POURQUOI JE PRIVILÉGIE LA « SLOW FASHION »

Petit flashback sur le contenu de ma garde-robe il y a une 10aine d’années de cela. Mon armoire était alors remplie d’habits et d’accessoires de mode en tout genre. 98% d’entre eux étaient des enseignes de la « fast fashion« .

La fast fashion, c’est quoi ?

Oui, le concept de “fast” (soit littéralement “rapide” en anglais) ne s’applique pas uniquement à l’alimentation avec les “fast food”. Il désigne également un système, basé sur des collections de vêtements à prix artificiellement bas (bonjour le t-shirt fabriqué au Bangladesh pour 5€). De design très tendances. Ces derniers deviennent rapidement passés de mode, avec des coupes et des matières qui ne tiennent la route qu’une poignée de lavage.

Finalement, des millions de tonnes de vêtements produits par cette industrie finissent à la décharge. Ils seront enfouis ou brûlés car ils n’auront pas trouvé d’acheteurs assez rapidement.

Tout est une question de consommation…

Bref, mon style se composait de robes à 25€ aux imprimés audacieux, de chaussures à talons hauts à 29€ et d’écharpes et bijoux variés. J’ajoutais régulièrement de nouvelles pièces à ma garde-robe, qui remplaçaient celles achetées quelques semaines plus tôt et portées seulement quelques fois.

GIF dressing room

Quelques semaines après, je faisais naturellement le ménage dans ma penderie et me donnais bonne conscience en donnant les habits que je ne portais pas/plus à Emmaüs.

Le zéro déchet n’est pas qu’une question de réduction du gaspillage alimentaire, de courses en vrac et de produits ménagers maison ! Il concerne également l’industrie de la mode et la consommation que l’on fait des produits issus de cette même industrie.

Les déchets que nous produisons

Notre consommation et notre penderie

La partie visible de l’iceberg est effectivement les vêtements que l’on achète, que l’on met (ou pas) et que l’on stocke dans notre placard.

Nous achetons en moyenne 20kg d’habits neufs par personne et par an. 90% des Français n’utilise pas 70% de leur garde-robe. En clair, nous ne mettons que 1/3 de ce qui compose notre penderie !

Alors oui, nous pouvons donner ce que l’on ne met plus. Mais il serait peut-être plus “malin” de se poser les bonnes questions en amont, lors de nos achats. Pour ça, j’ai la solution ! Vous pouvez utiliser la pyramide à 5 palliers ou encore la méthode “BISOU” :

B : Fanny,est-ce que tu as vraiment Besoin de cette 3ème robe noire ?

I : est-ce que cet achat doit être fait dans l’Immédiat ? Je peux peut-être attendre de trouver une alternative, de réfléchir si j’en ai vraiment besoin ?

S : est-ce que j’ai déjà quelque chose de semblable dans ma garde-robe ? Quelque chose avec le même usage ? Certainement, puisque j’ai déjà deux robes noires… L’une à manches courtes et l’autre à manches longues, mais quand même !

O : est-ce que je connais l’origine du vêtement ? est-ce qu’il respecte une éthique de production, de transport,… ?

U : finalement, est-ce que cette robe m’est vraiment utile ?

promotions, soldes

A titre informatif, la consommation de vêtements en France a doublé en 15 ans, quadruplé en 20 ans !  A côté de ça, 1/3 des vêtements produits ne sont jamais vendus (600 000 pièces en France). 1/3 des vêtements vendus ne le sont qu’après avoir été soldés.

Vu que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas, la méthodo du « BISOU » peut déjà permettre d’acheter moins. Moins d’achats, moins de déchets, plus d’économies, tout bénéf !

La phase amont : extraction, production, transport

La mode est l’une des industries les plus polluantes au monde (eau, pesticides, teinture, transport). Elle génère plus de gaz à effet de serre que les transports aériens et maritimes combinés !

