[PODCAST] TROUVER MA VOIX (VOIE)… LA SUITE !

Il y a quelques mois, je commençais la rédaction (qui fut longue !) d’un article que je souhaitais partager à la terre entière ! Un témoignage d’une quête, celle du sens, et des difficultés que je rencontrais pour trouver ma direction, ma voie.

Une chose que vous ne savez peut-être pas, ou plutôt deux choses :

1.Je travaille depuis plusieurs mois maintenant sur ce qu’on pourrait appeler le self estime, ma confiance en moi. Et ma capacité à savoir dire non quand il le faut, à arrêter d’accepter des choses dont je n’ai plus envie. Bref, à me faire entendre

2.J’adore la musique et la chanson !  Je fais d’ailleurs partie d’un petit groupe de musique. En toute modestie, on est vraiment au top ! Nous nous réunissons tous les 4 régulièrement pour faire des reprises des chansons que l’on aime. Et #SPOILER, nous venons de commencer à composer nous-mêmes nos morceaux. Oui Monsieur ! La musique, les paroles, tout est fait maison ! On tâtonne, on cherche notre style. Bref, on cherche “notre son”

Et c’est 6 mois après avoir débuté la rédaction de cette article, 6 mois de doutes et de procrastination, que je me suis rendue compte que tout concordait : cette quête de sens, la recherche de la voie professionnelle dont je vous ai parlée, elle est étroitement liée à ma voix à moi. Le fait de me faire entendre au travail, dans ma vie personnelle ; et d’utiliser ma voix, en chantant, pour faire entendre les belles compositions de mon groupe de musique. En clair, ma voix et ma voie… beinh c’est la même chose, le même défi !

 

“JE ME SUIS RETROUVÉ(E) DANS TON TÉMOIGNAGE”

A la suite de la publication de l’article en question (qui s’est donc naturellement intitulé “Trouver ma voix (voie)”), j’ai reçu beaucoup de retours qui m’ont profondément touchée. Des messages très encourageants de mes proches, bien sûr, mais aussi d’anciens camarades d’école à qui je n’avais pas parlé depuis DES ANNÉES, des amis d’amis, d’anciens collègues, des amis anglophones qui me disaient “je ne comprends pas ce que tu fais et ça a l’air vraiment cool !”,… et aussi, des personnes que je ne connaissais absolument pas ! Des personnes qui ont gentiment pris le temps de m’écrire un commentaire, un mail pour me partager leur ressenti :

  • “Je me suis retrouvé(e) dans tes lignes, tes questionnements”
  • “Moi aussi je cherche ma valeur ajoutée”
  • “Moi aussi je veux du temps libre rien que pour moi parce que le travail, ce n’est pas tout bordel !”
  • “Moi aussi je partage tes inquiétudes de mal faire, de l’échec”
  • “Je me mets au 0 déchet ! Je suis au début, je commence petit à petit !”

En fait, je me suis rendue compte que mon article a parlé à certaines personnes. Qu’on était tous un peu paumés et que l’on avait besoin de se rassurer en se disant : on n’est pas tout seul.

 

SUR LA ROUTE TOUTE LA SAINTE JOURNÉE

Et j’ai eu le déclic il y a 2 jours. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. Oui, mon site parle de 0 déchet. Il parle d’astuces, d’inspirations. Il parle des difficultés que je peux rencontrer parfois (mon lave-vaisselle qui est de nouveau cassé, je le répare ou j’en rachète un autre ?) et surtout, de mon amooouuurrr pour cette philosophie de vie qui est entrée dans la mienne. En réalité, j’ai compris (oui, je suis parfois un peu longue à la détente !) que ma quête de sens, ce qui a réussi à m’apporter l’énergie d’aller de l’avant, la confiance et la foi, c’était justement le 0 waste ! Et ce sont mes découvertes, astuces, inspirations rencontrées sur ma route que j’avais envie de partager avec vous, sur ce site.

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Parce que je pense que je ne suis pas la seule dans cette situation. Et que j’aurais adoré il y a 9 ans trouver sur Internet des témoignages de personnes qui m’auraient rassurée sur le fait que je n’étais pas si à la marge que cela ! Et que c’était OK de saoûler littéralement mes potes en soirée parce qu’ils jettaient les bouteilles en verre dans la poubelle d’ordures ménagères (#HistoireVraie). Parce que j’étais à fond ! J’étais passionnée ! J’avais trouvé une cause qui faisait sens pour moi et que j’avais envie de la défendre !

