POURQUOI JE PRIVILÉGIE LA « SLOW FASHION »

Petit flashback sur le contenu de ma garde-robe il y a une 10aine d’années de cela. Mon armoire était alors remplie d’habits et d’accessoires de mode en tout genre. 98% d’entre eux étaient des enseignes de la « fast fashion« .

La fast fashion, c’est quoi ?

Oui, le concept de “fast” (soit littéralement “rapide” en anglais) ne s’applique pas uniquement à l’alimentation avec les “fast food”. Il désigne également un système, basé sur des collections de vêtements à prix artificiellement bas (bonjour le t-shirt fabriqué au Bangladesh pour 5€). De design très tendances. Ces derniers deviennent rapidement passés de mode, avec des coupes et des matières qui ne tiennent la route qu’une poignée de lavage.

Finalement, des millions de tonnes de vêtements produits par cette industrie finissent à la décharge. Ils seront enfouis ou brûlés car ils n’auront pas trouvé d’acheteurs assez rapidement.

Tout est une question de consommation…

Bref, mon style se composait de robes à 25€ aux imprimés audacieux, de chaussures à talons hauts à 29€ et d’écharpes et bijoux variés. J’ajoutais régulièrement de nouvelles pièces à ma garde-robe, qui remplaçaient celles achetées quelques semaines plus tôt et portées seulement quelques fois.

GIF dressing room

Quelques semaines après, je faisais naturellement le ménage dans ma penderie et me donnais bonne conscience en donnant les habits que je ne portais pas/plus à Emmaüs.

Le zéro déchet n’est pas qu’une question de réduction du gaspillage alimentaire, de courses en vrac et de produits ménagers maison ! Il concerne également l’industrie de la mode et la consommation que l’on fait des produits issus de cette même industrie.

Les déchets que nous produisons

Notre consommation et notre penderie

La partie visible de l’iceberg est effectivement les vêtements que l’on achète, que l’on met (ou pas) et que l’on stocke dans notre placard.

Nous achetons en moyenne 20kg d’habits neufs par personne et par an. 90% des Français n’utilise pas 70% de leur garde-robe. En clair, nous ne mettons que 1/3 de ce qui compose notre penderie !

Alors oui, nous pouvons donner ce que l’on ne met plus. Mais il serait peut-être plus “malin” de se poser les bonnes questions en amont, lors de nos achats. Pour ça, j’ai la solution ! Vous pouvez utiliser la pyramide à 5 palliers ou encore la méthode “BISOU” :

B : Fanny,est-ce que tu as vraiment Besoin de cette 3ème robe noire ?

I : est-ce que cet achat doit être fait dans l’Immédiat ? Je peux peut-être attendre de trouver une alternative, de réfléchir si j’en ai vraiment besoin ?

S : est-ce que j’ai déjà quelque chose de semblable dans ma garde-robe ? Quelque chose avec le même usage ? Certainement, puisque j’ai déjà deux robes noires… L’une à manches courtes et l’autre à manches longues, mais quand même !

O : est-ce que je connais l’origine du vêtement ? est-ce qu’il respecte une éthique de production, de transport,… ?

U : finalement, est-ce que cette robe m’est vraiment utile ?

promotions, soldes

A titre informatif, la consommation de vêtements en France a doublé en 15 ans, quadruplé en 20 ans !  A côté de ça, 1/3 des vêtements produits ne sont jamais vendus (600 000 pièces en France). 1/3 des vêtements vendus ne le sont qu’après avoir été soldés.

Vu que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas, la méthodo du « BISOU » peut déjà permettre d’acheter moins. Moins d’achats, moins de déchets, plus d’économies, tout bénéf !

La phase amont : extraction, production, transport

La mode est l’une des industries les plus polluantes au monde (eau, pesticides, teinture, transport). Elle génère plus de gaz à effet de serre que les transports aériens et maritimes combinés !