Il est vrai que mes habits ne sont pas tous fabriqués localement. Qu’ils ne sont pas tous “Made In France” bien que ce soit désormais un critère très important dans mon processus d’achat. Toutefois, il est important d’avoir à l’esprit tous les kilomètres qu’ont parcourus nos précieux T-shirt et autres vêtements. Ce transport a un coût (économique, écologique, social) et il peut être bien entendu minimisé, optimisé. Quelques chiffres qui permettent de prendre de la hauteur :

  • Un jean peut faire plus de 1,5 fois le tour de la terre avant achat
  • Ce même jean qui pèse 800g a demandé en réalité 32kg de matières premières
  • La fabrication d’un simple T-shirt nécessite 3 000 litres d’eau

A nous, donc, de veiller à acheter ce dont nous avons besoin. De favoriser des entreprises textiles qui portent plus d’attention à minimiser (voire supprimer !) les déchets qu’elles déversent dans l’air et l’eau avoisinant l’usine. Ces mêmes entreprises qui décident de ne plus utiliser certains produits chimiques dans la fabrication de leurs vêtements.

Quand je remarque que j’ai acheté il y a 2 ans un jean dans un magasin de fast fashion et qu’il déteint toujours, je me dis que ces produits chimiques se retrouvent dans mon eau de lavage. Et aussi, qu’ils passent au travers de ma peau qui porte le même vêtement 8 heures d’affilée !

J’ai donc décidé d’arrêter les frais. D’acheter moins et mieux. Bien que cela me coûte à l’achat, effectivement un plus cher (quoi que). Je ne sais pas vous mais moi, ma santé passe par de bons aliments. Des produits sains à appliquer sur ma peau. Des habits qui n’empoissonnent ni mon corps ni celui de ceux qui les ont fabriqués. Ce qui m’amène à mon point suivant…

L’éthique

Je parle de déchets car, vous me connaissez, c’est bien l’angle que je donne à mes billets et à mes actions au quotidien. Le développement durable, c’est bien plus qu’un axe environnemental et économique. C’est également un engagement éthique. Je vous conseille vivement cet article très bien écrit par Coline sur son blog.

visuel, décomposition du prix d'un T-shirt

Sachez ceci. Pour un tee-shirt fabriqué au Bangladesh et vendu 29€, un ouvrier gagne 0,18 centimes. Son usine 1,15€, les sous-traitants 1,20€, le magasin lui ramasse 17€. 17€ c’est donc la marge du magasin/de la marque sur les 29€. Autrement dit ce qui atterrit directement dans sa poche.

Lorsque l’on sait aussi que le maillot de l’équipe de France de la dernière Coupe du Monde était fabriqué en Thaïlande pour un coût de revient est estimé à 3€ pour être vendu 140€ en France, ça fait réfléchir.

Quand on achète un tee-shirt à 30€ (ou une robe made in China à 150€, 100% acrylique), on apporte malgré nous un certain soutien à un système nécrosé, des sociétés qui manquent souvent d’humanité et qui n’ont que le profit et l’argent dans leur ligne de mire, quelles qu’en soit les conséquences

Extrait de l’article « le prix des choses » sur le blog « Et pourquoi pas Coline »

La mode en 3 chapitres

La thématique de la mode éthique, slow fashion,… est l’un des sujets qui me passionne le plus ces derniers mois. J’y accorde beaucoup d’attention, de recherches.

Il est vrai que je propose beaucoup moins de contenus sur ce blog. Pour autant, il me tient à coeur de continuer de vous en proposer et d’aller plus en profondeur de certains sujets.

C’est pour cela que j’ai décidé de partager avec vous 3 articles autour de cette thématique. Bon plus que deux maintenant. Pour vous donner des pistes qui m’ont inspirée ces derniers mois. Elles vous aideront, peut-être, à prendre du recul et à vous poser les bonnes questions !

A très bientôt donc, pour un second article d’inspirations et surtout, de tips hyper concrets pour vous y mettre, vous aussi, à un dressing plus éco-responsable !

La Pachamama ❤


LE MAXI BEST-OF D’UNE CUISINE ZÉRO DÉCHET

Petit récapitulatif de ce #0WasteChallenge : nous avons déjà parlé des quelques astuces pour m’aider à débuter une démarche 0 waste ; à savoir quelles questions me poser pour me lancer dans une telle démarche. Je vous ai également partagé la semaine dernière mes 12 astuces pour faire des courses presque 0 déchet !

julia0812.jpg.560x0_q80_crop-smart

Cette semaine, je continue la logique de cette démarche en allant à l’étape post-courses : la cuisine !

