30 CONSEILS POUR DES PRODUITS MÉNAGERS ÉCOLOS MAISON


22 heures par jour : c’est le temps que chacun d’entre nous passe en moyenne dans un espace clos ou semi-clos.

D’après l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, 50% des foyers français sont contaminés par des composés organiques semi-volatiles. Donc, ce sont jusqu’à 900 substances chimiques connues à ce jour qui sont émises dans nos maisons.

En clair, si je combine ces les deux constats ci-dessus, nous passons en moyenne 22 heures par jour à respirer des substances toxiques, qui finissent dans nos poumons et dans notre sang.

Personnellement, je tiens plus que tout à ma santé ! Elle passe certes par une alimentation saine et responsable, par les cosmétiques et autres produits que j’applique sur mon visage. Et aussi, par les produits que j’utilise, chez moi, pour faire le ménage.

La façon dont on fait notre ménage a un impact direct sur notre bien-être !

C’est pourquoi j’ai souhaité aujourd’hui partager avec vous mes conseils pour réaliser, chez vous, des produits ménagers maison !

Je ne sais pas vous, mais j’en ai eu marre de suivre ce les campagnes marketing des fabricants de produits ménagers qui me disaient d’acheter UN produit pour UNE utilisation : nettoyant pour les vitres, la cuisine, la salle de bain, le sol, lessive tout usage, pour le linge délicat,…

Pourquoi je fais mes propres produits ménagers

J’ai donc retroussé mes manches il y a 3 ans de cela et décidé de faire l’ensemble de mes produits ménagers moi-même ! Dès que la bouteille d’un de mes produits ménagers traditionnels était vide, je faisais mes recherches pour trouver une recette alternative, écolo et zéro déchet, à réaliser moi-même.

3 ans après avoir entrepris ce changement, je peux sereinement vous faire part de mes réactions et de mon avis personnel. Je vois plusieurs avantages non négligeables à adopter ce comportement plus responsable :

GIF Cendrillon fait le ménage dans des bulles

Plus économique

J’achète seulement quelques produits de base, versatiles, qui me permettent de réaliser l’ensemble de mes recettes. Du coup, plus besoin d’acheter 10 à 15 produits différents.

En plus, mes produits de base sont plus économiques.

A titre indicatif, 1 litre de vinaigre blanc coûte en moyenne 1€ alors qu’1 litre de produit pour laver les vitre coûte en moyenne 7€.

Je n’ai jamais été une tête en maths, mais le gain d’argent me paraît assez évident !

Plus d’espace disponible

Moins de produits achetés signifie également plus d’espace disponible dans mes placards et sous mon évier ! Moi qui cherche à développer un quotidien avec plus de sens, plus d’espace pour circuler, cet avantage n’est vraiment pas des moindres !

Plus de respect de l’environnement

… et ce pour plusieurs raisons :

  • J’achète mes produits en grande quantité et/ou en vrac. Du coup, j’achète bien moins d’emballages et je produis donc moins de déchets !
  • Les produits ménagers traditionnels contiennent un nombre incalculables de substances toxiques pour l’air que je respire chez moi et pour l’eau qui s’en va destination stations d’épuration. Ces substances ne peuvent pas être totalement traitées dans les stations et des résidus restent dans l’eau qui finit par être bu ou rejetée dans l’océan

… Et donc plus de respect pour ma santé !

En lien direct avec le respect de mon environnement ! Des produits ménagers maison et écologiques contribue à un air et une eau plus sains. Quand on sait que la javel, par exemple, sécrète des substances cancérigènes pour la thyroïde… Je vous laisse imaginer la suite.

A noter malgré tout qu’il est important de tenir hors de portée des enfants l’ensemble des produits que je vais vous présenter plus bas !

Plus de satisfaction et de créativité !

J’adore me prendre pour une apprenti chimiste ! Et j’aime trouver mes recettes, les adapter en fonction de mes habitudes de consommation et de mes envies. Ca m’apporte beaucoup de satisfaction de pouvoir dire, fièrement, que je réalise ma propre lessive et mon propre produit pour lave-vaisselle ! Et c’est moi qui choisis la senteur de mes produits, en plus ! Lavande, agrumes, arbre à thé… Je choisis en fonction de l’humeur du moment !

Mes 6 produits incontournables

les produits de base pour les produits ménagers

Le vinaigre blanc

A quoi ça sert ?

Aussi appelé vinaigre d’alcool ou vinaigre cristal. Il est 100% naturel et biodégradable. C’est un puissant détartrant et anti calcaire. Il désinfecte, dégraisse.

Quelques conseils d’usage

  • Ne pas utiliser de vinaigre pour des matériaux qui contiennent du calcaire : marbre, granit, ciment, béton. Au risque de les abîmer pour de bon !
  • Ne pas mélanger du vinaigre avec de la javel, sous peine d’être victime d’importantes vapeurs toxiques qui se dégagent du combo. De toute manière, ne pas utiliser d’eau de javel du tout !
  • Je fais tremper dans du vinaigre blanc des pelures d’agrumes (orange, pamplemousse, citron) pendant 15 jours environ. J’utilise ensuite le mélange comme assouplissant de mon linge (à l’exception de la lingerie fine où je n’utilise pas le mélange) et comme liquide de rinçage pour mon lave-vaisselle.

Et j’achète ça où ?

Quasiment partout ! Dans n’importe quel supermarché (rayon vinaigre ou produits ménagers, en fonction). Vous en trouverez également bien entendu dans n’importe quelle épicerie bio.

[HELP] : je recherche d’ailleurs un endroit où en acheter en gros bidon et/ou en vrac. Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Le savon noir

A quoi ça sert ?

C’est un mélange d’huile d’olive, de sel et de potasse. Le savon noir est un puissant dégraissant et détachant. C’est également un répulsif qui, pulvérisé avec de l’eau sur vos plantes, éloigne les pucerons et autres insectes !

Quelques conseils d’usage

  • A ne pas confondre avec le savon noir que l’on peut utiliser pour se faire des gommages !
  • J’utilise le savon noir dilué avec de l’eau pour laver mes sols
  • J’en intègre également dans ma recette de lessive maison (voir plus bas)

Et j’achète ça où ?

Dans les supermarchés, les magasins de jardinage/bricolage et les épiceries bio.

[HELP] : comme pour le vinaigre blanc, je recherche d’ailleurs un endroit où en acheter en gros bidon et/ou en vrac. Si vous avez des idées, je suis preneuse !

vaporisateurs produits ménagers maison

Le bicarbonate de soude

A quoi ça sert ?

100% écologique et non toxique, c’est un anticalcaire et adoucissant naturel. Il aide également à dégraisser.

Quelques conseils d’usage

  • Il existe deux types de bicarbonate de soude : l’un ménager, l’autre alimentaire. Ce dernier est plus fin, plus cher et peut convenir aux deux utilisations (ménage et cuisine)
  • Pour activer ses propriétés, le bicarbonate doit être couplé à un agent acide. Avec du citron par exemple en cuisine et du vinaigre blanc pour vos produits ménagers
  • D’ailleurs, ne pas le mélanger trop rapidement le bicarbonate avec du vinaigre blanc. Ca mousse beaucoup !
  • Je l’utilise à plein d’occasions différentes. Par exemple en neutralisateur d’odeur : dans vos chaussures, dans une coupelle placée dans le frigo
  • C’est également un super produit pour réaliser des gommages du visage et à ajouter dans vos recettes de dentifrice et déodorant maisons

Et j’achète ça où ?

Dans les supermarchés, les magasins de jardinage/bricolage et les épiceries bio. J’achète le mien en vrac chez Negozio Leggero

Des copeaux de savon de marseille

A quoi ça sert ?

Tout est dans le titre ! Ce sont des copeaux récupérés après avoir râpé un bloc de savon de marseille ! Vous pouvez les acheter tout prêt ou si le coeur vous en dit et que vous avez de la patience, vous pouvez également le râper vous même !

Voici un super article qui vous permet d’en savoir plus sur le petit cube vert et vous donne quelques conseils pour bien choisir votre savon.

Quelques conseils d’usage

  • A savoir que « Savon de Marseille » n’est pas une appellation protégée ! Donc attention aux savons dits « de Marseille » qui contiennent en réalité des ingrédients toxiques. C’est le cas de la presque totalité des « savons de Marseille » vendus en supermarché
  • Quelques astuces pour ne pas tomber dans le piège : acheter votre savon en magasin bio ou droguerie
  • Choisissez-le de couleur verte. Vérifiez la liste des ingrédients qui ne doit pas contenir plus de 5 éléments. Un  vrai savon contient généralement 72% d’huile d’olive
  • Et enfin, sachez qu’il n’existe que 5 maisons à fabriquer du véritable savon de Marseille : Marius Fabre, le Fer à Cheval, la Savonnerie du Midi, le Serail et la Licorne !
pinces à linge
  • Pour ma part, je l’utilise dans ma recette de lessive maison (voir plus bas) et également pour enlever certaines tâches difficiles. Couplés avec du savon noir, les copeaux de Marseille donnent une texture onctueuse à ma lessive et permettent d’enlever les taches difficiles.

Et j’achète ça où ?

  • Dans les maison spécialisées dans le véritable savon de Marseille que je vous ai citées plus haut. Elles ont des points de vente en France et leurs produits sont également disponibles dans les magasins bio, certaines drogueries et les magasins de jardinage/bricolage
  • Pour ma part, je les achète en vrac, comme toujours, chez Negozio Leggero

L’acide citrique

A quoi ça sert ?

Il est biodégradable, non toxique pour l’homme et l’environnement. Son nom vient du citron, dont il renferme en grande quantité. Il est détartrant et anti-rouille.

Quelques conseils d’usage

Je l’utilise principalement pour décrasser le fond des toilettes. 1 cuillère à soupe d’acide citrique et de cristaux de soude. J’achète un peu d’eau bouillante. Je laisse agir pendant 1 heure puis je frotte. Résultat : des WC comme neufs !

Et j’achète ça où ?

Dans les magasins bio, certains magasins de bricolage et jardinage. Vous l’aurez deviné, j’achète le mien en vrac chez … Negozio Leggero !

Les cristaux de soude

A quoi ça sert ?

Les cristaux de soude sont fabriqués à partir de sel marin et de craie.

Quelques conseils d’usage

J’utilise deux belles cuillères à soupe de cristaux de soude une fois toutes les deux semaines pour prévenir d’éventuels bouchons dans mes canalisations. J’y ajoute 1 litre d’eau bouillante et je laisse reposer pendant 1 heure avant de faire reculer l’eau. Mes canalisations ne se sont jamais aussi bien portées et adieu les produits “Destop” et j’en passe !

Et j’achète ça où ?

Dans les magasins bio. Une fois n’est pas coutume, j’achète le mien en vrac chez … Negozio Leggero !

Quelques autres produits bonus

Le percarbonate de soude

A quoi ça sert ?

Le percarbonate est composé de sel de mer et d’eau. Il ne contient ni chlore ni phosphates mais attention à vos yeux et vos mains : il peut malgré tout être irritant. Une fois dissout, le percarbonate se décompose en cristaux de soude et en oxygène actif (ou eau oxygénée).

Quelques conseils d’usage

Je l’utilise comme agent blanchissant, hyper efficace ! 2 belles cuillères à soupe sur mon linge blanc avant de lancer la machine.

Et j’achète ça où ?

Dans les magasins bio. Une fois n’est pas coutume, j’achète le mien en vrac chez … Negozio Leggero !

La terre de sommières

A quoi ça sert ?

Super détachant naturel très polyvalent ! C’est une argile smectique qui est apte à nettoyer, dégraisser, laver,… même sur des matériaux tels que le marbre et le granit ! Elle détache à sec. La terre de Sommières vient de… Sommières (en France). Elle peut s’appeler “Savon de Fez”

Quelques conseils d’usage

  • Je l’achète en poudre. Elle est hyper utile sur des tâches difficiles et sur celles d’huile, de vin. Je saupoudre de la terre sur la tâche et je laisse agir 1 ou 2 heures, voire une  nuit entière si possible. Ensuite, je retire la terre de Sommières en la brossant puis à l’aide d’un aspirateur. Voilà !
  • J’ai également découvert il y a quelques années le savon de terre de Sommières, que j’utilise pour enlever des tâches difficiles sur mes vêtements. Je lui dois beaucoup !

Et j’achète ça où ?

Pour la poudre, vous en trouverez en magasins bio. Pour le savon, je l’avais acheté à l’époque à la Savonnerie de la Licorne. Vous pouvez en trouver dans d’autres savonneries.

Les huiles essentielles

Je parlais déjà du pouvoir des huiles essentielles dans un précédent article. Antiseptiques, parfumantes, j’utilise les huiles essentielles pour compléter mes recettes de produits ménagers maisons.

Attention toutefois si vous avez à la maison des nourrissons à en utiliser en très petite quantité. Privilégiez plutôt celle à la lavande, qui est la plus “kid-friendly”.

Voici mes 3 préférées :

  • Celle au citron, qui rafraîchit et assainit
  • Celle à l’arbre à thé (tea tree), qui est antibactérienne. Je l’utilise notamment dans ma lessive ou mon produit à tout faire
  • Celle à la lavande. Quelle odeur apaisante ! Je l’utilise… quasiment partout tellement je suis fan !

Un coup de chiffon et c’est parti !

GIF Miss Doubtfire

Pas besoin de disposer d’un atiraille de chiffons, essuis tout et autre bout de tissu. J’ai également minimiser l’espace nécessaire pour stocker mes chiffons. J’utilise :

  • Des torchons blancs récupérés chez ma grand-mère pour faire le ménage, les vitres et essuyer la vaisselle. J’en ai 10 environ
  • Une serpillère en fibres recyclées pour laver le sol
  • Un chiffon et une lavette en micro-fibre de bambou pour nettoyer les surfaces de ma maison. Un pur bonheur !
  • Et enfin pour mon éponge à vaisselle, j’ai décidé d’utiliser une brosse vaisselle en bois à tête interchangeable. Une fois la tête usée, direction le compost ! Et je n’ai plus qu’à la changer. Oui, ce nouveau produit m’a demandé un petit temps d’acclimatation. L’usage n’est effectivement pas le même qu’une éponge traditionnelle !
  • En revanche, je ne regrette pas d’avoir fait le “switch”. C’est d’ailleurs plus esthétique et plus sain qu’une éponge classique. Pour ce qui est du “gratte-gratte”, utile pour les tâches plus difficiles, je l’achète en magasin bio

Mes recettes favorites

Je tiens à commencer cette partie en vous partageant un point essentiel, une question qui m’est régulièrement posée.

