est en lien avec un nouvel épisode de podcast ! Si vous souhaitez en savoir plus et aller plus loin sur la question, l’épisode est disponible ! –> ICI


 

ÉCHEC. A l’époque, rien que d’entendre ce mot me donnait des frissons. Bon, en vrai, c’est toujours quand même encore un peu le cas !

Pour moi, la peur de l’échec est indissociable d’une multitude d’autres craintes qui restent comme tatouées dans mon ADN : la peur d’échouer, de ne pas réussir, de faire des erreurs. La peur du regard des autres, de décevoir, du jugement. La peur de prendre des risques. Cette peur m’empêche souvent d’avancer, de passer à l’action. Et en fait, je me suis rendue compte que le seul moyen d’avancer pour moi, était avant tout de m’accepter et de m’aimer réellement pour ce que j’étais. Et je vais vous expliquer pourquoi :

 

LA PEUR DE L’ÉCHEC, KÉSACO?

Elle a un nom. Elle s’appelle aussi atychiphobie. C’est le moment où nous permettons à cette peur de nous empêcher de faire ce qui pourrait nous faire progresser en vue d’atteindre nos objectifs.

Pour moi, c’est une évidence : cette peur naît d’un héritage culturel que nous recevons (en France tout du moins) dès tout petit. Les erreurs sont mal vues, il faut travailler dûr à l’école. Si tu échoues, c’est que tu es mauvais dans telle ou telle matière. Et cet héritage est conservé au plus profond de nous pendant encore très longtemps ! Je lisais cet article cette semaine qui parle des entrepreneurs français qui n’acceptent pas l’échec : “L’échec est ici considéré comme une défaite et non une occasion d’apprendre, pour ne plus répéter ses erreurs. En effet, 66% de ces chefs d’entreprise français ont du mal à rebondir« .

En France, l’échec est encore perçu comme tabou. Pourtant, l’échec fait partie intégrante de l’aventure entrepreneuriale et c’est une formidable source d’apprentissage. À travers cette étude, nous souhaitons rassurer, soutenir et célébrer les entrepreneurs, dans leur succès comme dans leurs difficultés

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ALERTE ! J’AI LA TROUILLE

Bon, ces quelques lignes me rassurent un peu ! Je me dis que je ne suis pas seule à avoir eu la trouille de me lancer dans un projet professionnel sans garantie, à me lancer dans une histoire amoureuse où je ne sais pas si j’arriverai à garder mon petit coeur intact. Si je fais une rétrospective des moments où je l’ai le plus ressenti, cette peur, je me rends compte qu’il existe chez moi plusieurs « patterns » assez marqués :

  • Une réticence à aller dans l’inconnu, prendre des risques. Parce que je ne sais pas si ça va prendre. Et si c’est le cas, comment je vais faire pour rebondir ? Si je ne réussis pas une fois, je ne réussirai jamais ! 
  • L’auto-sabotage. Je pense que celui-ci est mon préféré ! J’adore m’auto-saboter (sans forcément m’en rendre compte sur le moment, bien entendu. Je ne suis pas maso quand même :’) ). Je sais que je ne vais pas réussir, je le sens. Donc je ne vais pas mettre toutes les chances de mon côté pour y arriver. Donc je procrastine, je traîne la patte. Et quand je n’y arrive pas, je me dis “et bien Fanny tu avais raison de ne pas dépenser autant d’énergie dans ce projet. Tu avais vu juste !”.
  • Le manque d’estime/de confiance en moi. Qui arrive logiquement après la phase d’auto-sabotage. Voici le cercle infernal de “Je ne suis pas assez. Je suis nulle” et j’en passe !
  • Le perfectionnisme. Dernier pattern. Que je vous chez moi dans deux situations différentes. Cas de figure 1 : je reste dans ma zone de confort. Je réalise des choses que je suis sûre de maîtriser à 100%. Je suis sûre de ne pas me tromper. Et bien on ne sait jamais en réalité ! J’ai d’ailleurs une anecdote à ce sujet : pour le 1er dîner que j’ai cuisiné pour mon amoureux, je me suis dit que j’allais lui faire ma fameuse pizza blanche : je fais ma propre pâte à pizza, mon pesto maison, je recouvre de plein de bonnes choses et c’est prêt ! J’ai réalisé cette recette des 10aines de fois, toujours avec un très grand succès. Je reçois à chaque fois une vague de compliments (gros boost pour ma confiance en moi) !). Et cette fois-ci, c’était la catastrophe : ma pâte a levé bizarrement et on s’est retrouvé à manger plutôt des épaisses fougasses que de la pizza. Autant vous dire que mon numéro de cuisinière parfaite en a pris un coup ce jour-là ! Morale de l’histoire : même quand je suis sûre, je ne suis JAMAIS sûre !rawpixel-788408-unsplashDeuxième cas de figure : je veux être parfaite, je me dis que ma famille, mes amis, mes collègues, mon amoureux m’aimeront plus si je fais les choses toujours bien. Je me mets pleeiiiinnnn d’objectifs, qui cumulés ensemble, en même temps, sont inatteignables (revoilà la phase d’auto-sabotage) car les habitudes prennent du temps à se mettre en place. Peut-être que vous connaissez vous aussi le syndrôme que j’ai ? Celui que je vais appeler “New Year’s resolutions” ? : je veux perdre 5 kg, faire du sport et de la méditation tous les jours, apprendre l’allemand et la guitare, dépenser moins, faire du bénévolat, lire un livre par semaine,… BREF, j’essaye de faire tout à la perfection, en même temps. Vous voulez que je vous révèle un secret ? ÇA NE MARCHE JAMAIS POUR MOI ! (et je pense aussi pour les autres, à moins d’être Beyoncé peut-être. Et encore).

 

QUELQUES SECRETS POUR MIEUX GÉRER MA PEUR

Disclaimer avant de commencer cette partie : il m’arrive encore souvent d’être en situation de stress face à cette peur. Je ne dis pas que je l’ai éradiquée du jour au lendemain. En revanche, j’arrive mieux à l’appréhender, à l’apprivoiser avec quelques astuces. C’est le chemin de toute une (ma) vie :

1ère étape importante : se mettre en condition de réussite

Je vous parlais tout à l’heure de mon syndrôme de “NY’s resolutions”. Pour y parer, j’ai décidé d’utiliser la méthode Kaizen, que j’ai déjà mentionnée dans mes articles précédents. De petits pas, de petits objectifs atteignables. J’ancre une nouvelle habitude, je m’assure qu’elle soit bien enracinée avant de m’attaquer à la suivante. J’aimerais me mettre à la méditation tous les jours ? Je me prends TOUS les jours 5 minutes, dans la journée, pour respirer et méditer. Et je remarque que j’augmente au fur et à mesure la durée (de 5 à 7, 10 puis 15 minutes) et la fréquence (une fois, parfois deux ou trois fois par jour en fonction de mes besoins). Je suis en ce moment-même dans cette phase “d’ancrage d’habitude”. Et je ne me mettrai à mon deuxième “chantier” qu’une fois que je sentirai prête.