 

PAPOTONS ENSEMBLE

J’ai envie de partager des expériences, se dire que l’on peut se poser des questions ensemble et savoir comment font les uns les autres pour surmonter tel ou tel questionnement. Cela peut parfois relever de questions un peu “philosophiques” : être imparfait, se lancer dans quelque chose sans avoir de succès garanti, s’affranchir de son entourage pour vivre pleinement ce que l’on a envie de vivre,…

Savoir qui l’on est, les valeurs qui nous animent, où l’on souhaite aller, c’est la base de toute remise en question pour moi !

Alors oui, clairement, je ne vais pas vous mentir : pour moi (comme je vous l’ai rapidement déjà raconté), cette remise en question s’est accompagnée de gros changements personnels, professionnels et n’a pas été du tout, du tout confortable. Et je regarde où je suis maintenant. Bien que j’ai encore mes défis, mes doutes, je suis tellement mieux aujourd’hui ! Je tends de plus en plus vers un alignement entre mes valeurs, mes propres, mes actes. Pour moi, c’est ça le clef du bonheur !

Il est évident que ne suis pas coach et je ne veux pas m’en faire passer pour un. En revanche, je peux carrément vous partager mes propres pistes de réflexions, les thématiques qui m’ont traversé et me traversent toujours l’esprit.

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Parce oui : c’est (souvent) un peu le bordel dans ma tête ! Quand je dis “bordel”, c’est simplement que j’ai des idées et des pensées qui fusent tout le temps. Et que cela peut être fatiguant quand j’essaye de faire une sieste de 5 minutes et que mon cerveau est en état de marche non stop ! Je me fatigue parfois moi-même, c’est dire ! Je vous rassure, si certaines personnes se reconnaissent, cela s’améliore avec le temps ! Avec de la volonté et quelques outils !

Je n’ai pas inventé d’outil(s) spécifique(s) à l’accompagnement et l’orientation de vie. Je n’ai pas suivi de coaching spécifique non plus. Par contre, je suis une grande consommatrice de sites, livres, podcasts, outils qui existent dans le but d’aider les gens à “switcher” comme on dit ! Nous vivons dans une époque incroyable où il est facile de trouver des plateformes d’accompagnement hyper efficaces ; en face-à-face, via une communauté de gens qui galèrent comme nous ou encore directement sur Internet ! Il existe des endroits spécialisés, des stages/retraites qui vous permettent de mettre du sens et de faire du tri là-haut !

 

LANCEMENT DU PODCAST

J’ai donc décidé de lancer un podcast simplement intitulé “Trouver ma voix (voie)” pour vous partager mon parcours, mes questionnements, mes petites idées qui semblent fonctionner pour moi !

Tous les 10 jours, je souhaite prendre un moment avec vous ; sous la douche (en tout bien tout honneur !), dans votre voiture, lors du repassage/ménage, dans les transports,… et parler avec vous de cette quête de sens. Des questions que je me suis posée et que je me pose encore. Peut-être aussi (j’espère !!) avoir les vôtres : vos questions et vos conseils !

Des peurs/blocages, j’en ai à la pelle ! Et je n’ai pas envie qu’ils me définissent ou qu’ils m’empêchent d’avancer, au contraire ! Cela veut simplement dire que je ne suis pas dans ma zone de confort. Et c’est tout à fait OK !

Le 1er podcast d’introduction est désormais disponible ! Pour l’instant sur Soundcloud, demain ailleurs (en tout cas, peut-être au prochain podcast sur d’autres plateformes. #MoreToCome).

J’ai hâte hâte d’avoir vos retours : ce que vous en avez pensé, est-ce que cela vous a parlé, quelles thématiques souhaiteriez-vous y voir abordées ? Bref, c’est un podcast d’introduction ! Faites-le moi savoir sur Instagram, en commentaire de cet article, par mail… !

 

MA PETITE BOULE DE CRISTAL

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En plus je crois beaucoup aux petits signes que la vie nous lance : en ayant l’envie d’écrire ces quelques lignes et de lancer ce podcast, je reçois ma newsletter de “Welcome to the Jungle” : un article faisait référence à “comment faire de sa voix son métier ?”. Il ne me fallait pas un signe de plus pour me lancer.