Si j’ai déjà porté une attention particulière aux déchets produits lors de mes courses, je réduis de façon considérable la quantité de déchets à mettre à la poubelle, arrivée chez moi.

Moins de déchets, moins d’emballages non-recyclables. Cette étape pour moi est vraiment non négligeable : quand on sait qu’un Français jette toutes les 7 semaines son équivalent en poids à la poubelle… ça me fait réfléchir. Et je suis la première concernée ! J’achète en très grande majorité des produits frais que je transforme. J’ai donc pas mal de déchets organiques. Et n’ayant pas encore réceptionné mes petits lombrics à déposer dans mon composteur, je vois toutes ces épluchures finir à la poubelle 😦 Par ailleurs, bien que je fasse vraiment attention aux « futurs déchets » qui rentrent dans ma maison, je ne suis jamais à l’abri de quelques emballages non-recyclables, de films plastiques auxquels je n’avais pas prêté attention,… A raison de deux personnes chez nous, notre poubelle de 30 litres se remplit malgré tout assez rapidement. Et j’ai envie que ça se réduise (aussi parce que je déteste aller au sous-sol pour mettre ma poubelle dans le conteneur, ça me fait flipper !) !

 

UNE ATTITUDE AU QUOTIDIEN

J’essaye au quotidien de « dérouler » ma démarche 0 déchet en appliquant les 5R dans l’ordre : Refuser – Réutiliser – Réduire – Recycler – Composter (« Rot » en anglais). Lors de mes courses, dans ma cuisine, dans ma salle de bain, je garde en tête cette pyramide pour tendre vers une consommation plus citoyenne et minimaliste.

Par exemple, je réutilise certains des pots en verre des sauces tomates et autres tartinades que j’achète. Je réutilise ensuite ces contenants pour conserver des restes au frigo, conserver mes poudres/noix/graines ou encore conserver mes cosmétiques maison. Je trouve cela hyper esthétique et en plus pas cher du tout (oui je paye l’emballage à l’achat mais je le garde ensuite pour un petit moment !). Vu que la quasi majorité de mes courses est faite en vrac, j’ai grandement besoin de ces pots pour conserver mes courses !

giphy (1)

Ou encore, je réutilise les supers serviettes blanches en tissu (j’en ai 12), que ma grand-mère m’a gentillement données. En plus de m’avoir fait économiser de l’argent, j’accueille mes invités avec des serviettes qui ont une vraie histoire (et ont en plus les initiales de ma grand-mère. #Sochic).

MA POUBELLE DE CUISINE AU RÉGIME

L’une des premières actions, simples, que j’ai effectuées en emménageant dans l’appartement fut d’acheter une plus petite poubelle. Cela n’engage que moi et c’est peut-être simplement psychologique : j’ai l’impression qu’avoir une plus petite poubelle signifie moins de place pour les déchets à jeter et donc, faire en sorte qu’il y en ait moins (je réduis donc)!

En parallèle, j’ai également un sac cabas dans la cuisine pour recycler les emballages qui peuvent l’être (papier, carton, acier, alu et verre).

Enfin, mon lombricomposteur n’attend que ses habitants pour composter officiellement de chez nous. L’ouverture arrive très bientôt, je vous tiendrai informés de l’évolution !

LIVIN’ PLASTIC FREE !

73xmDe manière générale, j’ai fait de drastiquement réduire voire supprimer tous les produits et emballages en plastique de chez moi. En plus d’être dangereux pour la santé, je trouve que c’est un matériau qui vieillit très mal. Du coup je préfère investir un peu plus au départ lors de mes achats pour avoir des matériaux plus nobles et durables (verre, acier/alu, bois). Lorsque que l’on sait qu’un tiers des produits en plastique sont fabriqués pour un usage jetable… Benh perso, je n’aime pas jeter mon argent littéralement à la poubelle!

Comment?

De façon progressive ! Par exemple, je remplace ma spatule en plastique dès qu’elles sont trop abîmées par une spatule en bois (plus écologique, esthétique). J’ai également troqué mes pailles en plastique pour des pailles en inox (les miennes font cuillère en même temps ! Je peux vous dire que je fais FUREUR dès que je les sors !). Vous pouvez en acheter désormais dans pas mal d’endroits (ICI par exemple ou encore ICI). Elles sont vendues avec un petit goupillon pour pouvoir les laver 🙂

J’ai changé mes contenants alimentaires en plastique pour ceux en verre. Au fur et à mesure.