“Le premier pas est toujours le plus compliqué, alors faites-en un tout petit” 

2ème étape (très importante elle aussi) : j’aurai toujours peur

Et oui ! En fait, je me suis rendue compte que le but n’était pas de me dire “je vais arrêter d’avoir peur !” mais plutôt d’apprendre à vivre avec. Parce que la peur n’est pas une mauvaise chose ! C’est un ressenti que nous aurons toujours à l’intérieur de nous. La peur n’est pas un frein. Ou tout du moins je n’ai pas envie qu’elle en soit un ! Je veux qu’elle soit le moteur de ma mise en action ! 

J’essaye désormais d’être plus attentive à mes ressentis. “Ah, te voilà à nouveau ma petite peur !”. Je l’imagine en petit bonhomme bleu (comme dans le film de Disney “Vice Versa”. Si vous ne l’avez pas vu, je le surconseille ! C’est un classique). Je prends du recul, j’analyse pourquoi elle est là. Tout dépend bien entendu du contexte : il fait nuit. Je vois une ruelle sombre. Elle est vraiment flippante. J’ai peur. Bon je vais prendre un autre chemin ! En revanche autre situation : j’ai peur de prendre un nouveau projet au travail parce que je ne pense pas être à la hauteur. Et bien je décortique : est-ce que je n’ai vraiment pas toutes les compétences nécessaires ? Ou est-ce qu’en fait, j’ai peur de ne pas y arriver ? Dans ce cas-là, après avoir pris la hauteur nécessaire, après m’être dit que de toute façon je ferai de mon mieux et que je ne perds rien à essayer, je me rends compte que seule l’action permet de ne plus avoir peur. J’ai peur avant de me lancer, un peu après m’être lancée et ensuite c’est fini ! Je bouge, je fais, la peur est derrière moi !

3ème étape : demander de l’aide

J’ai du mal avec celle-là. A la base, demander de l’aide signifie pour moi que je ne suis pas assez, que je n’y arrive pas toute seule. Que mon succès dépend de quelqu’un d’autre. En réalité, bien entendu que cette façon de pensée n’est pas vraie ! Et il est tellement essentiel de se faire épauler lorsqu’on en a besoin. Je ne peux pas faire tout toute seule ! Et je n’ai pas toutes les compétences du monde (bien que j’aimerais que ce soit le cas !). J’ai la tête dans le guidon et j’ai besoin d’un avis extérieur pour avancer. Au travail, dans la vie de tous les jours, c’est le même “combat”. Et c’est tout à fait OK de reconnaître mes limites, parler aux gens, demander ce qu’ils en pensent et demander leur aide. Je travaille sur ce point, j’y arrive un peu mieux chaque jour (je dis bien un peu).

4ème étape : être plus doux avec moi-mêmephoto-1523291681574-58c8ff48f868

Confère les patterns auxquels j’ai fait référence plus haut, je me rends compte que mes exigences envers moi-même sont très souvent beaucoup trop hautes. Et que je tombe ensuite dans l’auto-sabotage, le manque d’estime de moi.

La réponse à ce travers ? Utiliser la méthode Kaizen dans un premier temps et ensuite, m’apporter beaucoup d’amour et de douceur ! En prenant soin de moi et de mon petit corps (vive les soirées masque/exfoliant/manucure et compagnie) et aussi en gardant un état d’esprit positif : j’ai plein de qualités, je sais faire plein de choses. Les autres y arrivent aussi alors pourquoi pas moi ? Donc j’essaye, je fais de mon mieux et on verra bien !

J’essaye de penser à me remercier quand je prends le temps de faire quelque chose, de me féliciter quand je réussis quelque chose dont je suis fière et cela m’aide beaucoup à améliorer ma confiance en moi. Bon là aussi, c’est un “travail en progrès”. C’est un chantier quotidien pour moi et j’y arrive un peu mieux chaque jour.

 

JE NE SUIS PAS TOUTE SEULE !

Une chose qui arrive à me faire relativiser et baisser en pression, c’est de me dire que tout le monde a vécu des échecs. Et qu’ils ne sont pas morts pour autant (enfin, pour la plupart). Au contraire ! Comme disait Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». L’échec est un apprentissage. Il peut donner la niac ! Voici que quelques exemples très connus dont vous avez peut-être déjà entendu parler et il en existe plein d’autres ! Demandez à votre entourage, lisez les biographies des gens célèbres que vous admirez. Tout le monde passe par là un jour ou l’autre :

  • Walt Disney  : plus jeune, il a été renvoyé par un rédacteur en chef qui l’a accusé d’être paresseux et de manquer d’imagination et de créativité. Il a également fait faillite avec sa société avant de créer celle qu’on lui connaît
  • Michael Jordan : il n’a même pas été retenu dans l’équipe de basket de son lycée
  • Steven Spielberg : il a été refusé trois fois à l’Université de Californie de Théâtre, cinéma et télévision
  • Steeve Jobs : vous connaissez sûrement l’histoire. Le 1er Macintosh qu’il lance est une catastrophe. Il se voit démissionner de sa propre entreprise (avant d’y revenir quelques années plus tard)
  • Oprah Winfrey : l’une des femmes les plus riches des Etats-Unis, qui fut qualifiée à 22 ans d’inapte pour la télévision et licenciée de son job

Et il y a aussi Marilyn Monroe, Thomas Edison, Stephen King, JK Rowling,… BREF, loin de moi l’idée de dire que je serai la prochaine Marilyn ou que j’inventerai la prochaine ampoule nouvelle génération ! Je veux simplement démontrer ici que l’échec n’est pas une fatalité et que la vie est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
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ALLEZ, ON AVANCE !

Vous avez déjà entendu parler de la théorie du 100ième singe ? J’en ai pris connaissance pour la première fois dans un livre de Matthieu RICARD et encore récemment dans le livre “Ca commence par moi” (que je conseille vraiment, il est super ! Je l’ai lu en 2 jours !). Pour vous la résumer, elle raconte que quelques singes utilisaient une technique avancée pour se nourrir (ils lavaient dans la rivière les patates douces avant de les manger) mais étaient une minorité dans leur groupe. Puis, un singe de plus a adopté cette pratique et le lendemain, le groupe entier faisait de même.