C’est ça aussi toute l’attitude du test and learn : je crois en quelque chose, je mets toute mon énergie et ma positivité dans ce que je fais, j’analyse ce que ça donne, je réajuste. Coïncidence ?? …

Prenez soin de vous et de la Pachamama pendant que vous écoutez mon podcast 🙂  Lots of love

La Pachamama〈♥〉

IL EST ENCORE TEMPS !

Il y a 10 ans de cela, je lisais « Gomorra », roman de Roberto Saviano qui décrivait les dessous de la gestion des déchets en Italie, présidée sur place par la mafia (j’en ai déjà parlé dans un article précédent sur Medium. Cette lecture bouleversa ma vision du monde et m’a donné envie de poursuivre un métier qui me permettrait de faire de cette Planète un monde meilleur ; en sensibilisant notamment le grand public sur les questions environnementales, en particulier celle de la gestion des déchets.

Mon envie de « jeune fille fraîche de 20 ans » n’a toujours pas faibli. Au contraire. Pour moi, la considération de notre environnement est une chose naturelle, indispensable. Passer du temps dans la nature, la laisser encore plus belle après mon passage m’apporte beaucoup de satisfaction et de paix intérieure.

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Changeons de récit(s) !

Oui mais voilà : je suis tout à fait consciente que beaucoup de personnes ne partagent pas forcément mon point de vue. Que l’on peut facilement être qualifié d’utopiste, de naïf ou de doux rêveur (pour les plus sympas !). Que certains disent que consommer de la nourriture provenant de circuits courts, locaux et/ou bio, c’est beaucoup plus cher. Que faire ces produits ménagers, ça prend du temps. Que de recycler et composter ses déchets, ça prend de la place. Ce sont, à mon sens, des excuses que l’on se donne parce qu’il est challengeant, il est vrai, de changer ses habitudes. Attention, je suis moi-même très très loin d’être parfaite. Je souligne simplement ici le fait que nous pouvons tous, à notre échelle, essayer de faire mieux. Et quitte à être optimiste, oser voir un peu plus grand et avoir des objectifs plus ambitieux. Car c’est en voyant un peu plus loin que nous sollicitons notre créativité, notre innovation et que nous arrivons à faire beaucoup plus que prévu !

J’ai une petite confession à faire : j’avoue avoir un gros guy crush sur Cyril Dion (oui oui, celui qui a écrit et réalisé le film « Demain » avec Mélanie Laurent). Dans son « Petit manuel de résistance contemporaine » (que j’ai bu comme du petit lait, je vous le conseille), Cyril propose des pistes pour tous se mettre en action face à l’effondrement écologique qui se produit actuellement. Surtout, il souligne la nécessité de « changer de récit », raconter d’autres histoires en suscitant l’envie et la créativité de tous. 

Il est encore temps !

Cette envie, cette créativité, cette mise en action pour frapper l’imaginaire d’un nombre suffisant de personnes et faire basculer le collectif, je l’ai vu briller de tout son éclat cette semaine, dans l’initiative « Il est encore temps » : les YouTubers les plus « trendy » du moment se rassemblent pour sauver la planète ; en étant optimistes sans être naïfs. De cette démarche est née un site avec plein d’idées d’actions ultra concrètes à mettre en place si vous souhaitez amorcer le changement ; et une vidéo qui a atteint un nombre record de 2 millions de vues en une journée. Franchement, je visionne ce type de vidéo et j’en ressors AU TAQUET, reboostée, avec une envie folle de me bouger le popotin. Vous aussi ? Ca tombe bien, une marche pour le climat est organisée pas plus tard que demain, samedi 13 octobre, dans de nombreuses villes en France.

Et pour finir, si vous avez encore besoin d’un petit coup de pouce après la lecture du livre de Cyril Dion, le visionnage du film « Demain » et la vidéo « Il est encore temps », et que vous êtes dispos ce soir, on pourra peut-être se croiser à l’événement « Cultivons notre confiance pour la Planète » organisé au Grand Rex : 3 000 participants, des intervenants inspirants (notamment Marc de la Ménardière et Satish Kumar pour ceux qui auraient vu l’excellent « En quête de sens »), un concentré j’en suis certaine d’idées à mettre en application sur les thèmes de l’écologie, la transition sociale et la citoyenneté. Quel programme, je suis HYPER excitée !