Il est vrai que mes habits ne sont pas tous fabriqués localement. Qu’ils ne sont pas tous “Made In France” bien que ce soit désormais un critère très important dans mon processus d’achat. Toutefois, il est important d’avoir à l’esprit tous les kilomètres qu’ont parcourus nos précieux T-shirt et autres vêtements. Ce transport a un coût (économique, écologique, social) et il peut être bien entendu minimisé, optimisé. Quelques chiffres qui permettent de prendre de la hauteur :

  • Un jean peut faire plus de 1,5 fois le tour de la terre avant achat
  • Ce même jean qui pèse 800g a demandé en réalité 32kg de matières premières
  • La fabrication d’un simple T-shirt nécessite 3 000 litres d’eau

A nous, donc, de veiller à acheter ce dont nous avons besoin. De favoriser des entreprises textiles qui portent plus d’attention à minimiser (voire supprimer !) les déchets qu’elles déversent dans l’air et l’eau avoisinant l’usine. Ces mêmes entreprises qui décident de ne plus utiliser certains produits chimiques dans la fabrication de leurs vêtements.

Quand je remarque que j’ai acheté il y a 2 ans un jean dans un magasin de fast fashion et qu’il déteint toujours, je me dis que ces produits chimiques se retrouvent dans mon eau de lavage. Et aussi, qu’ils passent au travers de ma peau qui porte le même vêtement 8 heures d’affilée !

J’ai donc décidé d’arrêter les frais. D’acheter moins et mieux. Bien que cela me coûte à l’achat, effectivement un plus cher (quoi que). Je ne sais pas vous mais moi, ma santé passe par de bons aliments. Des produits sains à appliquer sur ma peau. Des habits qui n’empoissonnent ni mon corps ni celui de ceux qui les ont fabriqués. Ce qui m’amène à mon point suivant…

L’éthique

Je parle de déchets car, vous me connaissez, c’est bien l’angle que je donne à mes billets et à mes actions au quotidien. Le développement durable, c’est bien plus qu’un axe environnemental et économique. C’est également un engagement éthique. Je vous conseille vivement cet article très bien écrit par Coline sur son blog.

visuel, décomposition du prix d'un T-shirt

Sachez ceci. Pour un tee-shirt fabriqué au Bangladesh et vendu 29€, un ouvrier gagne 0,18 centimes. Son usine 1,15€, les sous-traitants 1,20€, le magasin lui ramasse 17€. 17€ c’est donc la marge du magasin/de la marque sur les 29€. Autrement dit ce qui atterrit directement dans sa poche.

Lorsque l’on sait aussi que le maillot de l’équipe de France de la dernière Coupe du Monde était fabriqué en Thaïlande pour un coût de revient est estimé à 3€ pour être vendu 140€ en France, ça fait réfléchir.

Quand on achète un tee-shirt à 30€ (ou une robe made in China à 150€, 100% acrylique), on apporte malgré nous un certain soutien à un système nécrosé, des sociétés qui manquent souvent d’humanité et qui n’ont que le profit et l’argent dans leur ligne de mire, quelles qu’en soit les conséquences

Extrait de l’article « le prix des choses » sur le blog « Et pourquoi pas Coline »

La mode en 3 chapitres

La thématique de la mode éthique, slow fashion,… est l’un des sujets qui me passionne le plus ces derniers mois. J’y accorde beaucoup d’attention, de recherches.

Il est vrai que je propose beaucoup moins de contenus sur ce blog. Pour autant, il me tient à coeur de continuer de vous en proposer et d’aller plus en profondeur de certains sujets.

C’est pour cela que j’ai décidé de partager avec vous 3 articles autour de cette thématique. Bon plus que deux maintenant. Pour vous donner des pistes qui m’ont inspirée ces derniers mois. Elles vous aideront, peut-être, à prendre du recul et à vous poser les bonnes questions !

A très bientôt donc, pour un second article d’inspirations et surtout, de tips hyper concrets pour vous y mettre, vous aussi, à un dressing plus éco-responsable !

La Pachamama ❤


LE JOUR OÙ J’AI DÉCIDÉ DE RALENTIR

Il est vrai que j’ai partagé avec vous il y a deux semaines mon intention de mettre fin aux résolutions de nouvelle année pour 2019. Cela ne m’empêche pas de vouloir malgré tout donner une direction à mes actions.