Et autre exemple : je n’achète plus de film alimentaire, que j’ai remplacé par mes Bee’s Wrap (dont je vous ai déjà parlé dans mon article précédent). Plus esthétique et plus sain. Je vous partagerai bientôt un tuto pour que vous puissiez les faire vous-mêmes!

C’est vrai que lorsque j’ai fait l’inventaire de mes objets, de mes courses, je me suis rendue compte à quel point le plastique était partout. Et pourtant, j’estimais que j’étais une personne sensibilisée qui essayait de faire attention au maximum ! Je sais que changer ses habitudes peut être compliqué. Et je pense qu’en ce qui concerne le plastique, c’est un changement nécessaire tant pour notre santé que pour l’état de la planète de façon générale. Vous avez déjà entendu parler du 07ème continent de plastique et du fait qu’il y aurait plus de plastique dans les océans que de poissons dans les océans d’ici à 2050 ? Si vous souhaitez aller plus loin sur la thématique du plastique, je vous conseille CETTE vidéo d’Edeni qui vous donne 21 façons de ne plus avoir du plastique chez soi #Malin !

MOINS DE CHOSES À ACHETER, PLUS D’ÉCONOMIES !

Je l’avais déjà mentionné dans mon article précédent : en adoptant un mode de vie plus 0 déchet, il y a désormais des articles que je n’achète pas ou plus :

  • Plus de bouteilles en plastique ! Quand je sors de chez moi, j’ai ma belle gourde 0421b7340a077f7bca35140f15bd72dfen alu (il en existe plein désormais ! J’avais acheté la mienne chez SIGG). Lorsque que je suis chez moi, j’ai une bouteille en verre que je remplis d’eau du robinet. J’y dépose un bout de charbon actif, qui me coûte 8€ pour une durée de vie de 6 mois (soit environ 3 centimes par jour !). Le charbon purifie l’eau, il est 0 déchet puisque à l’issue des 6 mois d’utilisation, je peux le composter, l’utiliser dans le barbecue, mes plantes ou encore comme désodoriseur de chaussures #Smart. Là encore, le charbon se trouve dans de plus en plus d’endroits et sur Internet (ICI par exemple)
  • Plus de sopalin non plus ! Il existe désormais plein d’alternd119a015e3fe8e2230c501aeb1810b94atives pour remplacer le sopalin si vous en utilisez. Chez moi, j’utilise un chiffon en micro-fibre. J’ai acheté à mes parents de supers essuie-tout réutilisables, trop mignons !
  • Plus d’éponge ! J’achète désormais une brosse en bois et je change régulièrement la tête… que je peux ensuite composter (ICI et ICI). Pour le reste, j’ai un « gratte-gratte » recyclé pour frotter. J’ai récemment entendu parler des éponges « Tawashi ». D’origine japonaise (si je ne me trompe pas !) elles peuvent être achetées « toutes faites » et également faites maison avec des morceaux de vieux T-shirt ou collants. Si certains d’entre vous en ont déjà utilisées et/ou en ont déjà fabriquées, je suis preneuse de vos retours en commentaires !
  • Plus de cure-dents ! Alors oui, certains me diront que les cure-dents, ça ne pèse rien et que de fait, ce n’est vraiment pas une priorité de s’en occuper. Peut-être ! En attendant, j’en ai acheté une 10aine en acier il y a 2 ans. Je les utilise TOUT LE TEMPS pour mes apéros et je ne me casse plus la tête à ramasser la 100aine de cure-dents qui est tombée sur mon carrelage ! (de mémoire, j’avais acheté les miens chez Alice Délice)

In fine, c’est plus d’espace dans ma cuisine, moins de choses à (r)acheter donc plus d’économies… que je dépense notamment en acheter des produits de meilleure qualité.