Fanny, je trouve super cette idée de faire tout soi-même. Mais moi je n’ai pas le temps et fabriquer ses propres produits et bien ça en prend du temps !”. Phrase à laquelle je réponds : “ça ne me prends pas plus du temps ni d’énergie que d’aller acheter mes produits au magasin, de les porter, les ramener et les monter chez moi ! »

Exemple très concret : j’ai acheté mon sac d’1kg de copeaux de savon de Marseille il y a 3 ans et je ne l’ai aujourd’hui toujours pas fini ! Je l’utilise encore pour réaliser ma lessive, qui me prend en tout et pour tout 10 minutes à réaliser, vaisselle comprise.

Donc non, cela ne prend pas plus du temps ! En revanche, cela demande effectivement de l’envie de se mettre derrière les fourneaux et de retrousser un peu ses manches au profit de sa santé, son environnement, son porte-monnaie. L’opération est tout bénéf !

Pour ma lessive maison

Rendez-vous sur mon compte Instagram : _lapachamama

J’ai posté ma recette sur mon compte Instagram il y a quelques mois. Simple, économique, écologique, que demandait de plus ?

Pour mon produit lave-vaisselle

Exit les tablettes individuelles emballées dans du plastique ! J’utilise désormais un mélange de différentes poudres, vu sur le compte de Missis Green :

  • 250g de bicarbonate de soude
  • 250g de cristaux de soude
  • 100G d’acide citrique
  • 50g de gros sel

1 cuillère à soupe de cette mixture par lavage. Comme indiqué plus haut, j’ajoute du vinaigre blanc parfumé aux épluchures d’agrumes dans mon bac de liquide rinçage et le tour est joué !

Pour mon produit éclair multi-usages

Bree Van De Kamp fait le ménage

Rien de plus simple ! J’utilise un seul et même produit pour nettoyer les surfaces de ma cuisine, salle de bain, pour nettoyer mes vitres,…

Je mélange dans un vaporisateur :

  • 500ml d’eau
  • 500ml de vinaigre blanc
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
  • 5 à 8 gouttes d’huile essentielle de votre choix ! En ce moment, j’ai choisi du tea tree

Pour mon liquide vaisselle

De nombreuses recettes existent dans les liens que je vous partage plus bas. Pour ma part, j’ai déjà essayé plusieurs recettes de liquide vaisselle maison sans trouver celle qui me convenait vraiment.

Du coup, rien de plus simple : j’utilise désormais un gros bloc de savon de Marseille ou d’un savon spécial vaisselle que j’achète chez Negozio Leggero. Plus économique, il prend également moins de place ! Cela m’a demandait un petit temps d’adaptation et aujourd’hui, je fais PRESQUE ma vaisselle avec plaisir !

Des idées d’inspiration

Si vous souhaitez aller plus loin dans vos lectures sur les produits ménagers, je vous propose quelques inspirations très utiles ! :

J’espère que l’ensemble de ces conseils et astuces vous ont donné envie de vous lancer vous aussi dans l’aventure des produits ménagers maison ! Peut-être que vous avez, vous aussi, des recettes fétiches que vous souhaitez partager en commentaire ?

Je suis super curieuse d’avoir vos retours pour ceux qui tenteront l’aventure ! Et n’hésitez pas à partager également en commentaire les produits ménagers classiques que vous utilisez actuellement et pour lesquels vous souhaitez avoir une alternative plus écologique !

La Pachamama ❤

[PODCAST] MES SECRETS POUR SURMONTER LA PEUR DE L’ÉCHEC

Cet article est en lien avec un nouvel épisode de podcast ! Si vous souhaitez en savoir plus et aller plus loin sur la question, l’épisode est disponible ! –> ICI


 

ÉCHEC. A l’époque, rien que d’entendre ce mot me donnait des frissons. Bon, en vrai, c’est toujours quand même encore un peu le cas !

Pour moi, la peur de l’échec est indissociable d’une multitude d’autres craintes qui restent comme tatouées dans mon ADN : la peur d’échouer, de ne pas réussir, de faire des erreurs. La peur du regard des autres, de décevoir, du jugement. La peur de prendre des risques. Cette peur m’empêche souvent d’avancer, de passer à l’action. Et en fait, je me suis rendue compte que le seul moyen d’avancer pour moi, était avant tout de m’accepter et de m’aimer réellement pour ce que j’étais. Et je vais vous expliquer pourquoi :

 

LA PEUR DE L’ÉCHEC, KÉSACO?

Elle a un nom. Elle s’appelle aussi atychiphobie. C’est le moment où nous permettons à cette peur de nous empêcher de faire ce qui pourrait nous faire progresser en vue d’atteindre nos objectifs.

Pour moi, c’est une évidence : cette peur naît d’un héritage culturel que nous recevons (en France tout du moins) dès tout petit. Les erreurs sont mal vues, il faut travailler dûr à l’école. Si tu échoues, c’est que tu es mauvais dans telle ou telle matière. Et cet héritage est conservé au plus profond de nous pendant encore très longtemps ! Je lisais cet article cette semaine qui parle des entrepreneurs français qui n’acceptent pas l’échec : “L’échec est ici considéré comme une défaite et non une occasion d’apprendre, pour ne plus répéter ses erreurs. En effet, 66% de ces chefs d’entreprise français ont du mal à rebondir« .

En France, l’échec est encore perçu comme tabou. Pourtant, l’échec fait partie intégrante de l’aventure entrepreneuriale et c’est une formidable source d’apprentissage. À travers cette étude, nous souhaitons rassurer, soutenir et célébrer les entrepreneurs, dans leur succès comme dans leurs difficultés

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ALERTE ! J’AI LA TROUILLE

Bon, ces quelques lignes me rassurent un peu ! Je me dis que je ne suis pas seule à avoir eu la trouille de me lancer dans un projet professionnel sans garantie, à me lancer dans une histoire amoureuse où je ne sais pas si j’arriverai à garder mon petit coeur intact. Si je fais une rétrospective des moments où je l’ai le plus ressenti, cette peur, je me rends compte qu’il existe chez moi plusieurs « patterns » assez marqués :

  • Une réticence à aller dans l’inconnu, prendre des risques. Parce que je ne sais pas si ça va prendre. Et si c’est le cas, comment je vais faire pour rebondir ? Si je ne réussis pas une fois, je ne réussirai jamais ! 
  • L’auto-sabotage. Je pense que celui-ci est mon préféré ! J’adore m’auto-saboter (sans forcément m’en rendre compte sur le moment, bien entendu. Je ne suis pas maso quand même :’) ). Je sais que je ne vais pas réussir, je le sens. Donc je ne vais pas mettre toutes les chances de mon côté pour y arriver. Donc je procrastine, je traîne la patte. Et quand je n’y arrive pas, je me dis “et bien Fanny tu avais raison de ne pas dépenser autant d’énergie dans ce projet. Tu avais vu juste !”.
  • Le manque d’estime/de confiance en moi. Qui arrive logiquement après la phase d’auto-sabotage. Voici le cercle infernal de “Je ne suis pas assez. Je suis nulle” et j’en passe !
  • Le perfectionnisme. Dernier pattern. Que je vous chez moi dans deux situations différentes. Cas de figure 1 : je reste dans ma zone de confort. Je réalise des choses que je suis sûre de maîtriser à 100%. Je suis sûre de ne pas me tromper. Et bien on ne sait jamais en réalité ! J’ai d’ailleurs une anecdote à ce sujet : pour le 1er dîner que j’ai cuisiné pour mon amoureux, je me suis dit que j’allais lui faire ma fameuse pizza blanche : je fais ma propre pâte à pizza, mon pesto maison, je recouvre de plein de bonnes choses et c’est prêt ! J’ai réalisé cette recette des 10aines de fois, toujours avec un très grand succès. Je reçois à chaque fois une vague de compliments (gros boost pour ma confiance en moi) !). Et cette fois-ci, c’était la catastrophe : ma pâte a levé bizarrement et on s’est retrouvé à manger plutôt des épaisses fougasses que de la pizza. Autant vous dire que mon numéro de cuisinière parfaite en a pris un coup ce jour-là ! Morale de l’histoire : même quand je suis sûre, je ne suis JAMAIS sûre !rawpixel-788408-unsplashDeuxième cas de figure : je veux être parfaite, je me dis que ma famille, mes amis, mes collègues, mon amoureux m’aimeront plus si je fais les choses toujours bien. Je me mets pleeiiiinnnn d’objectifs, qui cumulés ensemble, en même temps, sont inatteignables (revoilà la phase d’auto-sabotage) car les habitudes prennent du temps à se mettre en place. Peut-être que vous connaissez vous aussi le syndrôme que j’ai ? Celui que je vais appeler “New Year’s resolutions” ? : je veux perdre 5 kg, faire du sport et de la méditation tous les jours, apprendre l’allemand et la guitare, dépenser moins, faire du bénévolat, lire un livre par semaine,… BREF, j’essaye de faire tout à la perfection, en même temps. Vous voulez que je vous révèle un secret ? ÇA NE MARCHE JAMAIS POUR MOI ! (et je pense aussi pour les autres, à moins d’être Beyoncé peut-être. Et encore).

 

QUELQUES SECRETS POUR MIEUX GÉRER MA PEUR

Disclaimer avant de commencer cette partie : il m’arrive encore souvent d’être en situation de stress face à cette peur. Je ne dis pas que je l’ai éradiquée du jour au lendemain. En revanche, j’arrive mieux à l’appréhender, à l’apprivoiser avec quelques astuces. C’est le chemin de toute une (ma) vie :

1ère étape importante : se mettre en condition de réussite

Je vous parlais tout à l’heure de mon syndrôme de “NY’s resolutions”. Pour y parer, j’ai décidé d’utiliser la méthode Kaizen, que j’ai déjà mentionnée dans mes articles précédents. De petits pas, de petits objectifs atteignables. J’ancre une nouvelle habitude, je m’assure qu’elle soit bien enracinée avant de m’attaquer à la suivante. J’aimerais me mettre à la méditation tous les jours ? Je me prends TOUS les jours 5 minutes, dans la journée, pour respirer et méditer. Et je remarque que j’augmente au fur et à mesure la durée (de 5 à 7, 10 puis 15 minutes) et la fréquence (une fois, parfois deux ou trois fois par jour en fonction de mes besoins). Je suis en ce moment-même dans cette phase “d’ancrage d’habitude”. Et je ne me mettrai à mon deuxième “chantier” qu’une fois que je sentirai prête.

“Le premier pas est toujours le plus compliqué, alors faites-en un tout petit” 

2ème étape (très importante elle aussi) : j’aurai toujours peur

Et oui ! En fait, je me suis rendue compte que le but n’était pas de me dire “je vais arrêter d’avoir peur !” mais plutôt d’apprendre à vivre avec. Parce que la peur n’est pas une mauvaise chose ! C’est un ressenti que nous aurons toujours à l’intérieur de nous. La peur n’est pas un frein. Ou tout du moins je n’ai pas envie qu’elle en soit un ! Je veux qu’elle soit le moteur de ma mise en action ! 

J’essaye désormais d’être plus attentive à mes ressentis. “Ah, te voilà à nouveau ma petite peur !”. Je l’imagine en petit bonhomme bleu (comme dans le film de Disney “Vice Versa”. Si vous ne l’avez pas vu, je le surconseille ! C’est un classique). Je prends du recul, j’analyse pourquoi elle est là. Tout dépend bien entendu du contexte : il fait nuit. Je vois une ruelle sombre. Elle est vraiment flippante. J’ai peur. Bon je vais prendre un autre chemin ! En revanche autre situation : j’ai peur de prendre un nouveau projet au travail parce que je ne pense pas être à la hauteur. Et bien je décortique : est-ce que je n’ai vraiment pas toutes les compétences nécessaires ? Ou est-ce qu’en fait, j’ai peur de ne pas y arriver ? Dans ce cas-là, après avoir pris la hauteur nécessaire, après m’être dit que de toute façon je ferai de mon mieux et que je ne perds rien à essayer, je me rends compte que seule l’action permet de ne plus avoir peur. J’ai peur avant de me lancer, un peu après m’être lancée et ensuite c’est fini ! Je bouge, je fais, la peur est derrière moi !

3ème étape : demander de l’aide

J’ai du mal avec celle-là. A la base, demander de l’aide signifie pour moi que je ne suis pas assez, que je n’y arrive pas toute seule. Que mon succès dépend de quelqu’un d’autre. En réalité, bien entendu que cette façon de pensée n’est pas vraie ! Et il est tellement essentiel de se faire épauler lorsqu’on en a besoin. Je ne peux pas faire tout toute seule ! Et je n’ai pas toutes les compétences du monde (bien que j’aimerais que ce soit le cas !). J’ai la tête dans le guidon et j’ai besoin d’un avis extérieur pour avancer. Au travail, dans la vie de tous les jours, c’est le même “combat”. Et c’est tout à fait OK de reconnaître mes limites, parler aux gens, demander ce qu’ils en pensent et demander leur aide. Je travaille sur ce point, j’y arrive un peu mieux chaque jour (je dis bien un peu).

4ème étape : être plus doux avec moi-mêmephoto-1523291681574-58c8ff48f868

Confère les patterns auxquels j’ai fait référence plus haut, je me rends compte que mes exigences envers moi-même sont très souvent beaucoup trop hautes. Et que je tombe ensuite dans l’auto-sabotage, le manque d’estime de moi.

La réponse à ce travers ? Utiliser la méthode Kaizen dans un premier temps et ensuite, m’apporter beaucoup d’amour et de douceur ! En prenant soin de moi et de mon petit corps (vive les soirées masque/exfoliant/manucure et compagnie) et aussi en gardant un état d’esprit positif : j’ai plein de qualités, je sais faire plein de choses. Les autres y arrivent aussi alors pourquoi pas moi ? Donc j’essaye, je fais de mon mieux et on verra bien !

J’essaye de penser à me remercier quand je prends le temps de faire quelque chose, de me féliciter quand je réussis quelque chose dont je suis fière et cela m’aide beaucoup à améliorer ma confiance en moi. Bon là aussi, c’est un “travail en progrès”. C’est un chantier quotidien pour moi et j’y arrive un peu mieux chaque jour.

 

JE NE SUIS PAS TOUTE SEULE !