La Pachamama

C’est toute cet envie et entrain qui m’ont inspirée à intituler ce site « La Pachamama » ; l’envie de préserver notre Terre-Mère et de lui rendre hommage. pachamama

L’envie de dire que le monde qui nous entoure est tout simplement le reflet du monde que nous avons à l’intérieur de nous-même (petite minute philosophique !). Et que de la même manière que je souhaite prendre soin de mon corps et mon esprit, il en va de même pour le monde extérieur que je ne traite pas non plus comme une poubelle.

Bref, un peu comme la fractale, ce motif qui se répète à différentes échelles (comme la feuille d’une fougère par exemple) c’est en se changeant soi que l’on peut changer le monde (la citation est bien connue) ! C’est pour cela que ce site me tient à coeur car je souhaite partager avec vous mes trucs et astuces du quotidien pour produire moins de déchets, réduire mon impact sur l’environnement et somme toute, être plus heureuse !

Less is more

Un beau programme en perspective pour vous et moi ! Le 0-waste est vraiment une source de créativité et d’imagination, en réutilisant et réinvantant ; une source de satisfaction en refusant, réduisant et compostant.

Vous remarquerez au grès des pages que je fais uniquement référence à la notion de « 0-waste » et non « 0 déchet ». Bien que j’adore placer des anglicismes dans mes phrases, je le fais encore bien volontiers ici car le terme « waste » en anglais fait référence à la fois au déchet et à la fois au gaspillage. Tendre vers le 0-waste donc, c’est réduire son impact en limitant le gaspillage. Cette notion est primordiale pour moi car le gaspillage me rend totalement malade !

J’essaye donc de faire de mon mieux et d’adapter, notamment, mes courses à ma consommation de tous les jours. Certes cela demande des petits efforts et changements d’habitudes que je réalise volontiers. Et cela demande également un changement d’habitude, progressif, pour les personnes que je rencontre : j’attache de l’importance à faire de la pédagogie auprès de ma boulangère quand je vais chercher mon pain avec un sac en tissu; auprès du vendeur au stand de fromage lorsque que je vais récupérer mon comté à la coupe avec un « bee’s wrap » (tissu recouvert de cire d’abeille qui permet de se passer de film alimentaire et d’aluminium) ; auprès du serveur quand je lui demande un Perrier rondelle sans paille ; ou encore auprès des personnes qui distribuent dans la rue, les magasins, les salons des prospectus et des échantillons en tout genre.

La marche est en cours, elle continue ce samedi. Nous avons tous notre place pour apporter notre contribution dans cette société qui se dessine plus collaborative, humaine et respectueuse de son environnement.

Je vous dis donc pour certains à ce soir, au Grand Rex. Et sinon, à demain 14h pour une grande marche!

La Pachamama〈♥〉


  • Pour réserver votre place pour l’événement « Cultivons notre confiance en la Planète » de ce soir, c’est ICI
  • Pour visionner la vidéo « Il est encore temps » et vous donner du peps, c’est LA
  • Pour en savoir plus sur les friandises philosophiques, c’est par ICI !
  • Pour visionner le documentaire « En quête de sens » en participation libre, c’est sur CE site

TROUVER MA VOIX (VOIE)

Le « wrap effect »

Tout a commencé un soir de 15 juillet 2018, après avoir célébré la victoire des Bleus lors de la Coupe du Monde. Pour tout vous avouer, j’ai effectivement bien fêté et j’aurais dû m’arrêter avant mes 4 verres de rosé. Résultat : je me retrouve à 21h30 un peu trop éméchée, à faire la queue dans le McDonald’s de mon quartier pour commander 2 petits wraps au poulet. Je peux vous assurer que j’ai, à ce moment précis, touché le fond. De un, la multinationale représente pour moi (et c’est un avis tout à fait personnel !) tout ce qui va mal dans ce monde capitaliste, qui va trop vite, qui nous empêche de réfléchir sur les aliments que nous mettons dans notre corps, ce pillage de nos ressources et cette agriculture massive,… Et de deux… moi qui me suis lancée il y a plusieurs mois dans un défi végé… c’est pas gagné ! 

Je me réveille le lendemain matin donc, en me rappelant le plaisir que j’ai pu ressentir sur le moment de manger mes deux petits wraps (et mes merveilleuses deluxe potatoes) tout en ayant à l’esprit ce sentiment de culpabilité qui ne voulait pas partir. Moi qui à l’aube de mes 30 ans, tente encore plus de trouver ma voix (voie) dans cette jungle qu’est la vie. Et pourtant, cette expérience que j’appelle désormais « le wrap effect« , m’a rappelée à l’ordre sur mes valeurs et la congruence que je souhaite intégrer dans ma vie. Merci McDo ! 