 

MES 2 HABITUDES MALINES

Quand j’étais petite, j’adorais faire les courses avec mon père. Je sais, c’est un peu bizarre ! J’adorais m’asseoir dans le caddie, parcourir la liste de courses avec lui et rayer au fur et à mesure ce que nous avions trouvé. Il apportait toujours beaucoup d’importance au fait de comparer des produits en fonction de leur prix au kg. C’est un réflexe que je garde encore aujourd’hui et c’est notamment comme cela que je remarque qu’un paquet d’amandes conditionnées dans un emballage en plastique est souvent plus cher que d’acheter les mêmes amandes, en vrac.

giphy

C’est la même approche que j’utilise pour le thé. Trèèèèèèsss grande consommatrice de thé/tisane, je préfère les acheter en vrac pour plusieurs raisons :

358b99d446d0e6e1f66e1b392ff1f6e5Mon raisonnement va dans le même sens pour le café. J’aime aussi beaucoup le café (la réciproque n’est en revanche pas vrai puisque le café et mon système digestif ne font pas bon ménage !). Je préfère le café en grain, que je fais moudre. Acheter mon café est une expérience que j’adore faire : je rentre dans le magasin qui sent le café à pleine balle ! Je choisis en fonction de mon humeur le café qu’il va moudre. Je rentre chez moi pour le préparer. Je le déguste. Je garde le marc de café pour me faire un exfoliant maison, pour assainir mes canalisations ou encore pour donner un peu de vitalité dans le compost de mes plantes.

Nous avons également une Nespresso mais que nous utilisons très peu. Pour être honnête, je ne suis pas très fan du système que je trouve très impactant ; en termes de coût (pour les capsules) et de gestion des déchets. Voilà pourquoi je préfère mon « French Press » aux machines Nespresso et Cie.

Voici en quelques lignes les réflexes que j’incorpore au quotidien dans mon attitude derrière les fourneaux. Pour moi, faire attention aux matériaux que j’utilise, aux ingrédients que je choisis va plus loin que de simplement réduire mes déchets. C’est également un cas de « santé publique » je dirais, qui est de porter attention à ce qui rentre en contact avec nous, notre nourriture. Faire attention à sa santé. Le 0 waste n’est pas qu’une démarche écologique : pour moi, c’est une démarche citoyenne, un moment de respecter notre environnement et de me respecter.

Je suis curieuse de savoir ce que vous, vous faites chez vous pour produire moins de déchets dans votre cuisine : quelles astuces ? quels conseils avez-vous à me donner pour aller plus loin ? quels produits utilisez-vous ? N’hésitez pas à me partager vos retours et vos idées en commentaires !

En attendant la semaine prochaine et mon article sur comment parler à votre entourage de votre démarche 0 waste, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

 

ZÉRO DÉCHET, COMMENT SE LANCER?

Mardi 30 octobre : nous sommes 2 mois, 9 semaines, 63 jours avant 2019.

Écrit comme ça, ça me donne des frissons, pour de vrai, parce que :

  1. Je parle comme une grand-mère, mais le temps passe vraiment vraiment très vite
  2. Punaise, on est bientôt en 2019 et je n’ai clairement pas fini de réaliser toutes les bonnes résolutions que je m’étais fixées en début d’année (voire pour certaines, même pas encore commencées !) : apprendre à jouer de la guitare, me mettre à l’aquarelle, devenir bénévole dans une association en faveur de l’environnement, faire du sport tous les jours, aller en Inde… BREF vous l’aurez compris ! Je suis une pro des résolutions assez ambitieuses que je ne tiens quasiment jamais !

Pourtant, j’ai décidé que 2019 serait différent ! J’ai décidé de me fixer des objectifs ambitieux (toujours). D’en avoir toutefois un peu moins que d’habitude (plus facile à mettre en place, à suivre et à tenir) et aussi à me mettre des “petits” objectifs, intermédiaires, très concrets, facilement réalisables, dans l’atteinte de ces objectifs ambitieux. Cela permettra de ne pas me décourager et de célébrer de petites victoires en cours de route (ça fait toujours du bien au moral et à notre self estime!). J’ai envie de commencer 2019 du bon pied, de faire table rase de ce qui n’est pas nécessaire et ce qui ne me rend pas complètement heureuse.