Une chose qui arrive à me faire relativiser et baisser en pression, c’est de me dire que tout le monde a vécu des échecs. Et qu’ils ne sont pas morts pour autant (enfin, pour la plupart). Au contraire ! Comme disait Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». L’échec est un apprentissage. Il peut donner la niac ! Voici que quelques exemples très connus dont vous avez peut-être déjà entendu parler et il en existe plein d’autres ! Demandez à votre entourage, lisez les biographies des gens célèbres que vous admirez. Tout le monde passe par là un jour ou l’autre :

  • Walt Disney  : plus jeune, il a été renvoyé par un rédacteur en chef qui l’a accusé d’être paresseux et de manquer d’imagination et de créativité. Il a également fait faillite avec sa société avant de créer celle qu’on lui connaît
  • Michael Jordan : il n’a même pas été retenu dans l’équipe de basket de son lycée
  • Steven Spielberg : il a été refusé trois fois à l’Université de Californie de Théâtre, cinéma et télévision
  • Steeve Jobs : vous connaissez sûrement l’histoire. Le 1er Macintosh qu’il lance est une catastrophe. Il se voit démissionner de sa propre entreprise (avant d’y revenir quelques années plus tard)
  • Oprah Winfrey : l’une des femmes les plus riches des Etats-Unis, qui fut qualifiée à 22 ans d’inapte pour la télévision et licenciée de son job

Et il y a aussi Marilyn Monroe, Thomas Edison, Stephen King, JK Rowling,… BREF, loin de moi l’idée de dire que je serai la prochaine Marilyn ou que j’inventerai la prochaine ampoule nouvelle génération ! Je veux simplement démontrer ici que l’échec n’est pas une fatalité et que la vie est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
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ALLEZ, ON AVANCE !

Vous avez déjà entendu parler de la théorie du 100ième singe ? J’en ai pris connaissance pour la première fois dans un livre de Matthieu RICARD et encore récemment dans le livre “Ca commence par moi” (que je conseille vraiment, il est super ! Je l’ai lu en 2 jours !). Pour vous la résumer, elle raconte que quelques singes utilisaient une technique avancée pour se nourrir (ils lavaient dans la rivière les patates douces avant de les manger) mais étaient une minorité dans leur groupe. Puis, un singe de plus a adopté cette pratique et le lendemain, le groupe entier faisait de même.

Cette théorie illustre bien comme le changement peut se propager comme une traînée de poudre au sein d’un groupe et d’une société. Et bien c’est pareil au sein de chacun d’entre nous : je me dis qu’il existe en moi plein de petits singes (bon OK la comparaison est un peu bizarre à ce stade de la phrase mais continuez de lire !) et que c’est en me mettant en action, en faisant des choses que je ferais encore plus de choses et me mettrais encore plus en action. C’est exponentiel ! Et oui, j’aurai encore peur, j’aurai encore la trouille mais ça ne m’empêchera pas (plus) de me mettre en mouvement ! Je peux faire une liste entière de citations connues et inspirantes en rapport à l’échec (Internet peut vous la faire aussi, il en existe vraiment plein) :

  • “Le plus grand échec est de ne pas avoir osé” (l’Abbé Pierre)
  • Je peux accepter l’échec, tout le monde rate quelque chose. mais je ne peux pas accepter de ne pas essayer” (Michael Jordan)
  • Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10000 moyens qui ne fonctionnaient pas” (Einstein)
  • “Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme” (Churchill)
  • Le premier pas pour avoir ce que vous voulez, c’est d’avoir le courage de quitter ce que vous ne voulez plus” (Anonyme)
  • L’échec est un bleu, pas un tatouage” (Jon Sinclair)
  • L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès” (Truman Capote)
  • La chute n’est pas l’échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé” (Socrate)
  • L’échec est le fondement de la réussite” (proverbe chinois)

Toutes ces belles citations peuvent donner un coup de boost et relativiser. Il y a des choses pires que l’échec dans la vie. On teste, on apprend, on rectifie le tir.

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QUAND EST-CE QU’IL EST TEMPS DE BAISSER LES BRAS?

Alors oui, j’ai beau faire de grands discours sur “je n’ai pas peur d’avancer”, “j’apprends à m’aimer”, “je me relève dès que je tombe”.… ce n’est pas non plus le cas tout le temps. Quand on croit très très fort à quelque chose, qu’on met toute son énergie et que cela ne marche toujours pas, quand est-ce que “enough is enough” ? Quand est-ce qu’il est “judicieux” de se faire maintenant j’arrête, j’abandonne, je baisse les bras ?

Malheureusement, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question. Si c’était le cas, je deviendrai coach/conférencière demain et je serai riche !

Je suis d’ailleurs actuellement dans ce cas de figure : je me suis lancée il y a deux mois, en freelance, sans bouée de sauvetage, me disant qu’avec mon “bagout”, mon réseau, j’allais trouver une mission rapidement, que je pourrais en parallèle développer la Pachamama, faire du contenu, développer mon Instagram, penser à l’après,… Et bien les choses ne se passent pas comme je l’avais prédit ! Je fais face, aussi, à des refus quand j’envoie des candidatures (d’ailleurs pas plus tard qu’hier et j’étais très affectée puisque j’aime beaucoup l’entreprise et que la mission était canon).

J’ai besoin de revoir mes priorités, mes objectifs, les manières dont j’aborde le développement de mon activité ! De me former sur certains sujets que je ne maîtrise pas encore (avec plein de MOOCs, de lectures,…).

En plus, je l’ai déjà dit : la patience n’est vraiment pas ma tasse de thé ! Je suis plutôt du genre à être à fond pendant un temps et baisser les bras assez vite quand je me rends compte que je n’ai toujours pas perdu de poids alors que j’ai fait hyper attention pendant 1 semaine !

La thématique de l’échec est donc un sujet qui me tient particulièrement à coeur.

Parce que j’ai encore peur d’échouer, je ne sais pas si “j’ai fait les bons choix”. Parce qu’il est possible que je recommence quelque chose après si je ne réussis pas. Et d’un autre côté, je ne veux pas non plus me retrouver dans un travail que je n’aime pas, par sécurité financière, en me demandant tous les jours “et si je partais ?” “et si je faisais autre chose?”. Je préfère me mettre en action et cultiver mes 99 singes!

 

MES INSPIRATIONS

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J’aimerais partager avec vous certaines des ressources qui m’aident au quotidien à m’inspirer, me faire prendre de la hauteur. Trouver du sens. Me mettre en action. Me changer moi-même avant de vouloir que les autres changent. Bien entendu, il en existe beaucoup beaucoup d’autres et si vous en avez, de votre côté, j’aimerais beaucoup que vous me les partagiez !

Des livres

  • Prendre soin de l’enfant intérieur (Thich Nhat HANH)
  • Les 4 accords toltèques (Don Miguel RUIZ)
  • Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même (Lise BOURBEAU)
  • Ca commence par moi (Julien VIDAL)

Des articles

Des films

  • Encore et toujours “En quête de sens”

Des vidéos

Des podcasts

Des programmes en ligne (ou pas ! )

  • Celui de Switch Collective. Leur chaine YouTube est remplie de beaux témoignages, qui font du bien. J’avais suivi à l’époque leur programme gratuit d’emaillings sur 7 jours, que j’ai trouvé vraiment inspirant

Je vous retrouve sur Soundcloud pour écouter le podcast lié à cette thématique ! –> c’est ICI !

En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

COMMENT J’EN AI PARLÉ À MES PROCHES

“Donc tu arrêtes d’acheter ?”, “Tu vas installer des poules sur ton balcon ?”, “Mais tu fais comment pour aller aux toilettes maintenant ?”, “Et tu vas encore te laver ou pas ?”, “Ca veut dire que tu vas arrêter de prendre l’avion ?”, “Tu sais, la vache est déjà tuée donc autant la manger”… Voici un bref échantillon de certaines remarques que j’ai pu entendre de la part de mes proches depuis que je me suis lancée dans ma démarche 0 déchet !

Bien que je sois très motivée et alignée avec ma paroles et mes actes, ces commentaires me font toujours quelque chose et me “grattent” un peu. Se lancer dans une démarche 0 déchet, vous le savez peut-être, n’est pas une chose évidente au départ. Cela demande de prendre de recul, d’analyser de près la façon dont on consomme et cela peut nous mettre en face de certains de nos paradoxes, de choses pas belles à voir !

Pour ma part, cette remise en question m’a fait comprendre qu’il m’arrivait de faire des achats impulsifs/compulsifs quand je n’étais pas bien et que j’avais envie de combler une sorte de vide. Cela m’a également permis de repenser certains achats qui n’étaient vraiment pas nécessaire et surtout, qui me faisaient dépenser de l’argent inutilement : les thés et café “on the go” que je prenais à emporter quand je sortais de chez moi (5€ à chaque fois, un déchet en plus à gérer), la bouteille d’eau achetée à la gare/à l’aéroport/à midi, ma belle et grande collection de rouges à lèvres/vernis à ongles/ombres à paupières,…

En décidant de réduire mes déchets, refuser certains achats, réutiliser des produits que j’avais déjà, composter sur mon balcon,… j’ai donc modifié des habitudes ancrées dans mon quotidien. Et je peux vous dire que mon entourage a remarqué le changement ! Je ne vais pas vous mentir, cela me demande de la pédagogie et de la répétition, encore aujourd’hui, d’expliquer ma démarche à mes proches qui me posent souvent des questions. Cela peut s’avérer encore un poil plus compliqué si vous vivez chez vos parents, avec des colloc, avec un partenaire qui ne vous comprennent pas/ne vous soutiennent pas. Mais pas de panique ! Tout est sous contrôle ! Je vous partage les quelques conseils qui m’aident vraiment à avancer dans cette démarche tout en le partageant aux personnes qui m’entourent.

 

MA LIBERTÉ DE PENSER

Je revendique sans cesse ma liberté ; ma liberté de penser, de faire les choix que j’ai envie de faire. Et bien je respecte le fait que ce soit la même chose pour les autres.

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Même si, je l’avoue, j’ai parfois du mal à comprendre que certaines personnes ne fassent pas leur part pour réduire leur impact sur l’environnement, pour améliorer leur santé, je ne peux pas les obliger à changer de mode de vie. En revanche, je peux leur expliquer mon point de vue (comme eux le leur) et le faire avec pédagogie. J’ai surtout remarqué que prendre mon temps, être patiente (ce qui n’est vraiment pas ma qualité principale), répéter les choses avaient un réel impact sur l’intégration des messages.

Un exemple très concret : lorsque j’ai commencé à manger local et bio, arrêter la viande et à la substituer par des graines, noix et légumineuses, je vivais encore chez mes parents. Mes changements alimentaires ont éveillé leur curiosité et ils exprimaient très régulièrement leur crainte que je développe des carences, que mon régime alimentaire soit totalement déséquilibré… Avec le temps, en leur expliquant les propriétés des “nouveaux” aliments que je privilégiais, en leur montrant par l’exemple que cette nouvelle approche pouvait marcher, je leur ai montré que cette façon de vivre était plutôt saine et qu’elle me convenait, à moi. D’ailleurs, ils portent désormais beaucoup plus d’attention à la provenance des produits qu’ils achètent, à leur contenance (ma mère utilise même l’application Yuka pour scanner ces aliments et Inci Beauty pour analyser la composition des cosmétiques).

La pédagogie utilisée pour des programmes de formation, pour des changements de comportements, c’est comme l’arrosage automatique de votre pelouse : votre gazon sera plus beau, plus vert, mieux “nourri” si vous l’arrosez à 3 reprises pendant 20 minutes plutôt qu’1 heure d’affilée. Il aura eu le temps d’absorber l’eau qu vous lui avez donnée. Pour expliquer à vos proches votre nouveau mode de vie, c’est un peu la même chose !

ce8629d1e531b054739e46d312ea5b14Par ailleurs, j’ai également compris que mon entourage ne mettrait peut-être pas autant d’enthousiasme, d’énergie, de passion à faire les mêmes choses que moi. Et c’est tout à fait OK! C’est OK que l’une de mes amies décide de débuter sa démarche par davantage recycler pour ensuite porter attention sur le fait de réduire ses déchets. C’est OK aussi pour mon cousin d’être très attentif sur l’origine et la composition de sa crème de jour (oui, les #HommesModernes portent de la crème) plutôt que sur l’origine de sa nourriture.

Je vous l’avais déjà partagé dans un article précédent : les portes d’entrée pour le 0 déchet et le mieux consommer sont multiples et propres à chacun. Pour certains, cela débutera par la santé de leurs enfants en bannissant les produits chimiques, pour d’autres ce sera leur santé avant tout en adoptant une alimentation plus saine et sans pesticides, et pour d’autres encore cela sera plutôt un enjeu financier que d’acheter des produits de seconde main, moins chers.

 

SI VOUS N’HABITEZ PAS TOUT SEUL

J’y faisais référence en début d’article : il peut parfois être plus compliqué d’entreprendre une démarche 0 déchet lorsqu’on habite avec des personnes qui ne partagent pas notre intérêt sur la question ! Dans votre volonté de mieux faire accepter votre nouveau “lifestyle” à votre entourage, les 3 étapes suivantes peuvent vous être utiles !

1ère étape

Concentrez-vous sur votre espace, “montrez l’exemple” ! Faire de l’ordre dans votre chambre, dans vos affaires qui se trouvent dans les pièces communes est une étape de lancement. En faisant ce “ménage”, vous vous rendrez compte qu’il y a des choses dont vous n’avez plus besoin (à donner à Emmaüs par exemple) et d’autres choses que vous ne souhaitez plus acheter (des cotons, des serviettes en papier,…). C’est de cette manière que vous modifierez également vos habitudes d’achat et que vous ne ferez rentrer chez vous que des objets qui vous sont utiles et que vous utilisez. Je peux vous dire que c’est déjà à partir de cette étape que vos colocataires de logement commenceront à vous poser des questions ! 🙂

2ème étape

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Nous arrivons donc naturellement à la deuxième étape : expliquez pourquoi vous entreprenez cette démarche, quelles bénéfices vous y voyez (en termes de temps, d’économies ou de réduction d’impact sur la planète). Vous pouvez également montrer vos inspirations, conseiller des lectures, des vidéos, des reportages qui vous ont inspirés. Peut-être que vos parents, votre amoureux/se, vos colloc’ ne seront pas très chauds de vous suivre dans votre élan 0 déchet. Ce n’est pas grave. L’objectif étant avant tout de faire passer votre message, votre enthousiasme et énergie ! Par exemple, je me rappelle avoir expliquer l’intérêt économique et environnemental de choisir des emballages en verre à mes précédents colloc’, d’avoir conseiller encore récemment à mes parents de visionner l’épisode de Cash Investigation sur le plastique* (que je vous conseille si vous ne l’avez pas encore regardé). Et bien entendu, une explication que beaucoup de personnes me demandent, je me rappelle expliquer régulièrement les raisons qui m’ont inspirée à devenir végétarienne et les bienfaits que cela apporte sur ma santé !