 

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Je ne sais pas vous mais cette épée de Damoclès qui pèse sur mes épaules, ces 30 ans justement, m’est vraiment très lourde. Est-ce parce que je suis déjà depuis 2 ans en plein questionnement sur mon rôle dans cette société ? Sur la part que je souhaite apporter au bien commun ? Ou/et est-ce parce que je ressens cette pression constante de la société, de mon entourage, d’avoir franchi certaines étapes “obligatoires” pour une femme puisque je passe désormais la 30aine ? 

Si je pousse l’exercice un peu plus loin et que je fais le “bilan”, je me rends compte que mon quotidien est depuis bien longtemps régie par cette pression : celle de mon entourage en allant étudier dans une “bonne” école de commerce, pour maximiser mes chances d’avoir un “bon” travail à la sortie. La pression d’une société qui me susurre à l’oreille qu’il y a certaines cases à cocher avant 30 ans : la case propriétaire, mariage, enfants, chien/chat.

Etant quelqu’un d’organisée, je ne rate jamais mes consultations annuelles chez le dentiste, dermatologue et autre gynécologue. Je me rappelle d’ailleurs d’un rendez-vous en été 2017 chez mon (ancienne) gynéco : je venais de fêter mes 29 ans, tout était en ordre. Toutefois, elle a tenu à souligner qu’il ne fallait pas tarder à considérer d’avoir un enfant car, on le sait bien, “les chances de concevoir un enfant chez une femme ne font que décroitre à partir de 30 ans”. Mon coeur a fait un bond dans ma poitrine. J’ai toujours été une grande fan de la série “Mad Men” mais uniquement pour la BO et les vêtements sixties. Je n’arrivais pas à le croire ! Je n’avais même pas encore 30 ans que l’on considérait déjà ma date de péremption.

A écouter ce que ces personnes me disent, je n’ai envie que d’une chose (bon en vrai, plusieurs) :

  1. J’ai envie de poursuivre un chemin qui me plaît, de choisir un travail qui n’en est pas un et qui me donne envie de me réveiller chaque jour avec une patate d’enfer.
  2. J’ai envie d’avoir la liberté de choisir mon quotidien : être freelance alors que mon entourage serait rassuré de me savoir en CDI ; peut-être gagner moins d’argent chaque mois et avoir plus de temps pour développer mes passions et les projets qui me tiennent à coeur ; lever les blocages et peurs que je traine depuis trop longtemps pour avoir un maximum d’énergie et avancer l’esprit serein
  3. Et surtout, j’ai envie de dire haut et fort que mes décisions et mon corps m’appartiennent, que je suis très loin d’être ménopausée et que c’est à moi de décider le moment opportun où je me sentirai prête à fonder une famille.

Choisir c’est renoncer

Certains diront “Vous êtes vraiment trop gâtés, vous, la génération Y. Vous avez beaucoup trop de choix ! Mais à votre âge, nous n’en avions pas !”. Oui, il est certain que lorsque que je compare mon quotidien à celui de mes grands-parents, de mes parents même parfois, je me considère comme extrêmement chanceuse. Je suis née dans un monde qui m’offre des possibilités presque infinis pour voyager, communiquer, manger, m’habiller, me divertir, me former… En revanche, cela demande beaucoup de courage de choisir, prendre le risque de se tromper, de connaître un minimum ses besoins/envies, d’être à l’aise avec le fait d’avancer dans une direction tout en tournant le dos à d’autres possibilités.

Barry SCHWARTZ est plutôt d’accord avec ce que je dis. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est lui qui nous dit que le choix est un grand paradoxe (pour aller plus loin –> the paradox of choice) : à défaut de nous donner cette liberté tant recherchée, il nous paralyse et nous rend malheureux, insatisfaits.