Il me reste 63 jours, donc, pour faire le point sur mon mode de vie, mes habitudes de consommation ; décider quelles actions de réduction de déchets je souhaite mettre en place ; ce que je souhaite supprimer de mon quotidien,… en gardant à l’esprit cet objectif qui me tient à coeur : je veux simplifier mon quotidien, réduire ce qui peut l’être et faire plus avec moins. Moi, me mettre des objectifs ambitieux? Pas du tout !

 

0 WASTE WE CAN : LE CHALLENGE

_LAPACHAMAMA_077

Nous avons parlé la semaine dernière des grands principes du 0 waste. Ca c’est fait ! Je vous ai d’ailleurs promis une série d’articles pratiques, concrets durant tout le mois de novembre pour vous partager mes bonnes pratiques et astuces en matière de 0 déchet.

J’ai encore mieux à vous proposer 🙂 Nous allons faire d’une pierre deux coups ! Je vous propose un challenge 0 waste à faire ensemble, vous et moi, sur ces 63 jours restants en 2018 !

L’objectif est simple : 2 mois, 10 étapes à réaliser petit à petit, les unes après les autres, pour repenser notre consommation et alléger nos poubelles (notre charge mentale et notre porte-monnaie aussi par la même occasion!). Un challenge en mode Pachamama Style !

LE PROGRAMME

Chaque lundi

Je partage avec vous sur Instagram (n’oubliez pas de vous abonner à mon compte ICI !) la thématique du défi de la semaine : cuisine, salle de bain/hygiène, produits ménagers, courses… Nous ferons chaque semaine l’inventaire d’un sujet en particulier. Je vous donnerai quelques chiffres, des astuces et vous partagerai, surtout, mon avancée personnelle dans chacune de ces étapes. A vous de prendre ce que vous souhaitez dans chacun de mes articles.

Je l’ai déjà indiqué dans mon précédent billet : je suis TRÈS loin d’être parfaite (et tant mieux d’ailleurs). Je ne respecte pas tous les jours de l’année, 24/24, les principes 0 waste que je souhaite suivre au quotidien. Il m’arrive parfois de faire de petites entorses. En revanche, je fais mes choix consciemment 99% du temps : j’ai choisi d’avoir une bouilloire électrique par exemple, un Thermomix, un extracteur de jus,… Je vous expliquerai ces choix dans un prochain article. Ce que je peux déjà dire ici est que ce sont des appareils ménagers que j’utilise (quasiment) tous les jours et que j’aime. Chacun met son petit grain de sel, adapte ses principes à son style de vie et le fait pour des raisons différentes. Et c’est tout à fait OK !

Chaque lundi bis

Après Instagram, rendez-vous ici, sur ce site, pour prendre connaissance de l’article de la semaine, en rapport avec le défi qui y est associé. Et bien entendu, à vous de réaliser le petit exercice hebdomadaire qui l’accompagne !

Lundi 31 décembre 2018

Ding ding ding ! L’heure du bilan a sonné !

Ce sera l’occasion pour nous de revoir toutes les avancées réalisées ces 2 derniers mois, les améliorations que l’on souhaite encore poursuivre (ou non) et celles que l’on souhaite commencer. Bref, on finira l’année 2018 en grande fanfare, reboostés, fiers de ce que l’on aura accompli, moi je vous le dis !

dbf34e1f49f74deb1193b743029c2594

LES DIFFÉRENTES PORTES D’ENTRÉE POUR COMMENCER

En discutant avec mon entourage et les personnes que je rencontre au quotidien, je me suis aperçue que nous avons tous une porte d’entrée et des raisons différentes de vouloir se lancer, chacun à son échelle, dans une dynamique plus 0 waste :