Cette théorie illustre bien comme le changement peut se propager comme une traînée de poudre au sein d’un groupe et d’une société. Et bien c’est pareil au sein de chacun d’entre nous : je me dis qu’il existe en moi plein de petits singes (bon OK la comparaison est un peu bizarre à ce stade de la phrase mais continuez de lire !) et que c’est en me mettant en action, en faisant des choses que je ferais encore plus de choses et me mettrais encore plus en action. C’est exponentiel ! Et oui, j’aurai encore peur, j’aurai encore la trouille mais ça ne m’empêchera pas (plus) de me mettre en mouvement ! Je peux faire une liste entière de citations connues et inspirantes en rapport à l’échec (Internet peut vous la faire aussi, il en existe vraiment plein) :

  • “Le plus grand échec est de ne pas avoir osé” (l’Abbé Pierre)
  • Je peux accepter l’échec, tout le monde rate quelque chose. mais je ne peux pas accepter de ne pas essayer” (Michael Jordan)
  • Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10000 moyens qui ne fonctionnaient pas” (Einstein)
  • “Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme” (Churchill)
  • Le premier pas pour avoir ce que vous voulez, c’est d’avoir le courage de quitter ce que vous ne voulez plus” (Anonyme)
  • L’échec est un bleu, pas un tatouage” (Jon Sinclair)
  • L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès” (Truman Capote)
  • La chute n’est pas l’échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé” (Socrate)
  • L’échec est le fondement de la réussite” (proverbe chinois)

Toutes ces belles citations peuvent donner un coup de boost et relativiser. Il y a des choses pires que l’échec dans la vie. On teste, on apprend, on rectifie le tir.

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QUAND EST-CE QU’IL EST TEMPS DE BAISSER LES BRAS?

Alors oui, j’ai beau faire de grands discours sur “je n’ai pas peur d’avancer”, “j’apprends à m’aimer”, “je me relève dès que je tombe”.… ce n’est pas non plus le cas tout le temps. Quand on croit très très fort à quelque chose, qu’on met toute son énergie et que cela ne marche toujours pas, quand est-ce que “enough is enough” ? Quand est-ce qu’il est “judicieux” de se faire maintenant j’arrête, j’abandonne, je baisse les bras ?

Malheureusement, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question. Si c’était le cas, je deviendrai coach/conférencière demain et je serai riche !

Je suis d’ailleurs actuellement dans ce cas de figure : je me suis lancée il y a deux mois, en freelance, sans bouée de sauvetage, me disant qu’avec mon “bagout”, mon réseau, j’allais trouver une mission rapidement, que je pourrais en parallèle développer la Pachamama, faire du contenu, développer mon Instagram, penser à l’après,… Et bien les choses ne se passent pas comme je l’avais prédit ! Je fais face, aussi, à des refus quand j’envoie des candidatures (d’ailleurs pas plus tard qu’hier et j’étais très affectée puisque j’aime beaucoup l’entreprise et que la mission était canon).

J’ai besoin de revoir mes priorités, mes objectifs, les manières dont j’aborde le développement de mon activité ! De me former sur certains sujets que je ne maîtrise pas encore (avec plein de MOOCs, de lectures,…).

En plus, je l’ai déjà dit : la patience n’est vraiment pas ma tasse de thé ! Je suis plutôt du genre à être à fond pendant un temps et baisser les bras assez vite quand je me rends compte que je n’ai toujours pas perdu de poids alors que j’ai fait hyper attention pendant 1 semaine !

La thématique de l’échec est donc un sujet qui me tient particulièrement à coeur.

Parce que j’ai encore peur d’échouer, je ne sais pas si “j’ai fait les bons choix”. Parce qu’il est possible que je recommence quelque chose après si je ne réussis pas. Et d’un autre côté, je ne veux pas non plus me retrouver dans un travail que je n’aime pas, par sécurité financière, en me demandant tous les jours “et si je partais ?” “et si je faisais autre chose?”. Je préfère me mettre en action et cultiver mes 99 singes!

 

MES INSPIRATIONS

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J’aimerais partager avec vous certaines des ressources qui m’aident au quotidien à m’inspirer, me faire prendre de la hauteur. Trouver du sens. Me mettre en action. Me changer moi-même avant de vouloir que les autres changent. Bien entendu, il en existe beaucoup beaucoup d’autres et si vous en avez, de votre côté, j’aimerais beaucoup que vous me les partagiez !

Des livres

  • Prendre soin de l’enfant intérieur (Thich Nhat HANH)
  • Les 4 accords toltèques (Don Miguel RUIZ)
  • Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même (Lise BOURBEAU)
  • Ca commence par moi (Julien VIDAL)

Des articles

Des films

  • Encore et toujours “En quête de sens”

Des vidéos

Des podcasts

Des programmes en ligne (ou pas ! )

  • Celui de Switch Collective. Leur chaine YouTube est remplie de beaux témoignages, qui font du bien. J’avais suivi à l’époque leur programme gratuit d’emaillings sur 7 jours, que j’ai trouvé vraiment inspirant

Je vous retrouve sur Soundcloud pour écouter le podcast lié à cette thématique ! –> c’est ICI !

En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

12 ASTUCES POUR MES COURSES ZÉRO DÉCHET

2ème semaine, 2nd défi de mon challenge 0 waste

Comme vous, je me suis posée des questions durant la semaine qui vient de s’écouler (pour en savoir plus sur les questions à se poser en se lançant dans une démarche 0 waste, rendez-vous sur l’article précédant celui-ci).

Petit rappel sur mon intention : je veux certes avoir moins d’impact sur mon empreinte carbone en générant moins de déchets, plus d’impact sur mon empreinte économique locale en favorisant des achats de producteurs locaux pour, in fine, gagner de l’espace dans mes finances, mon logement et dans ma tête !

Des changements de cette taille ne se font pas du jour au lendemain. Les modifications de mes petites habitudes vont prendre un peu de temps. Surtout, je ne veux pas me presser dans cette démarche : prendre le temps, m’informer, comprendre, faire mes choix en conscience sont toutes des étapes importantes car je veux que mes nouvelles habitudes soient pérennes dans le temps. Pour moi, le 0 waste n’est vraiment pas un effet de mode. C’est une prise de conscience écologique, citoyenne, politique et d’ordre de santé public !

Saviez-vous qu’environ 99% de ce que nous achetons ; produits qui ont nécessité de puiser des ressources dans la terre, de l’énergie pour être fabriqués puis transportés puis vendus, finit en déchet dans les 42 jours après son achat. Voilà voilà, il me semblait important de partager ce chiffre avec vous.

ON FAIT LES COURSES !

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Cette semaine, je souhaite aborder avec vous un sujet qui me tient à coeur. Celui par lequel tout commence : les courses ! Quand je parle de courses, je pense aux achats qui génèrent des déchets que je dois ensuite gérer.