Ma solution pour mieux choisir

Je suis en plein dans cette période, inconfortable mais nécessaire du : « quelle est ma mission de vie? », « quelles sont mes qualités ? », « qu’est-ce que j’ai envie d’apporter au monde ? ». Etape qui prend du temps pour en gagner après :  se comprendre, se trouver en tant que personne, “cartographier” ses valeurs, envies, ses plus grands rêves. J’ai envie de ne pas me mettre de barrières et de me laisser l’opportunité de voir grand. De prendre des risques. De voyager. De (m’)aimer même si rien n’est jamais garanti. De me confronter à d’autres croyances que les miennes. De m’écouter. De cultiver ma créativité en laissant la porte grande ouverte aux opportunités. D’apprendre à apprendre. D’être curieuse. 

En résumé, je dirais que ma solution pour mieux choisir est de ne pas avoir peur de tout mettre à plat, de recommencer et de prendre les risques nécessaires pour être heureux. Et surtout (petit rappel pour moi-même) : de rester à l’écoute de mon corps, mes émotions et mes besoins car ils évoluent avec le temps. De penser régulièrement à prendre un moment pour respirer et faire un pas de côté. Soyons vulnérables, l’erreur est humaine de toute manière (magnifique TEDx de Brené BROWN à regarder). Rien n’est jamais perdu. 

La peur de se lancer

Je dois cependant avouer quelque chose : j’ai (souvent, même très souvent) du mal à me lancer car j’ai peur de mal faire. Cet article, il est dans mes brouillons depuis plus de 7 mois. Cette idée de blog, je l’ai dans ma tête depuis plus d’un an. J’arrive à un moment de ma vie où je me dis fuck off, j’ai envie de faire ce qui me plaît et de dire ce que j’ai envie de dire. Et peu importe si l’ensemble de mon audience se résume à mes potes, mon amoureux et ma famille. Ecrire est thérapeutique, partager est salvateur et j’ai envie de transmettre mon évolution au quotidien de changement ; car c’est en se changeant soi-même que l’on peut changer le monde. J’ai envie de partager mes passions pour l’environnement, le zero waste, la naturopathie, la healthy food, le cinéma/la musique, mes inspirations (films, lectures,…) du moment ; mes petits trucs et astuces, mes recettes qui font que mes amis me disent toujours que je suis une “grand-mère”. Car je pense que mes passions, mon enthousiasme sont contagieux et que je peux, peut-être, vous inspirer à intégrer plus de curiosité et de créativité dans votre quotidien. Je pense qu’elle se trouve juste là, ma voix (voie).

Être heureuse

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La réflexion que j’ai développée au cours de ces quelques lignes m’amène à la conclusion suivante : le Graal de mon existence réside dans le fait d’être heureux, de construire une vie plus simple. D’avoir un travail en accord avec mes valeurs, de passer du temps avec les personnes qui m’importent réellement. En fait, j’essaye de devenir, petit à petit, une jardinière. Demain, jardinière d’un vrai potager en permaculture mais aujourd’hui, jardinière d’Homme, en cultivant (dans un premier temps) mon petit jardin intérieur.

La quête de sens est global, elle ne s’arrête pas au bien-être personnel. Les baobabs, avant de grandir, ça commence par être petit” disait Saint-Exupéry. Et bien j’ai planté ma graine de baobab il y a quelques mois et je cultive patiemment mon jardin pour attendre qu’il pousse.

To be continued

Finalement, peut-être que ces quelques rides d’expression qui se dessinent au coin de mes yeux sont un cadeau. Et peut-être que cette nouvelle décennie va m’apporter la sérénité que je recherche tant pour continuer mon chemin. Et parce que j’aime les citations, qu’elles m’inspirent et me donnent envie d’aller de l’avant, j’en partage une qui m’a beaucoup plu :

Être heureux, c’est apprendre à choisir. Non seulement les plaisirs appropriés, mais aussi sa voie, son métier, sa manière de vivre et d’aimer. Choisir ses loisirs, ses amis, les valeurs sur lesquelles fonder sa vie. Bien vivre, c’est apprendre à ne pas répondre à toutes les sollicitations, à hiérarchiser ses priorités. L’exercice de la raison permet une mise en cohérence de notre vie en fonction des valeurs ou des buts que nous poursuivons. Nous choisissons de satisfaire tel plaisir ou de renoncer à tel autre parce que nous donnons un sens à notre vie — et ce, aux deux acceptions du terme : nous lui donnons à la fois une direction et une signification”.

Voici une belle lettre d’intention qui commence aujourd’hui. Je m’appelle Fanny et j’aimerais vous transmettre les petites choses de la vie qui font vibrer mon quotidien.

En attendant, lots of love…

La Pachamama〈♥〉