Je dirais donc plutôt que j’ai une intention cette année. Celle de ralentir. Big time !

Le mouvement « slow »

Cela fait déjà plusieurs années que je vois le mouvement “slow” être assaisonné à beaucoup de sauces différentes.

  • Il y a la “slow life”, le fait de mener une vie plus simple, basée sur l’essentiel et avec moins de pression.
  • Le “slow tourisme” ou “slow travel”, qui insiste sur le fait de flâner pendant son voyage et de faire des choix plus éco-responsables.
  • La “slow food”, en réintégrant les concepts de saisonnalité, de produits locaux. En choisissant ce qui nous semble bon et juste dans notre assiette
  • La “slow fashion”. A l’inverse de la fast-fashion qui commercialisent des nouvelles collections tous les mois, le slow intègre des principes d’éco-responsabilité, d’éthique
  • Sans oublier le slow management, slow business, slow city, slow éducation/parenting/school ou encore le slow sexe,…

BREF, je sens un engouement particulier pour ralentir, pas à pas et s’épanouir en prenant plus de temps. Pour soi et in fine, pour les autres.

Savoir ralentir

L’envie est bien là, c’est indéniable. Combien de fois ai-je entendu dans ma journée “j’aimerais prendre plus de temps pour faire X ou Y”, “j’aimerais avoir le temps de me poser”. La question pour moi est surtout de savoir comment je fais pour ralentir, en vrai.

Dans le dernier numéro 2018 du magazine “Open Mind”, je suis tombée sur l’article hyper intéressant d’une femme qui, pendant une journée, a tenté de faire une seule chose à la fois. Cet article m’a amené à me questionner sur mes gestes à moi. Bien que le cerveau ne puisse littéralement pas faire plusieurs choses à la fois, cela ne nous empêche pas (moi la première !) de multitasker sans cesse. Je me vois faire : je commence à ranger les habits dans ma chambre. Je me rends compte que j’ai oublié d’étendre la machine. J’ai oublié d’envoyer un mail. Je prends mon petit déjeuner tout en me maquillant,… C’est épuisant !

Il y a chez moi cette recherche d’efficacité, de gain de temps, parce que j’ai cette impression de ne pas en avoir assez, de temps.

La thématique globale de ce même numéro d’Open Mind fait référence à “l’éloge de la sérénité”. Tout un programme et justement dans la veine de ce que je voulais partager avec vous aujourd’hui ! Le fait de ralentir, lâcher prise, se débarrasser du superflu. Pour au final mener une vie plus simple avec moins de stress. C’est clairement l’angle que je veux donner à ma vie en 2019. Et aussi pour plus tard d’ailleurs !

En plus, il se trouve que nous sommes en hiver !

Et pour moi, les saisons jouent un rôle prépondérant dans le rythme que je donne à mon quotidien. J’hiberne en hiver, je me recentre sur moi-même. Je reste au calme chez moi le dimanche aprèm avec une tasse de thé, un plaid et de vieux épisodes de Friends.

(En vrai, je prends aussi le temps d’écrire cet article, sous mon plaid, une bougie allumée et une tisane à la main).

C’est OK de ne “rien faire”, de prendre le temps de flâner.

Notre perception du temps

Je reviens toujours à cette notion de temps. J’ai l’impression de me retrouver toujours dans un extrême : soit je décide de prendre mon temps, de flâner. Soit j’ai l’impression de courir après la montre et de ne pas en avoir assez.

Je remarque également que le concept même de “prendre son temps” n’est pas le même d’une personne à l’autre. Et que notre éducation joue un rôle fondamentale dans la façon dont nous gérons, appréhendons notre temps. Combien de fois ai-je entendu plus jeune “dépêche-toi”, “ne sois pas en retard”, “on n’a pas le temps de faire ça”. En grandissant, j’ai souvent eu l’impression que ma propre vitesse “d’exécution” était en décalage avec celle que l’on attendait de moi et celle des autres. J’allais soit trop vite, soit trop lentement.