  • A l’arrivée de son 1er enfant, l’une de mes amies a commencé à consommer une grande majorité de ses aliments en produits locaux et/ou bio. Elle a également fait la plupart de ses achats pour le bébé (habits, équipements,…) d’occasion. Ses motivations étaient : “je veux offrir les aliments les plus sains à mon fils” et “pourquoi payer plein pot une poussette, des habits qui ne seront utilisés que quelques mois dans une vie ?”. Arguments santé et financier
  • Mon amoureux me dit souvent que sa prise de conscience écologique a commencé en voulant donner le meilleur des nutriments à son corps et ses petites cellules ; en privilégiant des produits avec moins de pesticides et des aliments plus frais, avec plus de goût. Une alimentation en circuit court, locale et si possible bio. Argument santé donc
  • a495a8132ccfa5a380f0e86affe3e97bUne autre de mes amies souhaite que son argent soutienne des petits producteurs, créateurs locaux, qui produisent de magnifiques produits artisanaux. Des produits souvent fait main, avec des matériaux plus nobles et plus résistants que ceux que l’on peut trouver dans de grandes enseignes. Certes, parfois pour des prix un peu plus élevés au départ (puisque leur volume de production, leurs coûts n’ont rien à voir avec ceux des géants de la distribution). Argument solidarité/soutien de l’économie locale
  • Je veux prendre l’exemple de mon père qui, à son extrême, ne jette jamais rien. “On ne sait jamais” “ça peut toujours servir” sont deux phrases qui fleurissent régulièrement dans son vocabulaire. Oui, c’est le bazar et je pense qu’un peu d’ordre et de ménage ne feraient pas de mal. En revanche, c’est le roi du bricolage et de la débrouille. Un MacGyver des temps modernes. Qui arrive 9à créer des choses à partir d’une planche, d’un ancien buffet, d’un bout de ficelle et de 2 lampes (j’exagère à peine). C’est le roi du jardinage qui fait ses petites boutures avec des plantes grasses ou arbres fruitiers sélectionnés ça et là, des petites graines de tomate qu’il aime bien et qu’il garde précieusement sur des papiers sopalin avant de les mettre en terre au printemps. C’est le roi de l’anti-gaspi. La même règle s’applique bien entendu pour la nourriture (“on ne jette rien!”). Et c’est grâce à lui que j’ai entendu parlé pour la 1ère fois de compost, qui trône fièrement au fond du jardin depuis de très très nombreuses années. Rien ne se perd, tout se transforme. Pour lui, “l’anti-gaspi” est un argument écologique et financier
  • Enfin, je veux prendre mon propre exemple (et oui c’est quand même mon site et je veux parler de mon expérience !). Je vous ai déjà parlé de la naissance de mon intérêt pour le 0 déchet, Gomorra et Cie. Ce qui me hérisse littéralement les poils, ce qui me rend hors de moi, c’est quand je vois les gens dans la rue jeter leurs chewing-gum, mégots, déchets sauvages et autres papiers par terre, sans état d’âme (il m’arrive d’ailleurs de temps en temps de ne pas me gêner pour leur faire une réflexion). De voir le manque de respect de certains vacanciers dans de si beaux paysages montagneux, bords de mer, qui pensent que le monde en dehors de leur maison est une poubelle. Je ne comprends pas pourquoi nos comportements sont différents en dehors de notre logement (parce que bien sûr, je pense que personne n’irait jeter son chewing-gum sur le sol de sa cuisine, non?). Pour moi, c’est un argument qui a été avant tout écologique

 

L’EXERCICE DE LA SEMAINE (POUR VOUS)

Bref, chacun a son approche et sa vision de chose. Du coup, je vous propose de vous poser cette semaine quelques instants pour réfléchir et prendre du recul. Avant de vous embarquer dans ce challenge, je souhaite que vous réfléchissiez sur les questions suivantes :

  • LE POURQUOI : Pourquoi je veux me lancer dans ce challenge 0 waste ?
  • LE COMMENT : Quelles sont mes habitudes de consommation ?
    • Dans quel(s) domaine(s) je consomme le plus ?
    • Dans quel(s) domaine(s) je produis le plus de déchets ?
    • Pourquoi je surconsomme dans tel ou tel domaine ? En ai-je besoin, est-ce utile ? Est-ce que je me laisse prendre par les “tentations” (type promotion par email) ? par mes émotions (quand je suis émotive, mal et que je souhaite me remonter le moral en m’achetant un petit quelque chose) ?
  • LE QUOI : Quels efforts je souhaite réaliser pendant ce défi (et sur le plus long terme) ?
    • Quelles règles de consommation je souhaite poursuivre dans mon quotidien ?
    • Dans quelle(s) sphère(s) je souhaite agir : faire des courses plus zéro déchet, réduire mon gaspillage alimentaire, fabriquer mes propres cosmétiques,…
    • Quelle(s) habitude(s) “anti-0 déchet” je souhaite ne plus avoir ? (pour vous aider, je vous conseille de lire mon article précédent sur le “0 waste : par où commencer”)
    • Et aussi, quels sont les objets/appareils ménagers et autres qui me sont utiles, que j’utilise régulièrement et que j’affectionne particulièrement ?