Aussi, je divise cette thématique en plusieurs parties. Il y a :

  • Les courses que je fais de façon hebdomadaire, de nécessité pour vivre : la nourriture !
  • Les courses de “réapprovisionnement” de produits utilisés de façon quasi quotidienne : les produits bruts pour les produits ménagers, les produits d’hygiène et cosmétique (plus de shampoing, mon mascara est vide,…)
  • Les achats que je qualifierais “plaisir” : les fringues, la déco, les produits loisirs (livres, CDs, DVDs, jeux en tout genre,…)
  • Les achats de remplacement : mon lave-vaisselle est mort, mon aspirateur est dead, j’ai besoin d’un nouveau canap’ pour mon nouvel appart,…

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Mon objectif : moins consommer pour mieux consommer. Pour cela, je m’appuie sur plusieures astuces :

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1.Mon petit cerveau

1ère astuce : mon « cerveau »… qui me permet de prendre du recul et de me poser les bonnes questions durant mes achats. Cette réflexion s’applique pour toutes les sortes de courses, mais un peu celles de nourriture je dirais.

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« La couleur des émotions » (Super livre pour petits et grands !)

En fait, je me suis rendue compte il y a de cela plusieurs mois que j’étais humaine… et pleine d’émotions. Un petit coup de mou et hop ! Je m’achète une “petite robe à 120€” pour me remonter le moral. Je regarde mes emails et trop cool ! Je reçois un bon dans l’une de mes boutiques préférées : “-40% sur toute la boutique”, “2 culottes achetées la 3ème offerte,…”. « Cette offre est valable 15 jours dans votre magasin ». Je me balade dans un magasin et trop cute ! Un mug en plastique avec Madame Bavarde pour 5€. C’est pas cher, j’achète !

Mes émotions peuvent me jouer des tours, me faire réaliser des achats impulsifs (parfois même compulsifs). Bref, je dépense de l’argent et du temps pour des choses dont je n’ai pas forcément besoin au départ ! Du coup, j’ai mis au point une petite technique mentale, composée de 5 questions. Qui me permettent désormais, avant de faire un achat, de prendre une grande inspiration, expiration et de prendre du recul par rapport à l’achat que je vais faire.

2.Une pyramide en 5 paliers

Exemple très concret : pas plus tard que samedi dernier, j’ai utilisé à deux reprises ce petit exercice mental lorsque j’étais prête à passer à la caisse. Les objets de mon désir : un magnifique vase à fleurs et une SUBLIME robe (à fleurs aussi. J’ai un truc avec les fleurs). Voici donc mon astuce N°2, un cheminement en 5 étapes :

“Dans quel état émotionnel je suis aujourd’hui ? » Est-ce que je me sens triste/stressée/déprimée et que j’essaye de combler un vide ? Ou au contraire, est-ce que je me sens présente, en pleine conscience ?”

… En l’occurrence, tout allait bien ! J’étais en “pleine possession de mes moyens”. Donc pas besoin de sortir immédiatement de la boutique parce que c’était le bordel dans ma tête !

“Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?” Là, c’est déjà une question plus délicate… je dirais oui ! “Est-ce que tu en as vraiment VRAIMENT besoin ?”

… Difficile de faire la part des choses. Je me pose alors plutôt la question “est-ce que j’en ai déjà un à la maison qui fait le même usage?”. Est-ce que j’ai déjà un vase de la même contenance ? Une robe du même style ? Bon autant vous dire que la réponse était oui pour les deux items. J’ai reposé les deux objets et suis repartie, plutôt fière de moi et de mon #SelfPower !

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A ces deux questions peuvent s’en ajouter 3 autres, complémentaires, selon l’achat que vous souhaitez effectuer :

“Est-ce que je peux emprunter le même type d’objet sur une plateforme collaborative/à quelqu’un que je connais ?”

… Une perceuse, un appareil à raclette (je prête d’ailleurs les miens si vous êtes intéressés !)

“Est-ce que je peux l’acheter en seconde main ailleurs?”

… Que cela concerne un habit, 1 appareil électronique reconditionné ou sur le Bon Coin,…

“Bon je n’arrive vraiment pas à me décider ! J’ai trop de “pour” et de “contre” en même temps !”

… Je vous propose une technique INFAILLIBLE, que j’ai déjà utilisée à plusieurs reprises et qui marche du feu de Dieu. Vous prenez tout simplement en photo l’objet que vous souhaitez acheter avec son prix. Et vous attendez. Si vous y pensez encore une ou deux semaines après, c’est peut-être que vous le voulez vraiment ! Et là s’applique le “est-ce que je peux le trouver 2nde main ailleurs ?”.

Avec cette réflexion en “cascade”, je suis moins sujette à des achats que je regrette, qui encombre mon intérieur et mon espace mental. Du coup, moins d’achats inutiles, moins de déchets, plus d’économies ! Au final pour votre information, je n’ai pas acheté le vase ! J’ai en revanche pris une photo de la robe et verrai si je pense encore dans les 10 jours à venir 😀 

L’ÉQUIPEMENT POUR LES COURSES

Astuce N°3 : l’organisation ! Faire ses courses 0 déchet, ça s’organise un petit peu, c’est vrai. Du moins surtout la 1ère fois. Ensuite cela devient de plus en plus facile, comme une 2nde nature. 

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1ère étape : pour me permettre d’acheter juste ce qu’il me faut et de ne pas gâcher de nourriture, je me fais une idée grosso modo des plats que je souhaite faire pendant la semaine.

2ème étape : je regarde ce que j’ai déjà chez moi, pour ne pas acheter des choses que j’ai déjà.

3ème étape : je me fais toujours une liste sur mon Iphone. Comme ça quand je fais mes courses, je coche au fur et à mesure les éléments que j’ai mis dans mon caddie à roulettes #TropLeSwag. C’est pratique et je gagne du temps !

Je me suis mis à “investir” dans un essentiel “courses 0 déchet/vrac” il y a 1 an et demi. J’ai donc désormais à ma disposition :