Mesdames et Messieurs, je décide solennellement de prendre, dès que possible, le recul nécessaire pour prioriser mes tâches et réaliser celles qui sont importantes pour moi, dans l’instant.

Le slow et le zéro déchet

Vous me direz quel(s) lien(s) entre le fait de ralentir et le zero waste ? Et bien pour moi, le lien est évident. Une prise de recul nécessaire avant, pendant et après mes achats pour réduire mon empreinte écologique.

Je privilégie donc au maximum le zéro packaging, les courses en vrac.

J’adore passer du temps derrière les fourneaux pour me préparer de bons plats. J’en profite pour prendre soin de mes lombrics en leur donnant mes épluchures !

Mes produits ménagers sont désormais fait maison ! Bien que très honnêtement, cela soit d’une rapidité et facilité enfantine !

Ma routine beauté presque zéro déchet utilise désormais des produits que je prends le temps de sélectionner et mettre de côté. Comme par exemple mon marc de café pour mon gommage, l’argile que j’achète en vrac pour mon masque.

Depuis quelques semaines, je prends le pli de fouiner dans des friperies, des dépôts ventes pour trouver une robe seconde main qui me ferait plaisir. Bon, pour l’instant, je n’ai pas trouvé la perle rare mais j’ai largement de quoi faire chez moi en attendant !

Enfin, je prends le temps de me nourrir de plein d’inspirations différentes,sur le zéro déchet, la spiritualité, l’écologie de façon générale.

Ralentir et réduire

Le zero waste c’est aussi réduire au maximum ses émissions de gaz à effet de serre, donc réduire les distances qui nous séparent de notre nourriture. Donc privilégier des circuits courts, la production locale et de saison. Se faire donc à l’idée qu’il est impossible de consommer des tomates en plein hiver.

Dans cette même logique, ralentir veut également dire pour moi que je n’aurai pas tout, tout de suite. Aïe ! Je suis une TRÈS grande impatiente et je peux vous dire que celle-là, elle pique ! L’éveil des consciences, le changement d’habitude prennent du temps. Si l’on veut que ces changements s’opèrent dans la durée, sur du long terme, tout ne peut pas changer du jour au lendemain. Il y a un réel besoin de temps, d’écoute de soi, de ses besoins.

Certains disent qu’il est trop tard pour se contenter de petits pas. Qu’au vue de l’urgence écologique dans laquelle nous nous trouvons, nous ne pouvons plus nous contenter de petits actions. Je suis bien entendu d’accord avec ce constat.

Et je suis également convaincue que les changements d’habitude se font pas à pas, sans brusquer. Parce qu’il faut de la pédagogie, du temps à notre cerveau pour entendre des nouveaux messages, parfois très éloignés de nos habitudes quotidiennes.

C’est comme si l’on plantait une graine et qu’on lui disait : “vas-y, pousse plus vite !”. Et comme si l’on disait à des personnes “un peu à la traîne” en termes d’écologie : “demain, tu vas être zéro déchet, zéro émission de CO2”.

Crédit image : la talentueuse illustratice Victoria Dorche
–> allez visiter son Instagram

Tout ça pour dire que c’est OK de prendre mon temps. Que ma vitesse n’est pas la même que ma voisine. Que parfois, je ne vais pas réussir tout de suite. J’ai dû faire des recherches, expérimenter, échanger avec des personnes pour trouver ma recette idéale de produit lave vaisselle, de dentifrice maison par exemple.

Tout est lié, tout est circulaire. Mon envie d’atteindre un jour (ou pas !) le zero waste dans mon quotidien va naturellement de pair avec le fait de ralentir et de prendre le temps de me respecter et respecter mon environnement écologique, social en même temps.E

Quelques actions au quotidien

Une amie m’a partagé l’expérience qu’elle réalisait actuellement avec un avocatier. Vous avez bien lu. Un avocatier. J’ai également lu un article similaire sur le site de “Ça commence par moi”. L’idée est de récupérer un noyau d’avocat, de le piquer avec des cure-dents et de le laisser à moitié tremper dans un verre d’eau. Miracle ! Après quelques jours, des racines sortent. Il est ensuite nécessaire d’en prendre soin, de changer l’eau, d’en rajouter, d’apporter de la conscience dans ses gestes en prenant soin de ce miracle de la nature. Tout cela pour montrer, en fait, que les choses prennent du temps à grandir. Qu’il est nécessaire de prendre le temps pour prendre soin des choses qui sont importantes à nos yeux.