3ème étape

Après avoir montré l’exemple, expliqué l’intérêt de votre démarche, peut-être que vous aurez motivé votre entourage à vous rejoindre, à leur échelle, dans votre démarche 0 déchet. Et c’est trop bien ! Je suggère ici d’organiser avec eux des défis ! Il existe plein de possibilités ! Vous motiver avec vos colloc’ pour ne plus jeter à la poubelle des emballages recyclables, aller faire des courses dans une épicerie en vrac avec vos parents, laisser un carton près de votre porte d’entrée et motiver votre amoureux/se à y déposer les objets/vêtements dont il/elle ne se sert pas pour donner la boîte à Emmaüs par exemple…

 

LA POSTURE IDÉALE À ADOPTER !

Dernier conseil que je souhaite partager avec vous : les 3 commandements de la posture à adopter lorsqu’on parle à quelqu’un de sa démarche 0 waste !

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  • Déja en premier lieu, ne pas se brusquer et amener les choses avec douceur et bienveillance. Je me mets à la place de la personne que j’ai en face de moi : il n’y a rien qui m’énerve plus que d’avoir quelqu’un qui utilise un discours moralisateur. D’ailleurs, ce type de discours me fait généralement l’effet inverse qui me pousse à être en totale opposition avec la personne en face ! Donc je fais la même chose de l’autre côté : pas de culpabilisation, pas de moral. J’explique simplement mon point de vue!
  • … Ce qui veut également dire que je n’essaye pas de convaincre à tout prix. Ce “commandement” est particulièrement difficile pour moi. Je porte tellement de passion pour le sujet du 0 waste, j’y vois un tel intérêt et enjeu, que j’aimerais convaincre les gens de modifier certains de leurs comportements. Ce n’est juste pas réalisable. Du coup, je prends une grande inspiration…. et j’essaye de m’arrêter avant de “m’emporter”. Je me répète dans ma tête : “les gens ont le droit de ne pas être d’accord avec moi” (même si c’est vrai, je préfère quand ils le sont ! 😉 )
  • Enfin, il est important à mon sens de garder à l’esprit que le mode de vie 0 déchet/0 waste est un mode de vie alternatif. Que des personnes peuvent se sentir sur le défensive, jugées. Que cela peut les pousser à voir leurs propres “dysfonctionnements”, “incohérences” quant à leur mode de vie et consommation. Ce n’est donc pas forcément un sujet qui les met à l’aise. Gardons donc en tête de conserver une ouverture et de la bienveillance quand nous abordons cette thématique et tout se passera bien, promis !

 

UNE OCCASION À NE PAS LOUPER !

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Une occasion que j’aime beaucoup pour faire “passer le message” de mon engagement pour le 0 waste est… l’occasion spéciale ! Un anniversaire, une invitation à dîner, Noël. Lorsque je fais un cadeau, je veux faire plaisir à l’autre. Mais je veux aussi me faire plaisir à moi en même temps. Et je ne suis pas la seule dans ce cas-là. C’est pour ça que l’on offre souvent à l’autre des choses qui nous plaisent et que l’on aurait bien aimé recevoir aussi, au fond. Du coup, dans ma démarche 0 déchet, je n’ai pas voulu didre “je ne veux pas de cadeaux”, “je ne veux rien recevoir”, “je n’ai besoin de rien” et d’empêcher la personne qui m’aime de me faire plaisir. Donc la technique que j’utilise plutôt est celle de dire : 

Tu connais ma démarche 0 déchet. Elle me tient vraiment à coeur et elle est très importante pour moi. J’essaye vraiment de réduire les déchets que je produis et de n’avoir chez moi que des objets que j’utilise au quotidien, pas de superflu. J’ai déjà trèèèès largement ce dont j’ai besoin ! Si tu veux me faire plaisir, offre-moi plutôt (je choisis la fin de mon explication en fonction de la personne avec qui je parle) :

  • Un cadeau que tu m’auras fait de tes petits mimines (de la confiture, un accessoire DIY,…)
  • Un cadeau immatériel (un soin, une conférence, un atelier,…)
  • Un moment privilégié à passer ensemble ! (un spectacle, un super repas, une activité sportive,…)
  • Une participation de X€ pour mon projet/voyage en cours de préparation (si j’en ai un)

Cela prend encore une fois de la pédagogie et de la répétition, parfois plusieurs années pour que les personnes comprennent vraiment votre intention et votre démarche. Et le jeu en vaut la chandelle. Cela amène également de très belles discussions avec votre entourage sur la valeur que l’on apporte à un cadeau, le partage, le fait de faire plaisir aux gens qu’on aime,… Pour ce qui est de Noël, thématique ô combien spéciale et importante, nous aborderons cette thématique à part dans un article début décembre ! 

Si vous souhaitez aller plus loin dans la façon d’amener la discussion de votre démarche 0 déchet auprès de votre entourage, je ne peux que vous conseiller la vidéo de Josée-Anne Sc “Minimalisme et 0 déchet : comment en parler à son entourage”, qui m’a beaucoup aidé cette dernière année et m’a d’ailleurs beaucoup inspirée pour rédiger cet article.

J’espère que ces quelques lignes ont pu vous inspirés. Nous nous retrouvons la semaine prochaine pour une autre thématique de ce challenge 0 déchet : on s’attaquera à la salle de bain !

En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

 


*Pour (re)voir l’épisode de Cash Investigation sur le plastique, c’est ICI

LE MAXI BEST-OF D’UNE CUISINE ZÉRO DÉCHET

Petit récapitulatif de ce #0WasteChallenge : nous avons déjà parlé des quelques astuces pour m’aider à débuter une démarche 0 waste ; à savoir quelles questions me poser pour me lancer dans une telle démarche. Je vous ai également partagé la semaine dernière mes 12 astuces pour faire des courses presque 0 déchet !

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Cette semaine, je continue la logique de cette démarche en allant à l’étape post-courses : la cuisine !

Si j’ai déjà porté une attention particulière aux déchets produits lors de mes courses, je réduis de façon considérable la quantité de déchets à mettre à la poubelle, arrivée chez moi.

Moins de déchets, moins d’emballages non-recyclables. Cette étape pour moi est vraiment non négligeable : quand on sait qu’un Français jette toutes les 7 semaines son équivalent en poids à la poubelle… ça me fait réfléchir. Et je suis la première concernée ! J’achète en très grande majorité des produits frais que je transforme. J’ai donc pas mal de déchets organiques. Et n’ayant pas encore réceptionné mes petits lombrics à déposer dans mon composteur, je vois toutes ces épluchures finir à la poubelle 😦 Par ailleurs, bien que je fasse vraiment attention aux « futurs déchets » qui rentrent dans ma maison, je ne suis jamais à l’abri de quelques emballages non-recyclables, de films plastiques auxquels je n’avais pas prêté attention,… A raison de deux personnes chez nous, notre poubelle de 30 litres se remplit malgré tout assez rapidement. Et j’ai envie que ça se réduise (aussi parce que je déteste aller au sous-sol pour mettre ma poubelle dans le conteneur, ça me fait flipper !) !

 

UNE ATTITUDE AU QUOTIDIEN

J’essaye au quotidien de « dérouler » ma démarche 0 déchet en appliquant les 5R dans l’ordre : Refuser – Réutiliser – Réduire – Recycler – Composter (« Rot » en anglais). Lors de mes courses, dans ma cuisine, dans ma salle de bain, je garde en tête cette pyramide pour tendre vers une consommation plus citoyenne et minimaliste.

Par exemple, je réutilise certains des pots en verre des sauces tomates et autres tartinades que j’achète. Je réutilise ensuite ces contenants pour conserver des restes au frigo, conserver mes poudres/noix/graines ou encore conserver mes cosmétiques maison. Je trouve cela hyper esthétique et en plus pas cher du tout (oui je paye l’emballage à l’achat mais je le garde ensuite pour un petit moment !). Vu que la quasi majorité de mes courses est faite en vrac, j’ai grandement besoin de ces pots pour conserver mes courses !

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Ou encore, je réutilise les supers serviettes blanches en tissu (j’en ai 12), que ma grand-mère m’a gentillement données. En plus de m’avoir fait économiser de l’argent, j’accueille mes invités avec des serviettes qui ont une vraie histoire (et ont en plus les initiales de ma grand-mère. #Sochic).

MA POUBELLE DE CUISINE AU RÉGIME

L’une des premières actions, simples, que j’ai effectuées en emménageant dans l’appartement fut d’acheter une plus petite poubelle. Cela n’engage que moi et c’est peut-être simplement psychologique : j’ai l’impression qu’avoir une plus petite poubelle signifie moins de place pour les déchets à jeter et donc, faire en sorte qu’il y en ait moins (je réduis donc)!

En parallèle, j’ai également un sac cabas dans la cuisine pour recycler les emballages qui peuvent l’être (papier, carton, acier, alu et verre).

Enfin, mon lombricomposteur n’attend que ses habitants pour composter officiellement de chez nous. L’ouverture arrive très bientôt, je vous tiendrai informés de l’évolution !

LIVIN’ PLASTIC FREE !

73xmDe manière générale, j’ai fait de drastiquement réduire voire supprimer tous les produits et emballages en plastique de chez moi. En plus d’être dangereux pour la santé, je trouve que c’est un matériau qui vieillit très mal. Du coup je préfère investir un peu plus au départ lors de mes achats pour avoir des matériaux plus nobles et durables (verre, acier/alu, bois). Lorsque que l’on sait qu’un tiers des produits en plastique sont fabriqués pour un usage jetable… Benh perso, je n’aime pas jeter mon argent littéralement à la poubelle!

Comment?

De façon progressive ! Par exemple, je remplace ma spatule en plastique dès qu’elles sont trop abîmées par une spatule en bois (plus écologique, esthétique). J’ai également troqué mes pailles en plastique pour des pailles en inox (les miennes font cuillère en même temps ! Je peux vous dire que je fais FUREUR dès que je les sors !). Vous pouvez en acheter désormais dans pas mal d’endroits (ICI par exemple ou encore ICI). Elles sont vendues avec un petit goupillon pour pouvoir les laver 🙂

J’ai changé mes contenants alimentaires en plastique pour ceux en verre. Au fur et à mesure.

Et autre exemple : je n’achète plus de film alimentaire, que j’ai remplacé par mes Bee’s Wrap (dont je vous ai déjà parlé dans mon article précédent). Plus esthétique et plus sain. Je vous partagerai bientôt un tuto pour que vous puissiez les faire vous-mêmes!

C’est vrai que lorsque j’ai fait l’inventaire de mes objets, de mes courses, je me suis rendue compte à quel point le plastique était partout. Et pourtant, j’estimais que j’étais une personne sensibilisée qui essayait de faire attention au maximum ! Je sais que changer ses habitudes peut être compliqué. Et je pense qu’en ce qui concerne le plastique, c’est un changement nécessaire tant pour notre santé que pour l’état de la planète de façon générale. Vous avez déjà entendu parler du 07ème continent de plastique et du fait qu’il y aurait plus de plastique dans les océans que de poissons dans les océans d’ici à 2050 ? Si vous souhaitez aller plus loin sur la thématique du plastique, je vous conseille CETTE vidéo d’Edeni qui vous donne 21 façons de ne plus avoir du plastique chez soi #Malin !

MOINS DE CHOSES À ACHETER, PLUS D’ÉCONOMIES !

Je l’avais déjà mentionné dans mon article précédent : en adoptant un mode de vie plus 0 déchet, il y a désormais des articles que je n’achète pas ou plus :

  • Plus de bouteilles en plastique ! Quand je sors de chez moi, j’ai ma belle gourde 0421b7340a077f7bca35140f15bd72dfen alu (il en existe plein désormais ! J’avais acheté la mienne chez SIGG). Lorsque que je suis chez moi, j’ai une bouteille en verre que je remplis d’eau du robinet. J’y dépose un bout de charbon actif, qui me coûte 8€ pour une durée de vie de 6 mois (soit environ 3 centimes par jour !). Le charbon purifie l’eau, il est 0 déchet puisque à l’issue des 6 mois d’utilisation, je peux le composter, l’utiliser dans le barbecue, mes plantes ou encore comme désodoriseur de chaussures #Smart. Là encore, le charbon se trouve dans de plus en plus d’endroits et sur Internet (ICI par exemple)
  • Plus de sopalin non plus ! Il existe désormais plein d’alternd119a015e3fe8e2230c501aeb1810b94atives pour remplacer le sopalin si vous en utilisez. Chez moi, j’utilise un chiffon en micro-fibre. J’ai acheté à mes parents de supers essuie-tout réutilisables, trop mignons !
  • Plus d’éponge ! J’achète désormais une brosse en bois et je change régulièrement la tête… que je peux ensuite composter (ICI et ICI). Pour le reste, j’ai un « gratte-gratte » recyclé pour frotter. J’ai récemment entendu parler des éponges « Tawashi ». D’origine japonaise (si je ne me trompe pas !) elles peuvent être achetées « toutes faites » et également faites maison avec des morceaux de vieux T-shirt ou collants. Si certains d’entre vous en ont déjà utilisées et/ou en ont déjà fabriquées, je suis preneuse de vos retours en commentaires !
  • Plus de cure-dents ! Alors oui, certains me diront que les cure-dents, ça ne pèse rien et que de fait, ce n’est vraiment pas une priorité de s’en occuper. Peut-être ! En attendant, j’en ai acheté une 10aine en acier il y a 2 ans. Je les utilise TOUT LE TEMPS pour mes apéros et je ne me casse plus la tête à ramasser la 100aine de cure-dents qui est tombée sur mon carrelage ! (de mémoire, j’avais acheté les miens chez Alice Délice)

In fine, c’est plus d’espace dans ma cuisine, moins de choses à (r)acheter donc plus d’économies… que je dépense notamment en acheter des produits de meilleure qualité.