  • 1 super caddie à roulettes. JAMAIS je ne pensais dire ça tellement j’ai toujours trouvé ce genre de caddie ringard et moche. Mais franchement, j’en ai marre de me casser le dos, les épaules avec de gros tote-bag. Je prends désormais le super caddie de mon amoureux et j’ai arrêté de me moquer de lui !
  • 1 gros tote-bag. Au cas où. Le mien vient d’une super boutique à Copenhague (si vous passez par là-bas), la 1ère épicerie 0 waste, Los Market (qui est d’ailleurs tenue par un Français très cool. La page du site peut être traduite en français !)
  • Des petits sacs en tissu de tailles différentes. Que j’utilise pour mes achats en vrac, les viennoiseries et le pain. Plus besoin de sacs en papier ou en plastique. J’en ai une 10aine. Vous pouvez en trouver pour vraiment pas cher à beaucoup d’endroits maintenant : par exemple directement dans les magasins bio et épiceries en vrac, sur Etsy pour des versions personnalisées, chez Altero Sac (Made In Haute-Savoie) ou encore chez Mamie Colette. Vous pouvez trouver d’autres idées dans cet article. Ou tout simplement, vous pouvez utiliser une vieille taie d’oreiller pour aller chercher votre pain par exemple (je le faisais déjà toute petite en allant prendre du pain pour ma grand-mère)
  • 3 bee’s wrap que j’emmène avec moi si j’achète du fromage. Hyper pratiques, réutilisables un bon bout de temps (j’ai les miens depuis bientôt deux ans), vous pouvez les laver à l’eau froide avec un peu de savon de Marseille. Dès qu’ils sont raplapla hop ! Au compost. De plus en plus d’entrepreneurs et de magasins en proposent : les magasins bio et épiceries en vrac, Etsy comme mentionnés précédemment. Egalement sur le site de Bee’s wrap et la marque Abeego (vous pouvez trouver leurs produits sur plein de sites et de boutiques en France)
  • Mes boîtes à oeufs (j’en ai deux)
  • Enfin en fonction de mes achats, je peux également amener avec moi un ou deux tup en verre. Si jamais j’achète des olives, des tartinades,… C’est bien pratique !

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Ensuite c’est direction le marché, mon épicerie locale et en vrac (dans le 19ème à Paris, je conseille MIAM) ou encore la plus grand épicerie bio qui est en bas de ma rue !

Envie de vous équiper mais vous ne savez pas où aller ? Cet article de “Camille se lance” recense une tonne d’infos hyper utiles sur “où acheter ma brosse à dents, mes sacs réutilisables?”,…

ET AU SUPERMARCHÉ ?

Je suis consciente d’habiter dans une grande ville où les possibilités de vrac sont multiples. Ce n’est pas toujours le cas lorsque l’on habite en province. Toutefois, le vrac se déploie à vitesse grand V et je suis certaine qu’une option peut être pas très loin de chez vous. Il vous reste toujours le marché du mercredi ou samedi matin pour vous approvisionner en fruits et légumes locaux, j’en suis sûre. Le réseau D by Day se fait de plus en plus grand (plus d’infos ICI) et d’autres épiceries, franchisées ou indépendantes, existent également (certaines sont sur CETTE carte).

Si vous effectuez certaines de vos courses au supermarché, il est également possible de réduire les déchets produits ! Quelques astuces donc pour votre virée au supermarché :

  • En privilégiant des packaging plus durables : verre et acier en priorité, puis papier/carton ; le plastique étant à éviter pour plusieurs raisons : tous les plastiques ne se recyclent pas (encore), ce matériau n’est pas recyclable à l’infini (contrairement au verre et à l’acier, il faut sans cesse ajouter de la matière vierge au plastique recyclé pour pouvoir le réutiliser), de toutes fines particules de plastique se détachent de l’emballage pour s’incorporer dans les aliments. Pour en savoir plus sur « les 7 pires effets du plastique dans ton quotidien », je vous conseille de regarder cette petite vidéo de 4 minutes 40 d’Edeni !
  • Certains supermarchés proposent des rayons avec des produits à vrac, pensez donc à vous munir de vos sacs en tissu !
  • Idem pour les fruits et légumes : privilégiez les aliments sans emballage et prenez les vôtres au lieu des sachets en plastique et papier qui finiront à la poubelle 2 minutes après que vous soyez arrivé chez vous !
  • Et dernier point, qui vous fera gagner de l’argent, produire moins de déchets non valorisables et vous rendra en meilleure santé : prendre le temps, oui, de cuisiner davantage soi-même. On sait ce que l’on mange, on est créatif, on s’organise pour faire de plus grosses portions et faire des repas en avance,… Je ne vois que des avantages à davantage cuisiner !

10 CHOSES QUE JE N’ACHÈTE PLUS

  • Mon moto dans toute cette démarche 0 déchet, je le redis, est le suivant : Chacun analyse, au regard de son mode de vie et des choix de consommation qu’il réalise, les thématiques sur lesquelles il souhaite adopter des attitudes plus respectueuses de l’environnement, à “moindre déchet”
  • Les changements se font petit à petit, un “chantier” à la fois. A base de recherches, d’expérimentations. Je vous donne un exemple concret : il y a un peu plus de 3 ans, je quittais pour de vrai le cocon familial pour avoir mon 1er vrai appartement ! Ca y’est, j’étais une grande fille, libre de faire entrer chez moi ce que je voulais ! J’ai donc décidé de ne pas acheter d’essui-tout/de sopalin, alors que mes parents en avaient toujours acheté. Pour moi, une éponge/une microfibre/un chiffon suffisait à éponger l’eau que j’avais fait couler à côté de ma tasse. Résultat : je n’ai même pas ressenti le besoin d’avoir de sopalin, j’avais des alternatives pour pallier à cet usage et suis donc passée à un autre déchet inutile à supprimer de chez moi ! Chacun le fait à son rythme, morceau par morceau. C’est très important. Et pour mes parents, je leur ai acheté du “sopalin réutilisable” ! Vous pouvez en trouver dans de nombreux endroits et notamment sur (encore et toujours !) Etsy !

Astuce N°5 : ne pas (ou plus) acheter certains produits. Pour certains, je m’y attarderai dans les articles qui concerneront la cuisine, la salle de bain et le Noël 0 déchet :

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  • Des bouteilles en plastique : à mon sens l’un des gestes les plus faciles à réaliser quand on commence une démarche 0 waste. Il y a simplement à acheter une belle gourde réutilisable ! La mienne est en alu. J’ai donné celle que j’avais en plastique car l’eau commençait à avoir un goût bizarre et qu’avec le temps, certaines molécules de plastique migrent dans nos boissons. #PasSexy. Vous en trouvez maintenant PARTOUT. Un petit conseil donc : privilégiez du verre ou de l’alu, qui sont des matières nobles et durables
  • Du film alimentaire et papier d’aluminium : j’ai mes beaux Bee’s Wrap à la place et aussi mes tup’ en verre
  • Des serviettes en papier : j’ai fait le tour de mes grands-mères pour réunir de supers serviettes en tissu #VintageStyle. C’est d’ailleurs un bon tip que je peux vous donner : avant de fréquenter les vide-grenier et Emmaüs,

… demandez autour de vous (parents, grands-parents) s’ils peuvent vous donner certaines choses qu’ils n’utilisent plus !