De mon côté, j’essaye au quotidien d’apporter plus d’attention à mes gestes du quotidien. Notamment pour éviter le multi-tasking auquel je faisais référence plus haut. Et pour me permettre de ralentir le pas :

  • J’adore marcher. Et j’ai le luxe, bien qu’habitant à Paris, de n’avoir pas besoin de prendre les transports en commun pour aller à mes lieux de travail. Et donc je marche ! J’ai toujours pris l’habitude d’avoir mes écouteurs dans les oreilles, à écouter différentes playlists ou encore plus récemment des podcasts. Et bien désormais, il m’arrive de plus en plus de ne rien écouter ! Juste d’être attentive à ce qui se passe sur mon chemin, autour de moi. Et ça a un impact sur la vitesse à laquelle je marche. Sur ma respiration. La marche devient limite méditative. Je prends davantage de temps et ça me permet de porter plus d’attention sur ce qui se passe autour de moi. Les bars sympas sur mon chemin, les gens que je croise, la luminosité,… Ca me permet, d’une certaine façon, d’être un peu plus zen
  • J’adore manger (d’où le “j’adore marcher” puisque j’ai besoin de me bouger ensuite !). Je me suis récemment rendue compte que je mangeais très rarement sans distraction. J’ai pris l’habitude, depuis toute petite, à faire quelque chose pendant que je mangeais. Petite, cela consistait à regarder la télé en mangeant. Plus grande, à regarder YouTube ou lire un magazine. J’essaye désormais d’être plus concentrée sur mon plat, de mettre de côté les distractions (téléphone, ordi, magazine, livre,…) et d’être plus attentive aux goûts, saveurs, à tout ce qui se passe dans mon assiette et dans ma bouche. Je prends plus de temps pour savourer et je m’octroie une vraie pause dans ma journée. Cela fait toute la différence

En réalité, je me rends bien compte que je suis souvent dans un état de “pilote automatique”. Que je réalise une succession de gestes, d’habitudes, sans m’en rendre vraiment compte. Et que du coup, je me retrouve parfois à être ce cochon d’inde dans une cage, qui court de plus en plus vite dans sa roue.

Love me tender

Un article dans le magazine Open Mind auquel je faisais référence tout à l’heure souligne toutefois un aspect qui me semble essentiel d’indiquer dans ces quelques lignes. Cette volonté de bien-être, de ralentissement peut parfois devenir elle-même une pression de trop bien faire, de perfection. A l’instar de personnes qui deviendraient obséder par le fait de manger 100% healthy à longueur de journée (phénomène appelé orthorexie). Comme d’habitude, y aller pas à pas, faire ce qui nous semble bon pour nous car ce qui l’est pour le voisin n’est pas forcément pareil dans notre propre quotidien.

Crédit image : Victoria Dorche, again !

J’ai établi différentes routines matin en fonction du temps disponible : l’une pour les jours de semaine, l’autre pour le weekend. Méditation, sport, petit déjeuner vitaminé, gratitude, écriture,… Un booster de positivité de bon matin. Et bien autant vous dire que j’apprends à être OK avec le fait de squeezer parfois cette routine. Parce que je suis fatiguée et que j’ai besoin de dormir une heure de plus ce matin et que j’aurais simplement le temps de faire 10 minutes de méditation. Plutôt que de me forcer à me lever, faire ma routine et d’être KO toute la journée.

Je n’arrive pas à ralentir tous les jours. Je me laisse parfois prendre dans l’engrenage des “deadlines” des documents que je dois rendre au travail, de la multitude de projets que je trouve tellement intéressants et sur lesquels j’ai envie de contribuer. En revanche, j’arrive à mieux le faire qu’avant. Cette prise de recul, ces petits moments de pause dans la journée. Ces 20 minutes de méditation que je fais désormais naturellement le matin, dans mon lit, avant de me lever. Je vais avoir des dérapages c’est une évidence. Toutefois, j’aimerais rectifier le tir plus tôt qu’avant. Et être plus douce avec moi-même : je ne suis pas parfaite et c’est OK.