HAPPY

L’EXERCICE DE LA SEMAINE (POUR MOI)

J’ai déjà avancé sur ce petit exercice de réflexion dans mon précédent article (j’ai un peu triché, sorry!). Mes objectifs et règles personnels pour poursuivre cette démarche se résument en 5 points :

  1. Je veux faire le choix de la provenance de mes produits, de mon packaging et de ne pas avoir à faire de compromis #JeSuisUneFemmeQuiSaitCeQuElleVeut ! Je veux faire le choix de donner l’argent à des producteurs, créateurs passionnés qui aiment ce qu’ils font, qui vivent de leur passion et qui font des produits locaux, de qualité
  2. En conséquence, je suis prête à mettre un peu plus d’argent sur la table au départ car je sais que mon produit/service est de qualité et qu’il tiendra plus longtemps. Du coup, je n’aurais pas à en racheter un autre de si tôt ! Finalement, ce sont des économies réalisées sur le long terme #ByeByeObsolescence
  3. En ayant moins de choses à gérer chez moi (moins d’appareils, d’habits, de trucs et de bidules), je veux gagner du temps et l’utiliser pour faire des choses qui ont de la valeur et du sens : passer du temps avec ceux que j’aime, prendre soin de moi,…
  4. Je veux privilégier des produits alimentaires frais, sans pesticides (si possible systématiquement), provenant de circuits courts et créant de la valeur localement pour des producteurs
  5. Je veux in fine acheter moins (voire quand cela est possible pas du tout !) mais mieux !

Pour ce qui est des actions que je souhaite intégrer durablement dans ma vie de tous les jours, mes 5 plus grandes actions (que je vous ai déjà partagées) sont les suivantes :

  1. Créer l’ensemble des mes cosmétiques, de mon maquillage
  2. D’acheter en grande majorité des habits de seconde main. Bien que j’achète peu de choses, il m’arrive encore de temps en temps d’aller m’acheter un petit quelque chose pour me sentir belle !
  3. Ne plus acheter AUTANT de livres neufs. C’est un peu une maladie chez moi. J’adore les livres et les achète plus vite que je ne les lis :s et qui plus est, il est assez rare que je lise plus de deux fois un ouvrage, à quelques exceptions près. Donc ma solution réside dans les vide-grenier ou encore les bibliothèques
  4. M’inscrire sur une plateforme collaborative pour pouvoir prêter ma perceuse et mon appareil à raclette à des personnes qui n’en ont pas !
  5. Recevoir mes petits lombrics, à déposer dans mon lombricomposteur d’appartement et en prendre soin en leur donnant plein de bons déchets organiques. Miam miam

 

THE FINAL COUNTDOWN

HarmfulOldfashionedGardensnake-small

Parce que c’est en faisant des petites actions concrètes, réalisables au quotidien que nous ancrons DURABLEMENT de nouvelles habitudes, plus vertueuses : pour notre corps, notre bien-être, celui de notre entourage et bien entendu, celui de la Pachamama ! 🙂 

Vous aurez ainsi de super outils, idées d’actions concrètes à continuer en 2019 et au-delà!

Alors parlez de ce challenge autour de vous ! Pourquoi ne pas le réaliser avec votre amoureux/amoureuse (je vais essayer de convaincre le mien de s’embarquer dans l’aventure avec moi !), vos enfants, parents, soeurs/frères, collègues, amis, colocataires… BREF, la Terre entière (encore une fois, un bel objectif bien ambitieux) !  Parlez-en sur les réseaux aussi pour inviter les gens à participer avec vous !

Et parce que j’ai aussi besoin de soutien dans cette démarche, n’hésitez pas à me faire savoir en commentaire, sur les réseaux, si vous comptez vous joindre à moi pour cette belle aventure de 63 jours !

Je vous laisse à votre exercice ! Et suite au prochain épisode.

En attendant prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

338038bb15c41381c48d2a2b8c15e388