C’est moins cher, plus écologique et je vous assure, ça leur fait en plus vraiment plaisir ! J’ai récupéré de cette manière des pots “Le Parfait”, de belles serviettes en tissu, des verres à vin,…

  • Du papier sopalin/essuie-tout : un coup de microfibre et ça repart !
  • Des cotons démaquillants : je n’en ai plus besoin (on en reparlera pour la thématique “Salle de Bain”)
  • Des cotons tiges : j’utilise un oriculi. Un quoi ? (pareil, more to come)
  • Des exfoliants remplis de microbilles : qui polluent l’eau car ces composés ne sont pas bien traités par les stations d’épuration, en plus d’être pas très glam de se frotter le visage avec des bouts de plastique #PlasticSucks
  • Des serviettes hygiéniques et tampons : oui Mesdames (et Messieurs d’ailleurs !). bob-l-eponge-le-fi-4e2612daa000e.jpgC’est un sujet non sans importance puisqu’une
    femme utilise en moyenne dans sa vie 10 000 tampons
    . Vous imaginez le volume de déchets produits ? En plus de contenir des substances toxiques ? Je suis donc passée à la Moon Cup il y a 4 ans. Il n’y aura AUCUN retour en arrière, ma vie n’est désormais plus la même #ViveLaCup !
  • Des produits ménagers en veux-tu en voilà : le marketing des entreprises nous pousse à acheter différents produits pour plein d’applications différentes. En vrai, pas besoin de tout ça ! C’est plus cher, ça prend de la place et si vous regardez de près, même certains produits ménagers qui se vantent d’être “écolo” ne le sont pas vraiment. J’utilise 6 produits en tout pour faire l’ensemble de mes produits ménagers (on y reviendra !)
  • D’emballages cadeaux : quand on y réfléchit, quelle est la durée de vie d’un emballage cadeau ? Beaucoup d’entre eux ne sont, en plus, pas recyclable (car c’est un mix entre du papier et du plastique). Du coup, j’utilise généralement du papier journal (je vous ASSURE, ça rend super bien et on me fait généralement beaucoup de compliments sur mes paquets!). Vous pouvez aussi utiliser du tissu par exemple (on en reparlera début décembre avec la thématique de Noël 0 waste

ET J’EN GARDE D’AUTRES !

Certains “puristes” du 0 déchet me jetteront la pierre. J’assume ! J’ai décidé de garder certains objets que j’aime et j’utilise (presque tous les jours) et qui me sont bien utiles. Alors oui, en vrai, je pourrais m’en passer s’il le fallait. Mais je les utilise, il “m’apporte du bonheur” et du confort. Peut-être qu’un jour je m’en séparerai ; le jour où ils seront cassés pour cassés et que je n’arriverai pas à les réparer, of course. Ce jour n’est pas encore arrivé :

  • Mon robot pour faire la cuisine : mon Thermomix est allumé tous les jours ! J’y fais mes soupes, gâteaux, risotto, smoothie et j’en passe !
  • Ma bouilloire électrique : qui chauffe mon eau à la température que je souhaite (idéalement 80° pour prendre soin de mon petit système digestif que j’aime)

DERNIÈRES PETITES ASTUCES POUR LA ROUTE

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J’ai encore quelques conseils à vous partager avant de vous laisser prendre la route cette semaine vers des courses plus 0 déchet ! Des petites habitudes que j’applique au quotidien et qui peuvent vous donner des idées. Voici les astuces 6 à 12 ! :

  • On se rappelle de la 1ère étape du 0 déchet qui est de refuser. Et bien pour ma part, je refuse les cartes de visite (vous avez déjà les coordonnées des personnes 80% du temps). Si besoin je la prends en photo pour rajouter les coordonnées de la personne plus tard dans mon téléphone
  • Je refuse également les cartes de fidélité en tout genre (à l’exception de celle que j’ai désormais dans le Biocoop au bout de ma rue. Ils n’en avaient pas d’immatériel, malheureusement). Je ne veux pas recevoir d’offres poussant à la consommation (par mail, courrier ou même SMS). Je ne veux pas encombrer mon portefeuille pour finalement ne pas avoir la carte sur moi la seule fois où j’en ai besoin (#TrueStory). Et en plus, je n’achète pas assez dans l’année pour cumuler des points, de toute manière
  • J’ai toujours dans mon sac un tote-bag, roulé, qui peut toujours servir à refuser un sac en plastique pour un achat spontané. Ca ne prend aucune place et c’est bien pratique
  • Accompagnant mon tote-bag, j’ai généralement avec moi 1 ou 2 petits sacs en tissu pour le vrac. Là aussi, très pratique pour ne pas prendre d’emballage avec mon croissant du matin, sandwich du midi et baguette du soir !
  • J’ai également depuis pas plus tard qu’aujourd’hui (#TropContente !!!) un set de couverts réutilisables que je garde avec moi dans mon sac. Plus besoin de prendre ceux en plastique qu’on me donne à la caisse, plus besoin de prendre la paille que l’on me met dans mon jus. J’ai tout désormais à disposition. C’est pas cher, 0 déchet bien entendu et plus sain également. Vous pouvez en acheter en bambou (c’est ce que j’ai fait) ou encore en inox
  • Pour information, Pinterest REGORGE de plein d’astuces, d’idées, de petites choses à faire soi-même pour produire moins de déchets. Si vous êtes à court d’inspiration, je vous conseille vivement d’y faire un tour !
  • Et dernière astuce, qui n’en est finalement peut-être pas une. Peut-être que je vous raconte vraiment n’importe quoi et que ça ne sert à rien ! Que c’est juste l’une de mes croyances personnelles. Mais je le fais quand même 😀 Je m’assure de toujours prendre les fruits et légumes, normalement vendus en grappe, qui sont tout seul. La banane, les tomates laissées çà et là… Dans ma tête, j’ai l’impression que les gens ne les achètent pas et qu’elles finiront par pourrir. Je lance donc aujourd’hui un grand mouvement que j’espère international : LE MOUVEMENT DE LA BANANE SEULE ! Qui me rejoint ???

J’espère que ces quelques lignes vous permettront, vous aussi, de vous poser des questions sur vos habitudes d’achat. Et que cela vous aura donné envie de vous acheter une superbe gourde réutilisable ou de faire plus attention la prochaine fois que vous ferez vos courses aux emballages que vous achetez. Il existe une multitude d’alternatives pour MOINS et MIEUX consommer. Et chacun peut y aller de sa sauce et son grain de sel, en fonction de son style de vie et de ses envies !

Je suis contente de continuer ce voyage avec vous ! Encore plein de belles aventures et expériences qui nous attendent !

Prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

ZÉRO DÉCHET, COMMENT SE LANCER?

Mardi 30 octobre : nous sommes 2 mois, 9 semaines, 63 jours avant 2019.