2019, here I come !

Mon moto pour cette année : plus de simplicité, moins de consommation inutile, faire moins mais mieux.

Finalement, je me dis que 2019 sera l’année où j’arriverai à être enfin plus douce envers moi-même. Je ne suis pas une machine. Je viens de commencer un nouveau travail, de rencontrer de nouvelles personnes et cela demande de l’énergie. Et c’est donc OK d’être en train de trouver mon équilibre entre ce travail, mon temps libre, mon entourage, le temps pour moi et le temps que je consacre à la Pachamama.

Je vous avouerais que le fait d’avoir moins de temps à consacrer pour l’écriture de mes articles, les posts sur Instagram, les autres projets parallèle que j’ambitionne de développer avec la Pachamama m’angoisse un peu (beaucoup). Mais il serait tellement faux-cul de ma part de prêcher le “soyez doux avec vous-mêmes”, “gérez vos priorités”, “prenez le temps” si je ne l’appliquais pas à moi-même.

Donc oui, je vous partage moins d’articles sur le site, moins de posts sur Instagram. C’est un léger ralentissement dans ce que je souhaite vous proposer. J’ai réadapté mon planning éditorial 🙂 Mais ne vous inquiétez pas ! Je suis toujours là et j’ai encore plein de belles idées, de belles inspirations que je souhaite partager avec vous dans les prochains mois !

Si ça vous intéresse d’aller plus loin

Si cette thématique vous parle, voici quelques inspirations qui pourront certainement vous intéresser :

  • Le N°8 d’Open Mind Magazine sur l’éloge de la sérénité
  • Mon livre du moment, que je prends le temps de déguster et qui me permet de ralentir : “pour une écologie spirituelle” de Satish Kumar
  • Le délicieux documentaire “Tout s’accélère” de Gilles Vernet, que j’ai absolument ADORÉ !
  • Le documentaire “l’Urgence de ralentir” (que je n’ai pas encore vu mais qui est depuis plusieurs semaines dans ma bucket list de film à voir)

La Pachamama ❤

POURQUOI EST-CE LA FIN DES RÉSOLUTIONS

GIF Glee happy new year

Bonne année 2019 cher tous ! J’ai été absente ces 3 dernières semaines et pour cause : j’ai décidé de ralentir en cette fin d’année 2018 et de rassembler mon énergie pour être au top en 2019 ! Et mon intention en 2019 est de vous retrouver avec plaisir pour les 12 prochains mois.

L’année s’est terminée pour moi de la plus belle des façons : autour de bons plats (végétariens), de bons vins, d’amis rassemblés à la maison et de bonne musique. Que demander de plus ?

Le temps passe, passe, passe et beaucoup de choses ont changé

Ce 3 janvier me permet de me poser et de prendre du recul sur l’année qui vient de s’écouler. Mon Dieu, qu’elle a été riche en moments de bonheur, de doutes, de rires, de changements. Elle m’a également permis d’aller encore un peu plus loin dans mon envie de réduire mon empreinte environnementale. J’ai décidé de partager avec vous aujourd’hui ma rétrospective 2018.

Et pour 2019, je ne parle plus de résolutions. Parce que je n’arrive jamais à les tenir plus de 2 semaines. Je parle pour 2019 d’intentions et d’objectifs !

2018 : Découvrir, expérimenter

Cher 2018, tu m’as offert de belles découvertes et de magnifiques expérimentations ! Parmi lesquelles, les plus importantes :

une fille sur un balcon

De nouveaux produits en vrac

J’ai découvert de nouvelles boutiques zéro déchet et suis allée plus loin dans l’achat de mes produits en vrac. Oui, je le faisais déjà auparavant pour mon épicerie sèche. J’achète désormais mon fromage à la coupe (grâce à mes bee’s wrap), mes olives (grâce à mes pots en verre), mes essentiels de produits ménagers (bicarbonate, acide citrique) et de beauté (huile d’amande douce, pain de savon) également en vrac. La découverte du magasin Negozio Leggero a été un sacré plus !