 

MES 2 HABITUDES MALINES

Quand j’étais petite, j’adorais faire les courses avec mon père. Je sais, c’est un peu bizarre ! J’adorais m’asseoir dans le caddie, parcourir la liste de courses avec lui et rayer au fur et à mesure ce que nous avions trouvé. Il apportait toujours beaucoup d’importance au fait de comparer des produits en fonction de leur prix au kg. C’est un réflexe que je garde encore aujourd’hui et c’est notamment comme cela que je remarque qu’un paquet d’amandes conditionnées dans un emballage en plastique est souvent plus cher que d’acheter les mêmes amandes, en vrac.

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C’est la même approche que j’utilise pour le thé. Trèèèèèèsss grande consommatrice de thé/tisane, je préfère les acheter en vrac pour plusieurs raisons :

358b99d446d0e6e1f66e1b392ff1f6e5Mon raisonnement va dans le même sens pour le café. J’aime aussi beaucoup le café (la réciproque n’est en revanche pas vrai puisque le café et mon système digestif ne font pas bon ménage !). Je préfère le café en grain, que je fais moudre. Acheter mon café est une expérience que j’adore faire : je rentre dans le magasin qui sent le café à pleine balle ! Je choisis en fonction de mon humeur le café qu’il va moudre. Je rentre chez moi pour le préparer. Je le déguste. Je garde le marc de café pour me faire un exfoliant maison, pour assainir mes canalisations ou encore pour donner un peu de vitalité dans le compost de mes plantes.

Nous avons également une Nespresso mais que nous utilisons très peu. Pour être honnête, je ne suis pas très fan du système que je trouve très impactant ; en termes de coût (pour les capsules) et de gestion des déchets. Voilà pourquoi je préfère mon « French Press » aux machines Nespresso et Cie.

Voici en quelques lignes les réflexes que j’incorpore au quotidien dans mon attitude derrière les fourneaux. Pour moi, faire attention aux matériaux que j’utilise, aux ingrédients que je choisis va plus loin que de simplement réduire mes déchets. C’est également un cas de « santé publique » je dirais, qui est de porter attention à ce qui rentre en contact avec nous, notre nourriture. Faire attention à sa santé. Le 0 waste n’est pas qu’une démarche écologique : pour moi, c’est une démarche citoyenne, un moment de respecter notre environnement et de me respecter.

Je suis curieuse de savoir ce que vous, vous faites chez vous pour produire moins de déchets dans votre cuisine : quelles astuces ? quels conseils avez-vous à me donner pour aller plus loin ? quels produits utilisez-vous ? N’hésitez pas à me partager vos retours et vos idées en commentaires !

En attendant la semaine prochaine et mon article sur comment parler à votre entourage de votre démarche 0 waste, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉

 

12 ASTUCES POUR MES COURSES ZÉRO DÉCHET

2ème semaine, 2nd défi de mon challenge 0 waste

Comme vous, je me suis posée des questions durant la semaine qui vient de s’écouler (pour en savoir plus sur les questions à se poser en se lançant dans une démarche 0 waste, rendez-vous sur l’article précédant celui-ci).

Petit rappel sur mon intention : je veux certes avoir moins d’impact sur mon empreinte carbone en générant moins de déchets, plus d’impact sur mon empreinte économique locale en favorisant des achats de producteurs locaux pour, in fine, gagner de l’espace dans mes finances, mon logement et dans ma tête !

Des changements de cette taille ne se font pas du jour au lendemain. Les modifications de mes petites habitudes vont prendre un peu de temps. Surtout, je ne veux pas me presser dans cette démarche : prendre le temps, m’informer, comprendre, faire mes choix en conscience sont toutes des étapes importantes car je veux que mes nouvelles habitudes soient pérennes dans le temps. Pour moi, le 0 waste n’est vraiment pas un effet de mode. C’est une prise de conscience écologique, citoyenne, politique et d’ordre de santé public !

Saviez-vous qu’environ 99% de ce que nous achetons ; produits qui ont nécessité de puiser des ressources dans la terre, de l’énergie pour être fabriqués puis transportés puis vendus, finit en déchet dans les 42 jours après son achat. Voilà voilà, il me semblait important de partager ce chiffre avec vous.

ON FAIT LES COURSES !

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Cette semaine, je souhaite aborder avec vous un sujet qui me tient à coeur. Celui par lequel tout commence : les courses ! Quand je parle de courses, je pense aux achats qui génèrent des déchets que je dois ensuite gérer.

Aussi, je divise cette thématique en plusieurs parties. Il y a :

  • Les courses que je fais de façon hebdomadaire, de nécessité pour vivre : la nourriture !
  • Les courses de “réapprovisionnement” de produits utilisés de façon quasi quotidienne : les produits bruts pour les produits ménagers, les produits d’hygiène et cosmétique (plus de shampoing, mon mascara est vide,…)
  • Les achats que je qualifierais “plaisir” : les fringues, la déco, les produits loisirs (livres, CDs, DVDs, jeux en tout genre,…)
  • Les achats de remplacement : mon lave-vaisselle est mort, mon aspirateur est dead, j’ai besoin d’un nouveau canap’ pour mon nouvel appart,…

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Mon objectif : moins consommer pour mieux consommer. Pour cela, je m’appuie sur plusieures astuces :

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1.Mon petit cerveau

1ère astuce : mon « cerveau »… qui me permet de prendre du recul et de me poser les bonnes questions durant mes achats. Cette réflexion s’applique pour toutes les sortes de courses, mais un peu celles de nourriture je dirais.

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« La couleur des émotions » (Super livre pour petits et grands !)

En fait, je me suis rendue compte il y a de cela plusieurs mois que j’étais humaine… et pleine d’émotions. Un petit coup de mou et hop ! Je m’achète une “petite robe à 120€” pour me remonter le moral. Je regarde mes emails et trop cool ! Je reçois un bon dans l’une de mes boutiques préférées : “-40% sur toute la boutique”, “2 culottes achetées la 3ème offerte,…”. « Cette offre est valable 15 jours dans votre magasin ». Je me balade dans un magasin et trop cute ! Un mug en plastique avec Madame Bavarde pour 5€. C’est pas cher, j’achète !

Mes émotions peuvent me jouer des tours, me faire réaliser des achats impulsifs (parfois même compulsifs). Bref, je dépense de l’argent et du temps pour des choses dont je n’ai pas forcément besoin au départ ! Du coup, j’ai mis au point une petite technique mentale, composée de 5 questions. Qui me permettent désormais, avant de faire un achat, de prendre une grande inspiration, expiration et de prendre du recul par rapport à l’achat que je vais faire.

2.Une pyramide en 5 paliers

Exemple très concret : pas plus tard que samedi dernier, j’ai utilisé à deux reprises ce petit exercice mental lorsque j’étais prête à passer à la caisse. Les objets de mon désir : un magnifique vase à fleurs et une SUBLIME robe (à fleurs aussi. J’ai un truc avec les fleurs). Voici donc mon astuce N°2, un cheminement en 5 étapes :

“Dans quel état émotionnel je suis aujourd’hui ? » Est-ce que je me sens triste/stressée/déprimée et que j’essaye de combler un vide ? Ou au contraire, est-ce que je me sens présente, en pleine conscience ?”

… En l’occurrence, tout allait bien ! J’étais en “pleine possession de mes moyens”. Donc pas besoin de sortir immédiatement de la boutique parce que c’était le bordel dans ma tête !

“Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?” Là, c’est déjà une question plus délicate… je dirais oui ! “Est-ce que tu en as vraiment VRAIMENT besoin ?”

… Difficile de faire la part des choses. Je me pose alors plutôt la question “est-ce que j’en ai déjà un à la maison qui fait le même usage?”. Est-ce que j’ai déjà un vase de la même contenance ? Une robe du même style ? Bon autant vous dire que la réponse était oui pour les deux items. J’ai reposé les deux objets et suis repartie, plutôt fière de moi et de mon #SelfPower !

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A ces deux questions peuvent s’en ajouter 3 autres, complémentaires, selon l’achat que vous souhaitez effectuer :

“Est-ce que je peux emprunter le même type d’objet sur une plateforme collaborative/à quelqu’un que je connais ?”

… Une perceuse, un appareil à raclette (je prête d’ailleurs les miens si vous êtes intéressés !)

“Est-ce que je peux l’acheter en seconde main ailleurs?”

… Que cela concerne un habit, 1 appareil électronique reconditionné ou sur le Bon Coin,…

“Bon je n’arrive vraiment pas à me décider ! J’ai trop de “pour” et de “contre” en même temps !”

… Je vous propose une technique INFAILLIBLE, que j’ai déjà utilisée à plusieurs reprises et qui marche du feu de Dieu. Vous prenez tout simplement en photo l’objet que vous souhaitez acheter avec son prix. Et vous attendez. Si vous y pensez encore une ou deux semaines après, c’est peut-être que vous le voulez vraiment ! Et là s’applique le “est-ce que je peux le trouver 2nde main ailleurs ?”.

Avec cette réflexion en “cascade”, je suis moins sujette à des achats que je regrette, qui encombre mon intérieur et mon espace mental. Du coup, moins d’achats inutiles, moins de déchets, plus d’économies ! Au final pour votre information, je n’ai pas acheté le vase ! J’ai en revanche pris une photo de la robe et verrai si je pense encore dans les 10 jours à venir 😀 

L’ÉQUIPEMENT POUR LES COURSES

Astuce N°3 : l’organisation ! Faire ses courses 0 déchet, ça s’organise un petit peu, c’est vrai. Du moins surtout la 1ère fois. Ensuite cela devient de plus en plus facile, comme une 2nde nature. 

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1ère étape : pour me permettre d’acheter juste ce qu’il me faut et de ne pas gâcher de nourriture, je me fais une idée grosso modo des plats que je souhaite faire pendant la semaine.

2ème étape : je regarde ce que j’ai déjà chez moi, pour ne pas acheter des choses que j’ai déjà.

3ème étape : je me fais toujours une liste sur mon Iphone. Comme ça quand je fais mes courses, je coche au fur et à mesure les éléments que j’ai mis dans mon caddie à roulettes #TropLeSwag. C’est pratique et je gagne du temps !

Je me suis mis à “investir” dans un essentiel “courses 0 déchet/vrac” il y a 1 an et demi. J’ai donc désormais à ma disposition :

  • 1 super caddie à roulettes. JAMAIS je ne pensais dire ça tellement j’ai toujours trouvé ce genre de caddie ringard et moche. Mais franchement, j’en ai marre de me casser le dos, les épaules avec de gros tote-bag. Je prends désormais le super caddie de mon amoureux et j’ai arrêté de me moquer de lui !
  • 1 gros tote-bag. Au cas où. Le mien vient d’une super boutique à Copenhague (si vous passez par là-bas), la 1ère épicerie 0 waste, Los Market (qui est d’ailleurs tenue par un Français très cool. La page du site peut être traduite en français !)
  • Des petits sacs en tissu de tailles différentes. Que j’utilise pour mes achats en vrac, les viennoiseries et le pain. Plus besoin de sacs en papier ou en plastique. J’en ai une 10aine. Vous pouvez en trouver pour vraiment pas cher à beaucoup d’endroits maintenant : par exemple directement dans les magasins bio et épiceries en vrac, sur Etsy pour des versions personnalisées, chez Altero Sac (Made In Haute-Savoie) ou encore chez Mamie Colette. Vous pouvez trouver d’autres idées dans cet article. Ou tout simplement, vous pouvez utiliser une vieille taie d’oreiller pour aller chercher votre pain par exemple (je le faisais déjà toute petite en allant prendre du pain pour ma grand-mère)
  • 3 bee’s wrap que j’emmène avec moi si j’achète du fromage. Hyper pratiques, réutilisables un bon bout de temps (j’ai les miens depuis bientôt deux ans), vous pouvez les laver à l’eau froide avec un peu de savon de Marseille. Dès qu’ils sont raplapla hop ! Au compost. De plus en plus d’entrepreneurs et de magasins en proposent : les magasins bio et épiceries en vrac, Etsy comme mentionnés précédemment. Egalement sur le site de Bee’s wrap et la marque Abeego (vous pouvez trouver leurs produits sur plein de sites et de boutiques en France)
  • Mes boîtes à oeufs (j’en ai deux)
  • Enfin en fonction de mes achats, je peux également amener avec moi un ou deux tup en verre. Si jamais j’achète des olives, des tartinades,… C’est bien pratique !

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Ensuite c’est direction le marché, mon épicerie locale et en vrac (dans le 19ème à Paris, je conseille MIAM) ou encore la plus grand épicerie bio qui est en bas de ma rue !

Envie de vous équiper mais vous ne savez pas où aller ? Cet article de “Camille se lance” recense une tonne d’infos hyper utiles sur “où acheter ma brosse à dents, mes sacs réutilisables?”,…

ET AU SUPERMARCHÉ ?

Je suis consciente d’habiter dans une grande ville où les possibilités de vrac sont multiples. Ce n’est pas toujours le cas lorsque l’on habite en province. Toutefois, le vrac se déploie à vitesse grand V et je suis certaine qu’une option peut être pas très loin de chez vous. Il vous reste toujours le marché du mercredi ou samedi matin pour vous approvisionner en fruits et légumes locaux, j’en suis sûre. Le réseau D by Day se fait de plus en plus grand (plus d’infos ICI) et d’autres épiceries, franchisées ou indépendantes, existent également (certaines sont sur CETTE carte).

Si vous effectuez certaines de vos courses au supermarché, il est également possible de réduire les déchets produits ! Quelques astuces donc pour votre virée au supermarché :

  • En privilégiant des packaging plus durables : verre et acier en priorité, puis papier/carton ; le plastique étant à éviter pour plusieurs raisons : tous les plastiques ne se recyclent pas (encore), ce matériau n’est pas recyclable à l’infini (contrairement au verre et à l’acier, il faut sans cesse ajouter de la matière vierge au plastique recyclé pour pouvoir le réutiliser), de toutes fines particules de plastique se détachent de l’emballage pour s’incorporer dans les aliments. Pour en savoir plus sur « les 7 pires effets du plastique dans ton quotidien », je vous conseille de regarder cette petite vidéo de 4 minutes 40 d’Edeni !
  • Certains supermarchés proposent des rayons avec des produits à vrac, pensez donc à vous munir de vos sacs en tissu !
  • Idem pour les fruits et légumes : privilégiez les aliments sans emballage et prenez les vôtres au lieu des sachets en plastique et papier qui finiront à la poubelle 2 minutes après que vous soyez arrivé chez vous !
  • Et dernier point, qui vous fera gagner de l’argent, produire moins de déchets non valorisables et vous rendra en meilleure santé : prendre le temps, oui, de cuisiner davantage soi-même. On sait ce que l’on mange, on est créatif, on s’organise pour faire de plus grosses portions et faire des repas en avance,… Je ne vois que des avantages à davantage cuisiner !