Écrit comme ça, ça me donne des frissons, pour de vrai, parce que :

  1. Je parle comme une grand-mère, mais le temps passe vraiment vraiment très vite
  2. Punaise, on est bientôt en 2019 et je n’ai clairement pas fini de réaliser toutes les bonnes résolutions que je m’étais fixées en début d’année (voire pour certaines, même pas encore commencées !) : apprendre à jouer de la guitare, me mettre à l’aquarelle, devenir bénévole dans une association en faveur de l’environnement, faire du sport tous les jours, aller en Inde… BREF vous l’aurez compris ! Je suis une pro des résolutions assez ambitieuses que je ne tiens quasiment jamais !

Pourtant, j’ai décidé que 2019 serait différent ! J’ai décidé de me fixer des objectifs ambitieux (toujours). D’en avoir toutefois un peu moins que d’habitude (plus facile à mettre en place, à suivre et à tenir) et aussi à me mettre des “petits” objectifs, intermédiaires, très concrets, facilement réalisables, dans l’atteinte de ces objectifs ambitieux. Cela permettra de ne pas me décourager et de célébrer de petites victoires en cours de route (ça fait toujours du bien au moral et à notre self estime!). J’ai envie de commencer 2019 du bon pied, de faire table rase de ce qui n’est pas nécessaire et ce qui ne me rend pas complètement heureuse.

Il me reste 63 jours, donc, pour faire le point sur mon mode de vie, mes habitudes de consommation ; décider quelles actions de réduction de déchets je souhaite mettre en place ; ce que je souhaite supprimer de mon quotidien,… en gardant à l’esprit cet objectif qui me tient à coeur : je veux simplifier mon quotidien, réduire ce qui peut l’être et faire plus avec moins. Moi, me mettre des objectifs ambitieux? Pas du tout !

 

0 WASTE WE CAN : LE CHALLENGE

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Nous avons parlé la semaine dernière des grands principes du 0 waste. Ca c’est fait ! Je vous ai d’ailleurs promis une série d’articles pratiques, concrets durant tout le mois de novembre pour vous partager mes bonnes pratiques et astuces en matière de 0 déchet.

J’ai encore mieux à vous proposer 🙂 Nous allons faire d’une pierre deux coups ! Je vous propose un challenge 0 waste à faire ensemble, vous et moi, sur ces 63 jours restants en 2018 !

L’objectif est simple : 2 mois, 10 étapes à réaliser petit à petit, les unes après les autres, pour repenser notre consommation et alléger nos poubelles (notre charge mentale et notre porte-monnaie aussi par la même occasion!). Un challenge en mode Pachamama Style !

LE PROGRAMME

Chaque lundi

Je partage avec vous sur Instagram (n’oubliez pas de vous abonner à mon compte ICI !) la thématique du défi de la semaine : cuisine, salle de bain/hygiène, produits ménagers, courses… Nous ferons chaque semaine l’inventaire d’un sujet en particulier. Je vous donnerai quelques chiffres, des astuces et vous partagerai, surtout, mon avancée personnelle dans chacune de ces étapes. A vous de prendre ce que vous souhaitez dans chacun de mes articles.

Je l’ai déjà indiqué dans mon précédent billet : je suis TRÈS loin d’être parfaite (et tant mieux d’ailleurs). Je ne respecte pas tous les jours de l’année, 24/24, les principes 0 waste que je souhaite suivre au quotidien. Il m’arrive parfois de faire de petites entorses. En revanche, je fais mes choix consciemment 99% du temps : j’ai choisi d’avoir une bouilloire électrique par exemple, un Thermomix, un extracteur de jus,… Je vous expliquerai ces choix dans un prochain article. Ce que je peux déjà dire ici est que ce sont des appareils ménagers que j’utilise (quasiment) tous les jours et que j’aime. Chacun met son petit grain de sel, adapte ses principes à son style de vie et le fait pour des raisons différentes. Et c’est tout à fait OK !

Chaque lundi bis

Après Instagram, rendez-vous ici, sur ce site, pour prendre connaissance de l’article de la semaine, en rapport avec le défi qui y est associé. Et bien entendu, à vous de réaliser le petit exercice hebdomadaire qui l’accompagne !

Lundi 31 décembre 2018

Ding ding ding ! L’heure du bilan a sonné !

Ce sera l’occasion pour nous de revoir toutes les avancées réalisées ces 2 derniers mois, les améliorations que l’on souhaite encore poursuivre (ou non) et celles que l’on souhaite commencer. Bref, on finira l’année 2018 en grande fanfare, reboostés, fiers de ce que l’on aura accompli, moi je vous le dis !

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LES DIFFÉRENTES PORTES D’ENTRÉE POUR COMMENCER

En discutant avec mon entourage et les personnes que je rencontre au quotidien, je me suis aperçue que nous avons tous une porte d’entrée et des raisons différentes de vouloir se lancer, chacun à son échelle, dans une dynamique plus 0 waste :

  • A l’arrivée de son 1er enfant, l’une de mes amies a commencé à consommer une grande majorité de ses aliments en produits locaux et/ou bio. Elle a également fait la plupart de ses achats pour le bébé (habits, équipements,…) d’occasion. Ses motivations étaient : “je veux offrir les aliments les plus sains à mon fils” et “pourquoi payer plein pot une poussette, des habits qui ne seront utilisés que quelques mois dans une vie ?”. Arguments santé et financier
  • Mon amoureux me dit souvent que sa prise de conscience écologique a commencé en voulant donner le meilleur des nutriments à son corps et ses petites cellules ; en privilégiant des produits avec moins de pesticides et des aliments plus frais, avec plus de goût. Une alimentation en circuit court, locale et si possible bio. Argument santé donc
  • a495a8132ccfa5a380f0e86affe3e97bUne autre de mes amies souhaite que son argent soutienne des petits producteurs, créateurs locaux, qui produisent de magnifiques produits artisanaux. Des produits souvent fait main, avec des matériaux plus nobles et plus résistants que ceux que l’on peut trouver dans de grandes enseignes. Certes, parfois pour des prix un peu plus élevés au départ (puisque leur volume de production, leurs coûts n’ont rien à voir avec ceux des géants de la distribution). Argument solidarité/soutien de l’économie locale
  • Je veux prendre l’exemple de mon père qui, à son extrême, ne jette jamais rien. “On ne sait jamais” “ça peut toujours servir” sont deux phrases qui fleurissent régulièrement dans son vocabulaire. Oui, c’est le bazar et je pense qu’un peu d’ordre et de ménage ne feraient pas de mal. En revanche, c’est le roi du bricolage et de la débrouille. Un MacGyver des temps modernes. Qui arrive 9à créer des choses à partir d’une planche, d’un ancien buffet, d’un bout de ficelle et de 2 lampes (j’exagère à peine). C’est le roi du jardinage qui fait ses petites boutures avec des plantes grasses ou arbres fruitiers sélectionnés ça et là, des petites graines de tomate qu’il aime bien et qu’il garde précieusement sur des papiers sopalin avant de les mettre en terre au printemps. C’est le roi de l’anti-gaspi. La même règle s’applique bien entendu pour la nourriture (“on ne jette rien!”). Et c’est grâce à lui que j’ai entendu parlé pour la 1ère fois de compost, qui trône fièrement au fond du jardin depuis de très très nombreuses années. Rien ne se perd, tout se transforme. Pour lui, “l’anti-gaspi” est un argument écologique et financier
  • Enfin, je veux prendre mon propre exemple (et oui c’est quand même mon site et je veux parler de mon expérience !). Je vous ai déjà parlé de la naissance de mon intérêt pour le 0 déchet, Gomorra et Cie. Ce qui me hérisse littéralement les poils, ce qui me rend hors de moi, c’est quand je vois les gens dans la rue jeter leurs chewing-gum, mégots, déchets sauvages et autres papiers par terre, sans état d’âme (il m’arrive d’ailleurs de temps en temps de ne pas me gêner pour leur faire une réflexion). De voir le manque de respect de certains vacanciers dans de si beaux paysages montagneux, bords de mer, qui pensent que le monde en dehors de leur maison est une poubelle. Je ne comprends pas pourquoi nos comportements sont différents en dehors de notre logement (parce que bien sûr, je pense que personne n’irait jeter son chewing-gum sur le sol de sa cuisine, non?). Pour moi, c’est un argument qui a été avant tout écologique