Une routine beauté simplifiée

Exit les produits industriels pour me laver. Je fabrique désormais mon dentifrice maison. J’utilise une huile végétale unique (celle d’amande douce ou de jojoba en fonction de l’arrivage !) pour hydrater ma peau, me démaquiller et nourrir mes pointes de cheveux. Je fabrique également mon propre baume à lèvres, hyper efficace et zéro déchet !

J’utilise également moins de maquillage et privilégie des produits de qualité, bio et naturels de préférence ! J’ai pour l’instant laissé tomber la conception maison de maquillage depuis que j’ai essayé de faire mon propre mascara. Le résultat était tellement catastrophique que j’ai décidé de faire une petite pause à ce niveau-là !

Une réduction de ma consommation

J’ai réalisé cette année que ma production de déchets ne concernait pas seulement la partie visible du contenu de mes poubelles. Elle concernait également la face cachée de l’iceberg, les déchets cachés que l’on produit lorsque j’achète un produit. J’y faisais référence dans ce précédent article. Un Français produit en moyenne 12 tonnes de déchets par an, dont seulement 500kg sont visibles. Déchets produits lors de l’extraction des ressources, de la production des produits, du transport, du stockage,…

Une tablette numérique produit autant d’émissions de CO2 pendant sa fabrication que pendant l’utilisation même de la tablette pendant 77 ans !

Réduire mes achats signifie aussi pour moi mieux acheter. Privilégier la qualité à la quantité, ce qui peut revenir parfois plus cher à l’achat. Mais néanmoins bien moins cher sur du long terme.

J’ai donc significativement réduit mes achats d’habits par exemple. J’ai désormais une garde-robe qui me convient, exclusivement composée d’habits et de chaussures que je porte au quotidien.

J’ai également décidé de ne plus multiplier les souvenirs que j’achetais systématiquement lors de mes voyages. Je n’ai plus l’utilité et n’ai plus envie de donner de la place à X objets de décoration. Je préfère désormais me suffire à de supers souvenirs ou alors à ramener avec moi un coquillage ramassé lors d’une super journée passée entre copines (true story). C’est un petit changement d’habitude qui sur le long terme aura son importance.

Et une réduction globale de mes déchets

Bien entendu, j’aurais d’ailleurs dû débuter par ce point-ci ! 2018, tu m’as donné l’opportunité de réduire mes déchets.

kit nomade zéro déchet

Avec la création d’un “kit nomade zéro déchet” fait maison.

Je me déplace désormais avec mon sac à dos et mon essentiel zéro déchet : ma gourde en inox, un mug multi-tâches (pour mettre les restes de repas quand je mange au restaurant, mon café/thé à emporter), un tote-bag, deux sacs en tissu pour mes courses en vrac ou mon sandwich à emporter. Et bien entendu, mes couverts réutilisables en bambou ! Ces derniers ont été utilisés de TRÈS nombreuses fois et ont toujours suscité beaucoup de curiosité.

J’ai également réfléchi à la réutilisation d’appareils. Mon chéri a par exemple récupéré un lave-vaisselle pour éviter que l’on s’en achète un nouveau (je déteste profondément faire la vaisselle. Vu que j’adore cuisiner, c’est pour moi un indispensable dans ma cuisine !). Et la réparation d’objets cassés ? Je suis allée à la Recyclerie pour demander à César de réparer mon grille-pain. Il n’a malheureusement rien pu faire pour lui (paix à son âme) mais j’ai essayé ! J’ai donc récupéré un ancien grille-pain inutilisé chez mes parents.

De magnifiques lectures et découvertes

… dont je vous ai déjà parlé, pour certaines plusieurs fois. Des découvertes qui m’ont permis de m’ouvrir encore davantage et de faire des expérimentations dans mon quotidien :

une fille qui lit

Pour tout ça, cher 2018, je te dis MERCI !

C’est la fin des résolutions ! J’enchaîne sur mes intentions de 2019 !