10 CHOSES QUE JE N’ACHÈTE PLUS

  • Mon moto dans toute cette démarche 0 déchet, je le redis, est le suivant : Chacun analyse, au regard de son mode de vie et des choix de consommation qu’il réalise, les thématiques sur lesquelles il souhaite adopter des attitudes plus respectueuses de l’environnement, à “moindre déchet”
  • Les changements se font petit à petit, un “chantier” à la fois. A base de recherches, d’expérimentations. Je vous donne un exemple concret : il y a un peu plus de 3 ans, je quittais pour de vrai le cocon familial pour avoir mon 1er vrai appartement ! Ca y’est, j’étais une grande fille, libre de faire entrer chez moi ce que je voulais ! J’ai donc décidé de ne pas acheter d’essui-tout/de sopalin, alors que mes parents en avaient toujours acheté. Pour moi, une éponge/une microfibre/un chiffon suffisait à éponger l’eau que j’avais fait couler à côté de ma tasse. Résultat : je n’ai même pas ressenti le besoin d’avoir de sopalin, j’avais des alternatives pour pallier à cet usage et suis donc passée à un autre déchet inutile à supprimer de chez moi ! Chacun le fait à son rythme, morceau par morceau. C’est très important. Et pour mes parents, je leur ai acheté du “sopalin réutilisable” ! Vous pouvez en trouver dans de nombreux endroits et notamment sur (encore et toujours !) Etsy !

Astuce N°5 : ne pas (ou plus) acheter certains produits. Pour certains, je m’y attarderai dans les articles qui concerneront la cuisine, la salle de bain et le Noël 0 déchet :

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  • Des bouteilles en plastique : à mon sens l’un des gestes les plus faciles à réaliser quand on commence une démarche 0 waste. Il y a simplement à acheter une belle gourde réutilisable ! La mienne est en alu. J’ai donné celle que j’avais en plastique car l’eau commençait à avoir un goût bizarre et qu’avec le temps, certaines molécules de plastique migrent dans nos boissons. #PasSexy. Vous en trouvez maintenant PARTOUT. Un petit conseil donc : privilégiez du verre ou de l’alu, qui sont des matières nobles et durables
  • Du film alimentaire et papier d’aluminium : j’ai mes beaux Bee’s Wrap à la place et aussi mes tup’ en verre
  • Des serviettes en papier : j’ai fait le tour de mes grands-mères pour réunir de supers serviettes en tissu #VintageStyle. C’est d’ailleurs un bon tip que je peux vous donner : avant de fréquenter les vide-grenier et Emmaüs,

… demandez autour de vous (parents, grands-parents) s’ils peuvent vous donner certaines choses qu’ils n’utilisent plus !

C’est moins cher, plus écologique et je vous assure, ça leur fait en plus vraiment plaisir ! J’ai récupéré de cette manière des pots “Le Parfait”, de belles serviettes en tissu, des verres à vin,…

  • Du papier sopalin/essuie-tout : un coup de microfibre et ça repart !
  • Des cotons démaquillants : je n’en ai plus besoin (on en reparlera pour la thématique “Salle de Bain”)
  • Des cotons tiges : j’utilise un oriculi. Un quoi ? (pareil, more to come)
  • Des exfoliants remplis de microbilles : qui polluent l’eau car ces composés ne sont pas bien traités par les stations d’épuration, en plus d’être pas très glam de se frotter le visage avec des bouts de plastique #PlasticSucks
  • Des serviettes hygiéniques et tampons : oui Mesdames (et Messieurs d’ailleurs !). bob-l-eponge-le-fi-4e2612daa000e.jpgC’est un sujet non sans importance puisqu’une
    femme utilise en moyenne dans sa vie 10 000 tampons
    . Vous imaginez le volume de déchets produits ? En plus de contenir des substances toxiques ? Je suis donc passée à la Moon Cup il y a 4 ans. Il n’y aura AUCUN retour en arrière, ma vie n’est désormais plus la même #ViveLaCup !
  • Des produits ménagers en veux-tu en voilà : le marketing des entreprises nous pousse à acheter différents produits pour plein d’applications différentes. En vrai, pas besoin de tout ça ! C’est plus cher, ça prend de la place et si vous regardez de près, même certains produits ménagers qui se vantent d’être “écolo” ne le sont pas vraiment. J’utilise 6 produits en tout pour faire l’ensemble de mes produits ménagers (on y reviendra !)
  • D’emballages cadeaux : quand on y réfléchit, quelle est la durée de vie d’un emballage cadeau ? Beaucoup d’entre eux ne sont, en plus, pas recyclable (car c’est un mix entre du papier et du plastique). Du coup, j’utilise généralement du papier journal (je vous ASSURE, ça rend super bien et on me fait généralement beaucoup de compliments sur mes paquets!). Vous pouvez aussi utiliser du tissu par exemple (on en reparlera début décembre avec la thématique de Noël 0 waste

ET J’EN GARDE D’AUTRES !

Certains “puristes” du 0 déchet me jetteront la pierre. J’assume ! J’ai décidé de garder certains objets que j’aime et j’utilise (presque tous les jours) et qui me sont bien utiles. Alors oui, en vrai, je pourrais m’en passer s’il le fallait. Mais je les utilise, il “m’apporte du bonheur” et du confort. Peut-être qu’un jour je m’en séparerai ; le jour où ils seront cassés pour cassés et que je n’arriverai pas à les réparer, of course. Ce jour n’est pas encore arrivé :

  • Mon robot pour faire la cuisine : mon Thermomix est allumé tous les jours ! J’y fais mes soupes, gâteaux, risotto, smoothie et j’en passe !
  • Ma bouilloire électrique : qui chauffe mon eau à la température que je souhaite (idéalement 80° pour prendre soin de mon petit système digestif que j’aime)

DERNIÈRES PETITES ASTUCES POUR LA ROUTE

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J’ai encore quelques conseils à vous partager avant de vous laisser prendre la route cette semaine vers des courses plus 0 déchet ! Des petites habitudes que j’applique au quotidien et qui peuvent vous donner des idées. Voici les astuces 6 à 12 ! :

  • On se rappelle de la 1ère étape du 0 déchet qui est de refuser. Et bien pour ma part, je refuse les cartes de visite (vous avez déjà les coordonnées des personnes 80% du temps). Si besoin je la prends en photo pour rajouter les coordonnées de la personne plus tard dans mon téléphone
  • Je refuse également les cartes de fidélité en tout genre (à l’exception de celle que j’ai désormais dans le Biocoop au bout de ma rue. Ils n’en avaient pas d’immatériel, malheureusement). Je ne veux pas recevoir d’offres poussant à la consommation (par mail, courrier ou même SMS). Je ne veux pas encombrer mon portefeuille pour finalement ne pas avoir la carte sur moi la seule fois où j’en ai besoin (#TrueStory). Et en plus, je n’achète pas assez dans l’année pour cumuler des points, de toute manière
  • J’ai toujours dans mon sac un tote-bag, roulé, qui peut toujours servir à refuser un sac en plastique pour un achat spontané. Ca ne prend aucune place et c’est bien pratique
  • Accompagnant mon tote-bag, j’ai généralement avec moi 1 ou 2 petits sacs en tissu pour le vrac. Là aussi, très pratique pour ne pas prendre d’emballage avec mon croissant du matin, sandwich du midi et baguette du soir !
  • J’ai également depuis pas plus tard qu’aujourd’hui (#TropContente !!!) un set de couverts réutilisables que je garde avec moi dans mon sac. Plus besoin de prendre ceux en plastique qu’on me donne à la caisse, plus besoin de prendre la paille que l’on me met dans mon jus. J’ai tout désormais à disposition. C’est pas cher, 0 déchet bien entendu et plus sain également. Vous pouvez en acheter en bambou (c’est ce que j’ai fait) ou encore en inox
  • Pour information, Pinterest REGORGE de plein d’astuces, d’idées, de petites choses à faire soi-même pour produire moins de déchets. Si vous êtes à court d’inspiration, je vous conseille vivement d’y faire un tour !
  • Et dernière astuce, qui n’en est finalement peut-être pas une. Peut-être que je vous raconte vraiment n’importe quoi et que ça ne sert à rien ! Que c’est juste l’une de mes croyances personnelles. Mais je le fais quand même 😀 Je m’assure de toujours prendre les fruits et légumes, normalement vendus en grappe, qui sont tout seul. La banane, les tomates laissées çà et là… Dans ma tête, j’ai l’impression que les gens ne les achètent pas et qu’elles finiront par pourrir. Je lance donc aujourd’hui un grand mouvement que j’espère international : LE MOUVEMENT DE LA BANANE SEULE ! Qui me rejoint ???

J’espère que ces quelques lignes vous permettront, vous aussi, de vous poser des questions sur vos habitudes d’achat. Et que cela vous aura donné envie de vous acheter une superbe gourde réutilisable ou de faire plus attention la prochaine fois que vous ferez vos courses aux emballages que vous achetez. Il existe une multitude d’alternatives pour MOINS et MIEUX consommer. Et chacun peut y aller de sa sauce et son grain de sel, en fonction de son style de vie et de ses envies !

Je suis contente de continuer ce voyage avec vous ! Encore plein de belles aventures et expériences qui nous attendent !

Prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love

La Pachamama〈♥〉

MANGE ! (PRIE, AIME)

Laissez-moi vous dire : s’il y a une chose que j’adore faire, c’est bien manger!

En plus d’aimer manger, J’ADORE cuisiner. Cuisiner me rend heureuse, vraiment. J’adore préparer un repas pour les gens que j’aime. J’aime être créative et aventurière en essayant de nouvelles recettes, de nouvelles saveurs. J’aime préparer un repas complet, sain pour prendre soin de mon corps et de mon esprit.

HSie7k

J’ai développé cet amour de la « bonne bouffe » depuis toute petite, un héritage de ma mère qui passait beaucoup de son temps à la maison derrière les fourneaux, à éplucher les pommes de terre pour ses purées maison, à faire ses propres pâtes brisées pour confectionner ses délicieuses tartes maison. Le goût des bonnes choses m’a été transmis dès mon plus jeune âge !

Toutefois, je nourris une relation parfois un peu compliqué à la nourriture, qui est pour moi à la fois un plaisir, un « passe-temps » et un thérapeute lorsque je ne me sens pas dans mon assiette (c’est le cas de le dire !). Je veux aujourd’hui avoir une relation apaisée, sans complexe et sans culpabilité. Et une alimentation qui permette aux cellules de mon corps de se sentir au top !

UNE ÉVOLUTION AU FIL DES ANS

Mes habitudes alimentaires ont quelque peu évolué au fil des années : très portée sur les yaourts, les gâteaux et tartes maison étant plus petite, je me suis ensuite tournée vers les fruits et les légumes lorsque j’ai quitté le cocon familial pour la 1ère fois, à 20 ans. J’ai adopté au fur et à mesure un « style de vie » flexitarien, c’est-à-dire que je mangeais de temps à autre de la viande et du poisson en quantité limitée, privilégiant ainsi la qualité. Ce choix s’est fait de façon assez naturelle (je n’ai jamais été une très grande carnivore) pour finalement arriver à l’été 2018 et devenir complètement végétarienne (enfin depuis l’épisode du « wrap effect » dont je vous ai déjà parlé).

Ce choix, qui m’est totalement personnel, est dirigé par deux grandes motivations : l’une afin de limiter mon impact sur l’environnement (l’agriculture étant la 3ème plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre selon létude menée par Paul Hawken), l’autre afin de diminuer mon impact sur la souffrance aujourd’hui imposée à beaucoup d’animaux.

CE QUE MES TRIPES ME DISENT

Depuis plusieurs années, je remarque un certain inconfort au niveau de mon système digestif, qui est devenu de plus en plus sensible : des maux d’estomac lorsque je suis stressée, des maux aux intestins quand je mange certains types d’aliments,…

J’ai donc il y a 3 ans environ, entrepris de consulter un gastro-entérologue (spécialiste du système digestif). Dans un premier temps, l’idée était d’éliminer petit à petit certains aliments de mon alimentation (caféine, aliments frits, laitage, gluten, alcool, charcuterie, boissons gazeuses en tout genre, produits industriels) pour identifier quel(s) pouvai(en)t éventuellement être une (des) source(s) d’intolérance, voire d’allergie. Rien n’est réellement ressorti. Je suis donc arrivée à la seconde étape : une endoscopie (long tuyau avec une caméra au bout que l’on insère par la bouche dans l’oesophage et l’estomac pour vérifier que tout roule). Miam miam. Là encore, rien d’anormal identifié.

En plus de cela est venu s’ajouter des problèmes de sommeil : léger, troublé, non réparateur, je me réveillée régulièrement avec des nausées. Je pensais même souffrir d’apnée du sommeil à cause des fatigues extrêmes avec lesquelles je me réveillais parfois. J’ai donc décidé, à nouveau sur les conseils de mon gastro-entérologue, de me faire hospitaliser pendant 2 jours dans un service spécialisé dans les troubles du sommeil. Munie d’électrodes partout sur la tête, la poitrine, les jambes, mon sommeil était également filmé. Résultat identique que pour celui de mon endoscopie : tout était normal. Retour à la case départ.

Autant vous dire que j’étais désemparée et me sentais totalement incomprise/impuissante : je sentais de réels troubles dans mon ventre, dans ma tête mais rien sur le papier ne pouvait attester de ces maux. Je suis pourtant une personne plutôt saine, qui mange des produits frais et variés, très peu de produits industriels et qui bouge régulièrement (OK je n’ai jamais été une très grande sportive mais quand même !).