 

L’EXERCICE DE LA SEMAINE (POUR VOUS)

Bref, chacun a son approche et sa vision de chose. Du coup, je vous propose de vous poser cette semaine quelques instants pour réfléchir et prendre du recul. Avant de vous embarquer dans ce challenge, je souhaite que vous réfléchissiez sur les questions suivantes :

  • LE POURQUOI : Pourquoi je veux me lancer dans ce challenge 0 waste ?
  • LE COMMENT : Quelles sont mes habitudes de consommation ?
    • Dans quel(s) domaine(s) je consomme le plus ?
    • Dans quel(s) domaine(s) je produis le plus de déchets ?
    • Pourquoi je surconsomme dans tel ou tel domaine ? En ai-je besoin, est-ce utile ? Est-ce que je me laisse prendre par les “tentations” (type promotion par email) ? par mes émotions (quand je suis émotive, mal et que je souhaite me remonter le moral en m’achetant un petit quelque chose) ?
  • LE QUOI : Quels efforts je souhaite réaliser pendant ce défi (et sur le plus long terme) ?
    • Quelles règles de consommation je souhaite poursuivre dans mon quotidien ?
    • Dans quelle(s) sphère(s) je souhaite agir : faire des courses plus zéro déchet, réduire mon gaspillage alimentaire, fabriquer mes propres cosmétiques,…
    • Quelle(s) habitude(s) “anti-0 déchet” je souhaite ne plus avoir ? (pour vous aider, je vous conseille de lire mon article précédent sur le “0 waste : par où commencer”)
    • Et aussi, quels sont les objets/appareils ménagers et autres qui me sont utiles, que j’utilise régulièrement et que j’affectionne particulièrement ?

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L’EXERCICE DE LA SEMAINE (POUR MOI)

J’ai déjà avancé sur ce petit exercice de réflexion dans mon précédent article (j’ai un peu triché, sorry!). Mes objectifs et règles personnels pour poursuivre cette démarche se résument en 5 points :

  1. Je veux faire le choix de la provenance de mes produits, de mon packaging et de ne pas avoir à faire de compromis #JeSuisUneFemmeQuiSaitCeQuElleVeut ! Je veux faire le choix de donner l’argent à des producteurs, créateurs passionnés qui aiment ce qu’ils font, qui vivent de leur passion et qui font des produits locaux, de qualité
  2. En conséquence, je suis prête à mettre un peu plus d’argent sur la table au départ car je sais que mon produit/service est de qualité et qu’il tiendra plus longtemps. Du coup, je n’aurais pas à en racheter un autre de si tôt ! Finalement, ce sont des économies réalisées sur le long terme #ByeByeObsolescence
  3. En ayant moins de choses à gérer chez moi (moins d’appareils, d’habits, de trucs et de bidules), je veux gagner du temps et l’utiliser pour faire des choses qui ont de la valeur et du sens : passer du temps avec ceux que j’aime, prendre soin de moi,…
  4. Je veux privilégier des produits alimentaires frais, sans pesticides (si possible systématiquement), provenant de circuits courts et créant de la valeur localement pour des producteurs
  5. Je veux in fine acheter moins (voire quand cela est possible pas du tout !) mais mieux !

Pour ce qui est des actions que je souhaite intégrer durablement dans ma vie de tous les jours, mes 5 plus grandes actions (que je vous ai déjà partagées) sont les suivantes :

  1. Créer l’ensemble des mes cosmétiques, de mon maquillage
  2. D’acheter en grande majorité des habits de seconde main. Bien que j’achète peu de choses, il m’arrive encore de temps en temps d’aller m’acheter un petit quelque chose pour me sentir belle !
  3. Ne plus acheter AUTANT de livres neufs. C’est un peu une maladie chez moi. J’adore les livres et les achète plus vite que je ne les lis :s et qui plus est, il est assez rare que je lise plus de deux fois un ouvrage, à quelques exceptions près. Donc ma solution réside dans les vide-grenier ou encore les bibliothèques
  4. M’inscrire sur une plateforme collaborative pour pouvoir prêter ma perceuse et mon appareil à raclette à des personnes qui n’en ont pas !
  5. Recevoir mes petits lombrics, à déposer dans mon lombricomposteur d’appartement et en prendre soin en leur donnant plein de bons déchets organiques. Miam miam

 

THE FINAL COUNTDOWN

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Parce que c’est en faisant des petites actions concrètes, réalisables au quotidien que nous ancrons DURABLEMENT de nouvelles habitudes, plus vertueuses : pour notre corps, notre bien-être, celui de notre entourage et bien entendu, celui de la Pachamama ! 🙂 

Vous aurez ainsi de super outils, idées d’actions concrètes à continuer en 2019 et au-delà!

Alors parlez de ce challenge autour de vous ! Pourquoi ne pas le réaliser avec votre amoureux/amoureuse (je vais essayer de convaincre le mien de s’embarquer dans l’aventure avec moi !), vos enfants, parents, soeurs/frères, collègues, amis, colocataires… BREF, la Terre entière (encore une fois, un bel objectif bien ambitieux) !  Parlez-en sur les réseaux aussi pour inviter les gens à participer avec vous !

Et parce que j’ai aussi besoin de soutien dans cette démarche, n’hésitez pas à me faire savoir en commentaire, sur les réseaux, si vous comptez vous joindre à moi pour cette belle aventure de 63 jours !

Je vous laisse à votre exercice ! Et suite au prochain épisode.

En attendant prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

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