2019 : Simplifier, réduire

Et bien cher 2019, te voilà ! Je t’ai attendu ! J’espère que tu m’apporteras un peu plus de douceur et de sérénité que 2018. Dans tous les cas, je suis persuadée que tu me réserves de belles surprises et une montagne d’apprentissages !

J’aimerais d’ailleurs que tu me fasses avancer sur les points suivants :

Réduire encore davantage mes déchets

Ouf, mes lombrics arrivent ENFIN la semaine prochaine ! Depuis le temps que je les attendais ! Je vais enfin pouvoir donner à manger au lombricomposteur qui commençait à prendre la poussière dans ma cuisine !

Déjà une bonne chose de faite quand on sait que près d’⅓ de notre poubelle est organique.

J’aimerais également explorer de nouvelles options pour le vrac, notamment pour le vin et pour les huiles. Vous avez des suggestions d’endroits sur Paris où il serait possible d’acheter ces produits en vrac ?

Enfin, je n’ai pour l’instant pas trouvé d’alternative naturelle/zéro déchet qui fonctionne pour remplacer mon shampoing, ayant du psoriasis sur le cuir chevelu. J’espère 2019, que tu me trouveras une solution appropriée !

Petite parenthèse qui sera d’ailleurs peut-être utile pour certains d’entre vous : ne pas essayer de vous faire un masque capillaire à base de curcuma pour calmer les inflammations sous peine de teindre en jaune vif votre évier, douche et également vos cheveux ! Je l’ai appris à mes frais il y a quelques semaines… 😦

Passer la seconde !

Avec mes découvertes des livres de Marie Cochard, je me découvre une envie folle de développer ma créativité derrière les fourneaux. En plus de devenir plus autonome au niveau de la nourriture et de moins consommer, faire mes conserves, mes bouillons maison, mes confitures,… me permettrait de réduire le gaspillage alimentaire ! Et d’augmenter ma satisfaction personnelle en réalisant mes propres produits. Bonjour kéfir maison, chips à base d’épluchures de pomme,…

Epurer

Mon attention cette année se focalisera en grande partie sur minimiser, épurer encore davantage mes possessions. Concentrer mes achats et ma consommation sur des choses qui me sont vraiment utiles, que j’utilise chaque jour et qui me rendent heureuse.

A toutes fins utiles, ce magnifique diagramme réalisé par Vincent Verzat me permettra de réfléchir avant de réaliser un achat inutile.

GIF slow the fuck down

Ralentir

Prendre le temps de faire les choses, de profiter, de faire plus avec moins, de gagner en simplicité. C’est mon moto de cette année.

Le fait de ralentir vient également donner du sens à l’impact que je veux avoir grâce à mon travail et dans mon entourage. Aussi, j’ai envie de partager mon temps et mes connaissances au service de choses positives.

une fille, bénévolat, benenova

Par exemple en faisant régulièrement des actions ponctuelles de bénévolat avec la plateforme Benenova. Pas d’engagement, des missions très courtes, cela m’a notamment permis de dédier 3 heures d’une matinée à l’association La Sauge pour travailler dans leur jardin d’agriculture urbaine près de Bobigny.

Je suis ressortie sereine, fatiguée (une bonne fatigue !) et contente d’avoir rencontrée de très chouettes personnes !

Je vois 2019 comme une année de partage et c’est pour cela que mon chéri et moi allons notamment organiser notre première “Tea Positive Party”. On rassemblera nos amis, connaissances autour de supers thés, cafés et gâteaux homemade pour échanger ensemble sur ce qui nous anime, nos inspirations, les outils que l’on connaît pour réduire notre empreinte écologique et augmenter notre impact sociétal ! Un beau programme et j’espère que ce petit rassemblement fera des petits !

2019, j’ai hâte ! Je retrousse mes manches et c’est parti ! C’est la fin des résolutions ! Je suis prête pour du positif, du concret et de la mise en action!

Et vous, quelles sont vos intentions pour l’année à venir ? Qu’avez-vous envie de changer dans votre quotidien ?

La Pachamama ❤