J’ai donc tout d’abord fait un constat :  j’étais tout simplement malheureuse dans ma vie (personnelle, professionnelle) et dans mon corps ! Je devais prendre mon courage à deux mains pour passer à l’action : changement de travail, d’appartement, d’amoureux, tout y est passé ! Et c’est vrai, j’ai senti un réel changement, en particulier sur mon sommeil qui devenait plus réparateur et stable. En revanche, les problèmes d’intestin étaient toujours présents : de la rétention d’eau, d’air, des crampes. C’était pas sexy tous les jours ! Depuis, je cherche à trouver des réponses à ces inconforts. J’en ai trouvé certaines, notamment grâce à certaines plantes, herbes et graines qui me permettent de réduire l’intensité des crises quand je peux en avoir. Et je souhaite également creuser du côté de la médecine indienne, l’ayurveda, pour mieux comprendre la composition de mon corps et les aliments à privilégier/éviter (si d’ailleurs vous avez des tuyaux à ce sujet, je suis plus que preneuse !).

Aussi, je tiens à partager avec vous certains de ces tuyaux ; dans cet article et notamment dans un suivant qui parlera de l’ensemble des plantes, herbes et huiles essentielles que j’utilise pour facilier la digestion.

LE POUVOIR DES GRAINES, NOIX ET LÉGUMINEUSES

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En plus des herbes, plantes et graines que j’utilisent régulièrement, j’ai commencé à m’intéresser au pouvoir extraordinaire des graines, noix et légumineuses il y a 4 ans environ, afin de diversifier et équilibrer mon alimentation. Je reviendrai sur ce sujet un peu plus tard car il me tient à coeur et j’ai beaucoup beaucoup de choses à dire sur cette thématique !

Ce que je peux d’ores et déjà partager avec vous, c’est que j’adore agrémenter mes plats de lentilles, pois chiches, quinoa, petit épeautre ; et que je saupoudre volontiers mes salades, soupes et desserts de graines de lin, de courge, de chia, de chanvre et autres noix, noix de cajou et amandes.

En plus d’être très facile à préparer, riches en vitamines, protéines et minéraux, je peux les acheter en vrac pour la grande majorité d’entre elles #0waste

Note pour plus tard : je vous partagerai également les essentiels de ma cuisine !

LES QUELQUES PRINCIPES QUE JE TENTE D’INCORPORER AU QUOTIDIEN

Je tente donc au quotidien de nourrir une hygiène de vie qui me permet de trouver un équilibre. Tout ne se fait pas du jour au lendemain. Maxwell Maltz s’est fait connaître dans le monde entier avec sa théorie des 21 jours nécessaires pour ancrer durablement une habitude dans votre quotidien.

Pour ma part, je ne suis pas certaine d’adhérer à cette temporalité qui diffère selon la personnalité de chacun, l’habitude à ancrer,… En revanche, je suis une « big believer » de la méthode Kaizen, qui consiste à adopter progressivement de nou­veaux réflexes. Commencer par un objectif qui semble facilement atteignable et, une fois l’automatisme acquis, on passe à un autre item.

Si je devais résumer la checklist que je tente d’intégrer depuis cet été en 7 points, progressifs, pour installer durablement un mode de vie sain, voici ceux que je partagerai avec vous :

1.Une règle ultra simple mais que nous oublions parfois : celle de s’hydrater suffisamment, tous les jours, avec de l’eau / thé / tisane et kombucha préféré. C’est la base et je peux vous assurer qu’elle est malgré tout parfois (voire souvent) négligée. Il m’arrive assez régulièrement d’avoir mal à la tête, tout ça pour me rendre compte que je n’ai juste pas assez bu depuis le début de la journée. Deux grands verres d’eau, pris lentement, et c’est reparti !

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2.Seconde règle ultra simple et ultra efficace : la mastication. C’est un point d’attention pour ma part car je suis du genre à avaler directement ce que je mange pendant que je lis un article ou regarde une vidéo sur YouTube ! On me l’a déjà répété 1 001 fois (peut-être vous aussi ?) : plus on prend le temps de mastiquer, plus on donne l’opportunité d’envoyer le message au cerveau que l’on mange et plus vite on sera rassasié. Oui d’accord. Et surtout, nos dents sont faites pour mâcher la nourriture car notre système digestif n’est pas équipé pour digérer de trop gros morceaux de nourriture. Voyons-le de cette manière : plus on mâche, moins notre système digestif sera mobilisé et moins d’énergie nous perdrons à digérer la nourriture. A titre d’exemple, on m’a conseillé cet été lors de mon voyage en Mongolie de mâcher pour chaque bouchée environ 55 fois par la viande/le poisson et 35 fois pour les autres aliments (mas o menos). Oui vous prendrez plus de temps pour manger et c’est tant mieux ! Votre petit bidon vous dira merci plus tard !

3.J’y vais molo sur la caféine : le café en premier car c’est un excitant et qu’il déshydrate le corps (très dur pour moi car j’adore le café ! Je n’en bois désormais qu’à de rares occasions, pour me faire plaisir) ; et le thé également (j’essaye, j’essaye de me restreindre à 2 à 3 tasses de thé grand max par jour. Pas facile là aussi, je suis une « tea addict »). Je préfère donc les tisanes, de l’eau chaude infusée avec des bouts de gingembre frais ou encore de l’eau infusée avec du concombre, du citron, de la menthe et/ou du basilic.

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4. Une notion que j’applique seulement depuis quelques semaines et qui me fait, je dois le dire, un bien fou : éviter au maximum de manger des fruits crus pendant et après les repas. Je m’explique : mon système digestif est assez fragile et facilement victime de ballonnements, gargouillements… Bref, je passe les détails ! Les fruits sont digérés beaucoup plus rapidement que le reste des aliments que vous ingérez (en moyenne, 20 à 30 minutes pour les fruits contre plusieurs heures pour le reste) car ils sont composés en très grande quantité d’eau. Donc imaginez un train : vous avez la locomotive, les wagons. Si le dernier wagon va plus vite que le reste de la machine, c’est le bordel (voire l’accident). Et bien pour les fruits c’est pareil. Je préfère donc désormais les prendre le matin, a jeun avant mon petit déjeuner, ou en dehors des repas, pour ne pas perturber ma digestion.

5. Dans la continuité du point précédent, j’essaye autant que faire se peut de dissocier les aliments que je mange (la méthode du « food combining »). C’est-à-dire qu’avec la même logique du petit train expliquée précédemment, j’associe les aliments qui se digèrent le mieux ensemble : les protéines avec les légumes, les féculents avec les légumes et en évitant les protéines avec les féculents. Je rentrerai dans davantage d’explications sur le « food combining » dans un prochain article

6. J’évite les produits laitiers qui ne font pas vraiment du bien à mon bidon. Je ne prends désormais que du lait végétal avec mon muesli, consomme de temps à autre (très rarement) des yaourts de lait de vache ou de brebis… Et garde quand même une partie réservée au fromage, que je consomme malgré tout de temps en temps ! #LeFromageCestLaVie

7. Enfin, j’insère régulièrement dans mon alimentation des produits lactofermentés, remplis de probiotiques (des bonnes bactéries qui apportent le bon équilibre avec les mauvaises bactéries présentes dans l’intestin) : yaourt végétal à la noix de cajou, kombucha et kéfir de fruits, le chou de la choucroute (c’est quand même plus rare !). Il m’arrive très régulièrement d’acheter des compléments alimentaires de probiotiques (que vous trouvez en gélule ou en sachet dans n’importe quel magasin bio), en particulier durant des périodes de l’année où je me sens plus faible ou il m’arrive de prendre un antibiotique (qui détraque bien comme il faut votre flore intestinale by the way).

TO EAT OR NOT TO EAT

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Manger devient l’équivalent de se soigner… tout en se faisant plaisir !

Mon statement c’est que l’on peut tout à fait manger sain sans manger triste ; se faire plaisir tout en prenant soin de ces petites cellules ; ne pas se limiter dans nos choix et continuer à partager de délicieux moments, chez soi ou dans les restos, avec les gens qu’on aime. J’ai une vision globale de la nourriture qui peut se résumer à « tout avec modération, y compris la modération » (Julia Child).

Encore une fois, les items que je vous ai partagés ne sont pas à prendre à la lettre. De un, je n’y arriverai pas car elle est pour moi trop restrictive et m’empêcherait de vivre au quotidien. Je reste malgré tout une très grande gourmande et trop de restrictions ne me motiveraient qu’à ne pas les suivre. Je suis comme ça 🙂 Et j’aime me dire également que c’est en étant 80% du temps attentif à ce que l’on met dans son corps, aux bienfaits des nutriments, vitamines, minéraux naturellement présents dans les aliments frais et sains, que l’on peut 20% du reste du temps être plus indulgent sur notre alimentation.  Je remarque toutefois un réel confort et une certaine légèreté à chaque fois que je suis ces quelques préceptes. Pour moi, la nourriture est un véritable allié santé, certains aliments et « superfoods » comme on en entend parler peuvent être tout aussi voire plus efficaces que certains médicaments. Ils sont plus sains et peuvent vous éviter de nombreux allers-retours chez le médecin !

Je ne suis en rien médecin, diététicienne ou naturopathe. En revanche, il me tient à coeur de partager avec vous la philosophie d’alimentation qui me convient et me rend heureuse.

Parce que certes, j’adore mes greens smoothies, mes tisanes et mes salades de graines. Et j’adore aussi une bonne tranche de pain avec du munster et de la bière (n’est pas alsacienne qui veut !) ou un super verre de vin (n’est pas française qui veut) !

La Pachamama〈♥〉

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MANGE ! (PRIE, AIME) OU COMMENT MIEUX MANGER

Laissez-moi vous dire : s’il y a une chose que j’adore faire, c’est bien manger!

En plus d’aimer manger, J’ADORE cuisiner. Cuisiner me rend heureuse, vraiment. J’adore préparer un repas pour les gens que j’aime. Etre créative et aventurière en essayant de nouvelles recettes, de nouvelles saveurs. Préparer un repas complet, sain pour prendre soin de mon corps et de mon esprit. Comment mieux manger ?

HSie7k

Le plaisir de la bonne bouffe

J’ai développé cet amour de la « bonne bouffe » avec un héritage de ma mère qui passait beaucoup de son temps derrière les fourneaux. Elle épluchait les pommes de terre pour ses purées maison, faisait ses propres pâtes à tarte. Le goût des bonnes choses m’a été transmis dès mon plus jeune âge !

Toutefois, je nourris une relation parfois un peu compliqué à la nourriture, qui est pour moi à la fois un plaisir, un « passe-temps » et un thérapeute! Je veux aujourd’hui avoir une relation apaisée, sans complexe et sans culpabilité. Et une alimentation qui permette aux cellules de mon corps de se sentir au top !

Une évolution au fil des ans

Mes habitudes alimentaires ont quelque peu évolué au fil des années. Très portée sur les yaourts et gâteaux maison étant plus petite, je me suis ensuite tournée vers les fruits et les légumes. J’ai adopté au fur et à mesure un « style de vie » flexitarien. Je mangeais donc de temps à autre de la viande et du poisson en quantité limitée, privilégiant ainsi la qualité. Ce choix s’est fait de façon assez naturelle pour finalement arriver à l’été 2018. Je suis devenue complètement végétarienne (enfin depuis l’épisode du « wrap effect »).

Ce choix, qui m’est totalement personnel, est dirigé par deux grandes motivations. L’une afin de limiter mon impact sur l’environnement (l’agriculture étant la 3ème plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre selon létude menée par Paul Hawken). L’autre afin de diminuer mon impact sur la souffrance aujourd’hui imposée à beaucoup d’animaux.

Ce que mes tripes me disent

Depuis plusieurs années, je remarque un certain inconfort au niveau de mon système digestif, qui est devenu de plus en plus sensible. Des maux d’estomac lorsque je suis stressée, des maux aux intestins quand je mange certains types d’aliments,…

J’ai donc il y a 3 ans environ, entrepris de consulter un gastro-entérologue (spécialiste du système digestif). L’idée était d’éliminer petit à petit certains aliments de mon alimentation pour identifier quel(s) pouvai(en)t être une (des) source(s) d’intolérance ou d’allergie. Rien n’est réellement ressorti. Je suis donc arrivée à la seconde étape. Une endoscopie (long tuyau avec une caméra au bout que l’on insère par la bouche dans l’oesophage et l’estomac pour vérifier que tout roule). Miam miam. Là encore, rien d’anormal.

… et ce que mon sommeil essaye de me dire aussi !

En plus de cela est venu s’ajouter des problèmes de sommeil. Léger, troublé, non réparateur, je me réveillée régulièrement avec des nausées. Je pensais même souffrir d’apnée du sommeil à cause des fatigues extrêmes avec lesquelles je me réveillais parfois. J’ai donc décidé de me faire hospitaliser pendant 2 jours dans un service spécialisé dans les troubles du sommeil. Munie d’électrodes partout sur la tête, la poitrine, les jambes, mon sommeil était également filmé. Résultat identique que pour celui de mon endoscopie : tout était normal. Retour à la case départ.

Autant vous dire que j’étais désemparée et me sentais totalement incomprise/impuissante. Je sentais de réels troubles dans mon ventre, dans ma tête mais rien sur le papier ne pouvait attester de ces maux. Je suis pourtant une personne plutôt saine, qui mange des produits frais et variés, très peu de produits industriels. Et oui, je ne suis pas une grande sportive mais je bouge régulièrement malgré tout.

L’heure du bilan

J’ai donc tout d’abord fait un constat. J’étais tout simplement malheureuse dans ma vie (personnelle, professionnelle) et dans mon corps ! Je devais prendre mon courage à deux mains pour passer à l’action : changement de travail, d’appartement, d’amoureux, tout y est passé ! Et c’est vrai, j’ai senti un réel changement, en particulier sur mon sommeil qui devenait plus réparateur et stable. En revanche, les problèmes d’intestin étaient toujours présents : de la rétention d’eau, d’air, des crampes. C’était pas sexy tous les jours !

Depuis, je cherche à trouver des réponses à ces inconforts. J’en ai trouvé certaines, notamment grâce à des plantes, herbes et graines qui me permettent de réduire l’intensité des crises. Et je souhaite également creuser du côté de la médecine indienne, l’ayurveda, pour mieux connaître les aliments à privilégier/éviter.

Aussi, je tiens à partager avec vous certains de ces tuyaux. Dans cet article et dans un suivant qui parlera de l’ensemble des plantes, herbes et huiles essentielles que j’utilise pour faciliter la digestion.

Le pouvoir des graines, noix et légumineuses

pots en verre, vrac, réutilisation

En plus des herbes, plantes et graines que j’utilisent régulièrement, j’ai commencé à m’intéresser au pouvoir extraordinaire des graines, noix et légumineuses. Ce changement s’est opéré il y a 4 ans environ afin de diversifier et équilibrer mon alimentation.

Ce que je peux partager avec vous, c’est que j’adore agrémenter mes plats de lentilles, pois chiches, quinoa, petit épeautre. Et que je saupoudre volontiers mes salades, soupes et desserts de graines de lin, courge, chia, chanvre et autres noix, noix de cajou et amandes.

En plus d’être très facile à préparer, riches en vitamines, protéines et minéraux, je peux les acheter en vrac pour la grande majorité d’entre elles #zerowaste.

Note pour plus tard : je vous partagerai également les essentiels de ma cuisine !

Les quelques principes que j’incorpore au quotidien

Je tente donc au quotidien de nourrir une hygiène de vie qui me permet de trouver un équilibre. Tout ne se fait pas du jour au lendemain. Maxwell Maltz s’est fait connaître avec sa théorie des 21 jours nécessaires pour ancrer durablement une habitude dans votre quotidien.

Pour ma part, je ne suis pas certaine d’adhérer à cette temporalité qui diffère selon la personnalité de chacun, l’habitude à ancrer,… En revanche, je suis une « big believer » de la méthode Kaizen. Elle consiste à adopter progressivement de nou­veaux réflexes. Commencer par un objectif qui semble facilement atteignable et, une fois l’automatisme acquis, on passe à un autre item.

Si je devais résumer la checklist que je tente d’intégrer depuis cet été en 7 points, progressifs, pour installer durablement un mode de vie sain, voici ceux que je partagerai avec vous :

1.Une règle ultra simple mais que nous oublions parfois. Celle de s’hydrater suffisamment, tous les jours, avec de l’eau / thé / tisane et kombucha préféré. C’est la base et je peux vous assurer qu’elle est malgré tout parfois (voire souvent) négligée. Il m’arrive assez régulièrement d’avoir mal à la tête, tout ça pour me rendre compte que je n’ai juste pas assez bu. Deux grands verres d’eau, pris lentement, et c’est reparti !

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2.Seconde règle ultra simple et ultra efficace : la mastication. C’est un point d’attention car je suis du genre à avaler directement ce que je mange pendant que je lis un article ou regarde une vidéo sur YouTube ! On me l’a déjà répété 1 001 fois. Plus on prend le temps de mastiquer, plus on donne l’opportunité d’envoyer le message au cerveau que l’on mange et plus vite on sera rassasié. Oui d’accord. Et surtout, nos dents sont faites pour mâcher la nourriture car notre système digestif n’est pas équipé pour digérer de trop gros morceaux de nourriture. Voyons-le de cette manière. Plus on mâche, moins notre système digestif sera mobilisé et moins d’énergie nous perdrons à digérer la nourriture.

On m’a conseillé cet été de mâcher pour chaque bouchée environ 55 fois par la viande/le poisson et 35 fois pour les autres aliments. Oui vous prendrez plus de temps pour manger et c’est tant mieux ! Votre petit bidon vous dira merci plus tard !

3.J’y vais molo sur la caféine. Le café en premier car c’est un excitant et qu’il déshydrate le corps (très dur pour moi car j’adore le café ! Je n’en bois désormais qu’à de rares occasions). Et le thé également (j’essaye, j’essaye de me restreindre à 2 à 3 tasses de thé grand max par jour. Pas facile là aussi, je suis une « tea addict »). Je préfère donc les tisanes, de l’eau chaude infusée avec des bouts de gingembre frais, du concombre, du citron, de la menthe.

Tea, a hug in a cup

Et 4 derniers principes pour la route

4. Une notion que j’applique seulement depuis quelques semaines et qui me fait, je dois le dire, un bien fou. Eviter au maximum de manger des fruits crus pendant et après les repas. Je m’explique : mon système digestif est assez fragile et facilement victime de ballonnements, gargouillements… Bref, je passe les détails ! Les fruits sont digérés beaucoup plus rapidement que le reste des aliments que vous ingérez. Cela prend environ 20 à 30 minutes pour les fruits, plusieurs heures pour le reste. En effet, les fruits sont composés en très grande quantité d’eau.

Donc imaginez un train : vous avez la locomotive, les wagons. Si le dernier wagon va plus vite que le reste de la machine, c’est le bordel (voire l’accident). Et bien pour les fruits c’est pareil. Je préfère donc désormais les prendre le matin, a jeun avant mon petit déjeuner. Ou en dehors des repas, pour ne pas perturber ma digestion.

5. Dans la continuité du point précédent, j’essaye autant que faire se peut de dissocier les aliments que je mange (la méthode du « food combining »). C’est-à-dire qu’avec la même logique du petit train expliquée précédemment, j’associe les aliments qui se digèrent le mieux ensemble. Les protéines avec les légumes, les féculents avec les légumes et en évitant les protéines avec les féculents

6. J’évite les produits laitiers qui ne font pas vraiment du bien à mon bidon. Je ne prends désormais que du lait végétal avec mon muesli, consomme de temps à autre des yaourts de lait de vache ou de brebis… Et garde quand même une partie réservée au fromage, que je consomme malgré tout de temps en temps ! #LeFromageCestLaVie

7. Enfin, j’insère régulièrement dans mon alimentation des produits lactofermentés, remplis de probiotiques (les bonnes bactéries présentes dans l’intestin). Yaourt végétal à la noix de cajou, kombucha et kéfir de fruits, le chou de la choucroute (c’est quand même plus rare !). Il m’arrive très régulièrement d’acheter des compléments alimentaires de probiotiques (en gélule ou en sachet dans n’importe quel magasin bio). En particulier durant des périodes de l’année où je me sens plus faible ou il m’arrive de prendre un antibiotique (qui détraque bien comme il faut votre flore intestinale by the way).

To eat or not to eat

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Manger devient l’équivalent de se soigner… tout en se faisant plaisir !

Mon statement c’est que l’on peut tout à fait manger sain sans manger triste. Se faire plaisir tout en prenant soin de ces petites cellules. Ne pas se limiter dans nos choix et continuer à partager de délicieux moments, chez soi ou dans les restos, avec les gens qu’on aime. J’ai une vision globale de la nourriture qui peut se résumer à « tout avec modération, y compris la modération » (Julia Child).

Encore une fois, les items que je vous ai partagés ne sont pas à prendre à la lettre. De un, je n’y arriverai pas car elle est pour moi trop restrictive et m’empêcherait de vivre au quotidien. Je reste malgré tout une très grande gourmande et trop de restrictions ne me motiveraient qu’à ne pas les suivre. Je suis comme ça 🙂 Et j’aime me dire également que c’est en étant 80% du temps attentif à ce que l’on met dans son corps, aux bienfaits des nutriments, vitamines, minéraux naturellement présents dans les aliments frais et sains.

Je remarque toutefois un réel confort et une certaine légèreté à chaque fois que je suis ces quelques préceptes. Pour moi, la nourriture est un véritable allié santé. Certains aliments et « superfoods » comme on en entend parler peuvent être tout aussi voire plus efficaces que des médicaments. Ils sont plus sains et peuvent vous éviter de nombreux allers-retours chez le médecin !

L’alimentation comme une philosophie

Je ne suis en rien médecin, diététicienne ou naturopathe. En revanche, il me tient à coeur de partager avec vous la philosophie d’alimentation qui me convient. Comment mieux manger me rend heureuse.

Parce que certes, j’adore mes greens smoothies, mes tisanes et mes salades de graines. Et j’adore aussi une bonne tranche de pain avec du munster et de la bière (n’est pas alsacienne qui veut !) ou un super verre de vin (n’est pas française qui veut) !

La Pachamama〈♥〉

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IL EST ENCORE TEMPS !

Il y a 10 ans de cela, je lisais « Gomorra », roman de Roberto Saviano qui décrivait les dessous de la gestion des déchets en Italie, présidée sur place par la mafia (j’en ai déjà parlé dans un article précédent sur Medium. Cette lecture bouleversa ma vision du monde et m’a donné envie de poursuivre un métier qui me permettrait de faire de cette Planète un monde meilleur ; en sensibilisant notamment le grand public sur les questions environnementales, en particulier celle de la gestion des déchets.

Mon envie de « jeune fille fraîche de 20 ans » n’a toujours pas faibli. Au contraire. Pour moi, la considération de notre environnement est une chose naturelle, indispensable. Passer du temps dans la nature, la laisser encore plus belle après mon passage m’apporte beaucoup de satisfaction et de paix intérieure.

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Changeons de récit(s) !

Oui mais voilà : je suis tout à fait consciente que beaucoup de personnes ne partagent pas forcément mon point de vue. Que l’on peut facilement être qualifié d’utopiste, de naïf ou de doux rêveur (pour les plus sympas !). Que certains disent que consommer de la nourriture provenant de circuits courts, locaux et/ou bio, c’est beaucoup plus cher. Que faire ces produits ménagers, ça prend du temps. Que de recycler et composter ses déchets, ça prend de la place. Ce sont, à mon sens, des excuses que l’on se donne parce qu’il est challengeant, il est vrai, de changer ses habitudes. Attention, je suis moi-même très très loin d’être parfaite. Je souligne simplement ici le fait que nous pouvons tous, à notre échelle, essayer de faire mieux. Et quitte à être optimiste, oser voir un peu plus grand et avoir des objectifs plus ambitieux. Car c’est en voyant un peu plus loin que nous sollicitons notre créativité, notre innovation et que nous arrivons à faire beaucoup plus que prévu !

J’ai une petite confession à faire : j’avoue avoir un gros guy crush sur Cyril Dion (oui oui, celui qui a écrit et réalisé le film « Demain » avec Mélanie Laurent). Dans son « Petit manuel de résistance contemporaine » (que j’ai bu comme du petit lait, je vous le conseille), Cyril propose des pistes pour tous se mettre en action face à l’effondrement écologique qui se produit actuellement. Surtout, il souligne la nécessité de « changer de récit », raconter d’autres histoires en suscitant l’envie et la créativité de tous. 

Il est encore temps !

Cette envie, cette créativité, cette mise en action pour frapper l’imaginaire d’un nombre suffisant de personnes et faire basculer le collectif, je l’ai vu briller de tout son éclat cette semaine, dans l’initiative « Il est encore temps » : les YouTubers les plus « trendy » du moment se rassemblent pour sauver la planète ; en étant optimistes sans être naïfs. De cette démarche est née un site avec plein d’idées d’actions ultra concrètes à mettre en place si vous souhaitez amorcer le changement ; et une vidéo qui a atteint un nombre record de 2 millions de vues en une journée. Franchement, je visionne ce type de vidéo et j’en ressors AU TAQUET, reboostée, avec une envie folle de me bouger le popotin. Vous aussi ? Ca tombe bien, une marche pour le climat est organisée pas plus tard que demain, samedi 13 octobre, dans de nombreuses villes en France.

Et pour finir, si vous avez encore besoin d’un petit coup de pouce après la lecture du livre de Cyril Dion, le visionnage du film « Demain » et la vidéo « Il est encore temps », et que vous êtes dispos ce soir, on pourra peut-être se croiser à l’événement « Cultivons notre confiance pour la Planète » organisé au Grand Rex : 3 000 participants, des intervenants inspirants (notamment Marc de la Ménardière et Satish Kumar pour ceux qui auraient vu l’excellent « En quête de sens »), un concentré j’en suis certaine d’idées à mettre en application sur les thèmes de l’écologie, la transition sociale et la citoyenneté. Quel programme, je suis HYPER excitée !

La Pachamama

C’est toute cet envie et entrain qui m’ont inspirée à intituler ce site « La Pachamama » ; l’envie de préserver notre Terre-Mère et de lui rendre hommage. pachamama

L’envie de dire que le monde qui nous entoure est tout simplement le reflet du monde que nous avons à l’intérieur de nous-même (petite minute philosophique !). Et que de la même manière que je souhaite prendre soin de mon corps et mon esprit, il en va de même pour le monde extérieur que je ne traite pas non plus comme une poubelle.

Bref, un peu comme la fractale, ce motif qui se répète à différentes échelles (comme la feuille d’une fougère par exemple) c’est en se changeant soi que l’on peut changer le monde (la citation est bien connue) ! C’est pour cela que ce site me tient à coeur car je souhaite partager avec vous mes trucs et astuces du quotidien pour produire moins de déchets, réduire mon impact sur l’environnement et somme toute, être plus heureuse !

Less is more

Un beau programme en perspective pour vous et moi ! Le 0-waste est vraiment une source de créativité et d’imagination, en réutilisant et réinvantant ; une source de satisfaction en refusant, réduisant et compostant.

Vous remarquerez au grès des pages que je fais uniquement référence à la notion de « 0-waste » et non « 0 déchet ». Bien que j’adore placer des anglicismes dans mes phrases, je le fais encore bien volontiers ici car le terme « waste » en anglais fait référence à la fois au déchet et à la fois au gaspillage. Tendre vers le 0-waste donc, c’est réduire son impact en limitant le gaspillage. Cette notion est primordiale pour moi car le gaspillage me rend totalement malade !

J’essaye donc de faire de mon mieux et d’adapter, notamment, mes courses à ma consommation de tous les jours. Certes cela demande des petits efforts et changements d’habitudes que je réalise volontiers. Et cela demande également un changement d’habitude, progressif, pour les personnes que je rencontre : j’attache de l’importance à faire de la pédagogie auprès de ma boulangère quand je vais chercher mon pain avec un sac en tissu; auprès du vendeur au stand de fromage lorsque que je vais récupérer mon comté à la coupe avec un « bee’s wrap » (tissu recouvert de cire d’abeille qui permet de se passer de film alimentaire et d’aluminium) ; auprès du serveur quand je lui demande un Perrier rondelle sans paille ; ou encore auprès des personnes qui distribuent dans la rue, les magasins, les salons des prospectus et des échantillons en tout genre.

La marche est en cours, elle continue ce samedi. Nous avons tous notre place pour apporter notre contribution dans cette société qui se dessine plus collaborative, humaine et respectueuse de son environnement.

Je vous dis donc pour certains à ce soir, au Grand Rex. Et sinon, à demain 14h pour une grande marche!

La Pachamama〈♥〉


  • Pour réserver votre place pour l’événement « Cultivons notre confiance en la Planète » de ce soir, c’est ICI
  • Pour visionner la vidéo « Il est encore temps » et vous donner du peps, c’est LA
  • Pour en savoir plus sur les friandises philosophiques, c’est par ICI !
  • Pour visionner le documentaire « En quête de sens » en participation libre, c’est sur CE site